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Hot Wheels Infinite Rush (Nintendo Switch 2) – Le test

fire_akuma par fire_akuma
20 septembre 2026
dans Tests Nintendo Switch 2
Temps de lecture: 10 mins
0
Hot Wheels Infinite Rush
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Hot Wheels… ces petites voitures en métal, ces circuits oranges emblématiques, ces boucles vertigineuses qu’on assemblait dans le salon avec plus ou moins de succès… Milestone, studio italien bien connu des amateurs de jeux de course, a su capitaliser sur cet héritage avec les deux épisodes Hot Wheels Unleashed, qui avaient réussi l’exploit de marier accessibilité, vitesse et fidélité à l’esprit de la marque. Avec Hot Wheels Infinite Rush, le développeur milanais change pourtant son fusil d’épaule et abandonne la structure linéaire de circuits pour se lancer dans l’aventure du monde ouvert. Une prise de risque assumée, qui pouvait soit transcender la formule, soit en diluer l’essence. Verdict après de nombreuses heures passées manette en main sur la nouvelle console de Nintendo.

Un développeur en terrain connu… mais pas tant que ça

Hot Wheels Infinite Rush

Milestone n’est pas un inconnu dans le paysage vidéoludique, loin de là. Fondé en 1996 à Milan, ce studio s’est taillé une solide réputation dans le domaine des jeux de course, avec une spécialisation marquée pour les simulations de motos officielles comme MotoGP ou RIDE. On lui doit aussi des incursions dans le rallye avec les jeux WRC, ainsi que des productions plus arcade comme Gravel ou, plus récemment, Screamer. Avec la série Hot Wheels Unleashed, Milestone a démontré sa capacité à sortir de sa zone de confort simulation pour livrer des expériences nerveuses et accessibles, tout en conservant une rigueur technique appréciable.

Hot Wheels Infinite Rush représente toutefois un défi d’une autre nature. C’est la première fois que le studio s’attaque à un véritable monde ouvert pour une de ses productions. Un saut conceptuel qui, on le verra, n’est pas sans conséquences sur la structure même du jeu et sur ce qui faisait le sel des épisodes précédents.

Infinite Rush repose sur un principe simple : on est lâché dans un univers entièrement jouable, composé de quatre îles thématiques, chacune représentant un gigantesque terrain de jeu miniature. L’objectif est double : progresser dans les différents événements proposés pour débloquer les zones suivantes, tout en constituant une collection de plus de 150 véhicules Hot Wheels, mélange de créations originales de la marque et de voitures sous licence réelle.

Une base solide, des contours émoussés

La bonne nouvelle, c’est que Milestone a eu la sagesse de conserver le système de conduite qui faisait la force des deux premiers jeux. On retrouve donc une prise en main immédiate, une sensation de vitesse bien restituée, et surtout cette physique si particulière des petites voitures en métal et en plastique, avec leur légèreté caractéristique et leurs rebonds imprévisibles lorsqu’on frôle un obstacle. C’est à la fois charmant et (parfois) frustrant, car un simple contact mal calculé peut envoyer le véhicule valdinguer de manière totalement irrécupérable.

La grande nouveauté, c’est évidemment la liberté d’exploration. Finis les circuits fermés au tracé imposé : on peut maintenant circuler librement dans des environnements urbains, côtiers, désertiques et inspirés de l’Asie, en enchaînant les activités comme bon nous semble. Cette liberté est grisante dans les premières heures, mais elle a un coût. La conception des tracés s’en ressent fortement. Les circuits intégrés au monde ouvert sont globalement plus simples, moins vertigineux, moins inventifs que ceux des épisodes précédents. Les boucles de Hot Wheels, sont devenues rarissimes – on en compte à peine quelques-unes sur l’ensemble du jeu. C’est un paradoxe frustrant : en voulant libérer le joueur, Milestone a perdu une partie de ce qui rendait ses circuits mémorables.

Les types d’événements sont toutefois variés : courses classiques, épreuves d’élimination, contre-la-montre, défis de drift, courses de checkpoints, missions de destruction d’objets dans un temps imparti, livraisons de véhicules à ne pas endommager… Il y a de quoi faire, d’autant que des activités annexes viennent compléter le tableau : chasse aux engrenages (300 par île), collecte d’autocollants à photographier, logos flottants à attraper en l’air, ou encore les courses contre les Daredevils, ces adversaires qui rôdent sur la carte et dont la victoire permet de gagner leur voiture.

