Après une heure passée à explorer les méandres de ce jeu d’aventure, une évidence s’impose : ce titre inspiré par l’animation japonaise vient sérieusement bousculer le paysage du jeu coopératif.
On a eu l’occasion de mettre la main sur Orbitals, la prochaine pépite signée Shapefarm et éditée par Kepler Interactive, et force est de constater que le jeu tient toutes ses promesses. Dévoilé lors des Game Awards, ce platformer d’aventure en coopération exclusive ne se contente pas d’arborer un style visuel digne des plus belles productions nippones des années 90 – il en capture aussi l’essence, cette sensation d’émerveillement enfantin qu’on éprouvait devant son téléviseur à l’époque.
Une collaboration qui fait la différence
La patte artistique du jeu doit beaucoup à la collaboration avec Studio Massket, le studio d’animation japonais derrière certaines séquences d’Attack on Titan. Ces derniers ont façonné l’intégralité des cinématiques, et le résultat est saisissant. On a véritablement l’impression de contrôler un anime. Mais Orbitals ne s’arrête pas à l’esthétique : il embrasse pleinement la narration shonen 90′, avec ses rebondissements, son humour et ses moments d’émotion.
L’histoire nous plonge quinze ans après qu’une tempête mystérieuse a isolé la colonie de nos protagonistes. Les inséparables Maki et Omura, amis d’enfance, s