Les véhicules sont divisés en quatre classes bien distinctes : Polyvalent, Drifter, Vitesse et Titan. Chacune possède ses propres caractéristiques de maniement, mais aussi une gestion spécifique de la jauge de boost. Les Speeders la remplissent en roulant vite, les Titans en encaissant les contacts, les Drifters en glissant dans les virages. Ce système fonctionne bien et encourage à varier les plaisirs selon les épreuves. On peut d’ailleurs changer de classe à la volée en maintenant le pouce sur la croix directionnelle, ce qui s’avère très pratique.

Accessible mais perfectible

Hot Wheels Infinite Rush

Le modelé physique des précédents jeux est conservé, avec ses qualités et ses défauts. Le drift, élément central du gameplay, est toujours aussi intuitif à déclencher mais manque cruellement de finesse dans les ajustements. On ne peut pas moduler finement sa trajectoire une fois la glisse engagée, ce qui conduit à des sorties de route évitables, surtout dans les épreuves de précision comme les défis de checkpoints. Pour un jeu qui mise autant sur la vitesse et l’accessibilité, c’est un point qui aurait mérité davantage de travail.

On note toutefois un effort en matière d’options d’assistance. Les joueurs les plus jeunes ou les moins aguerris peuvent activer des aides au freinage et à la direction, et même ajuster la vitesse globale du jeu en mode hors-ligne. C’est une attention bienvenue pour un titre qui vise clairement un public familial.

Il faut rendre à César ce qui appartient à César : la modélisation sonore des moteurs est remarquable. Les petits V8 synthétiques grondent, pétaradent et rugissent avec une conviction étonnante pour des voitures qui sont censées être des jouets. On sent que Milestone a mis à profit son expérience dans la simulation pour donner du corps à ces sons mécaniques.

La bande-son musicale, en revanche, est nettement plus anecdotique. On a droit à une poignée de morceaux pop-rock légers et plutôt interchangeables, qui tournent en boucle avec une insistance qui finit par lasser. L’absence de stations de radio ou de playlists plus étoffées se fait cruellement sentir, surtout lorsqu’on passe de longues minutes en exploration libre. Le contraste est saisissant entre des bruitages soignés et une musique qui semble n’être là que pour combler le silence.

Le charme opère

Sur Switch 2, Hot Wheels Infinite Rush est un jeu globalement réussi visuellement. Les quatre îles sont colorées, détaillées et regorgent de petits clins d’œil amusants – un gorille géant qui grimpe sur un immeuble à Wheelswood, un scorpion mécanique dans les canyons de Gearville, un dragon serpentin au cœur de Drifty Temples. L’échelle des environnements par rapport aux voitures est bien pensée, ce qui renforce l’immersion dans ce monde de jouets. Tout semble être en plastique, des arbres aux lampadaires, et c’est exactement ce qu’on attendait.

Les modèles de voitures sont le point fort incontestable : on distingue nettement les différences de matériaux, les reflets sur la peinture métallisée, les finitions des jantes. C’est un vrai plaisir de faire tourner les véhicules dans le garage ou de les admirer en mode photo. La version Switch 2 plafonne certes à 30 images par seconde, mais la fluidité est stable et l’ensemble reste parfaitement lisible, même à haute vitesse. On notera simplement quelques textures parfois inégales et des temps de chargement qui ont tendance à s’éterniser, notamment lors des changements d’île ou du lancement des courses.

Terminer l’essentiel du contenu principal prendra une quinzaine d’heures, à condition de ne pas trop s’attarder sur les activités annexes. Mais les complétistes auront de quoi faire : collecter les 300 engrenages de chaque île, débusquer tous les autocollants, battre tous les Daredevils, débloquer la totalité des 150 véhicules, compléter les défis de drift et de vitesse disséminés un peu partout… On peut facilement doubler, voire tripler la durée de vie initiale.

Le jeu propose aussi un éditeur de circuits, qui permet de créer ses propres tracés avec une interface relativement intuitive. On peut y ajouter des obstacles, des loopings, des virages relevés, puis partager ses créations en ligne. C’est un ajout appréciable, même s’il ne compense pas la perte de l’éditeur de circuits des épisodes Unleashed, plus complet et mieux intégré.

Le multijoueur est présent sous plusieurs formes : en ligne jusqu’à 12 joueurs, en local en écran partagé jusqu’à 4. On n’a pas pu tester les modes en ligne en conditions réelles avant le lancement, mais le split-screen fonctionne correctement, à défaut d’être vraiment excitant.

Conclusion

6.4 /10

Hot Wheels Infinite Rush est un jeu qui pourra diviser. D'un côté, il propose une expérience de conduite arcade toujours aussi agréable, un univers visuel cohérent et attachant, et une quantité de contenu appréciable. De l'autre, il souffre de son passage au monde ouvert : des circuits moins mémorables, des boucles quasi absentes, un manque de narration qui pèse sur la motivation à long terme, et des temps de chargement qui rappellent qu'on est loin des standards techniques actuels.Pour les fans de la première heure, ce nouvel opus pourra paraître en retrait par rapport aux deux Unleashed, qui offraient une expérience plus dense et plus spectaculaire. Pour les plus jeunes ou les joueurs occasionnels, Infinite Rush constitue en revanche une porte d'entrée idéale dans l'univers Hot Wheels : accessible, coloré, jamais punitif. C'est un jeu qu'on apprécie par petites sessions, en se laissant porter par la vitesse et la destruction bon enfant des décors. Mais il manque ce petit supplément d'âme qui aurait pu en faire un grand jeu.On aurait aimé que Milestone pousse le concept plus loin, qu'il assume davantage le côté "jouet" en nous laissant explorer des environnements domestiques grandeur nature, par exemple. Au lieu de ça, Infinite Rush se contente d'être un jeu de course en monde ouvert compétent mais pas transcendé. Ce n'est pas un raté, mais ce n'est pas non plus la révolution qu'on pouvait espérer.

LES PLUS

  • Prise en main immédiate, héritée des excellents Hot Wheels Unleashed
  • Sensation de vitesse grisante et physique "jouet" charmante (malgré ses aléas)
  • Quatre îles thématiques colorées et distinctes, avec des environnements soignés
  • Modélisation des voitures remarquable
  • Grande variété d'activités
  • Sons des moteurs très réussis
  • Options d'assistance et d'accessibilité nombreuses
  • Durée de vie généreuse

LES MOINS

  • Conception des pistes nettement moins inspirée qu'avant
  • Physique parfois frustrante
  • Drift manquant de précision, difficile à ajuster finement
  • Temps de chargement longs, notamment entre les îles et au lancement des courses
  • Pas de voyage rapide
  • Musique répétitive et peu variée
  • Monde ouvert au final assez compact

Détail de la note

  • Accessibilité 0
  • Durée de vie 0
  • Bande-son 0
  • Gameplay 0
  • Contrôles 0
  • Performance 0
  • Graphismes 0

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6.4
Hot Wheels Infinite Rush
Date de sortie : 07/09/2026
Amazon eShop

Note finale

6.4
  • Accessibilité 0
  • Durée de vie 0
  • Bande-son 0
  • Gameplay 0
  • Contrôles 0
  • Performance 0
  • Graphismes 0

LES PLUS

  • Prise en main immédiate, héritée des excellents Hot Wheels Unleashed
  • Sensation de vitesse grisante et physique "jouet" charmante (malgré ses aléas)
  • Quatre îles thématiques colorées et distinctes, avec des environnements soignés
  • Modélisation des voitures remarquable
  • Grande variété d'activités
  • Sons des moteurs très réussis
  • Options d'assistance et d'accessibilité nombreuses
  • Durée de vie généreuse

LES MOINS

  • Conception des pistes nettement moins inspirée qu'avant
  • Physique parfois frustrante
  • Drift manquant de précision, difficile à ajuster finement
  • Temps de chargement longs, notamment entre les îles et au lancement des courses
  • Pas de voyage rapide
  • Musique répétitive et peu variée
  • Monde ouvert au final assez compact

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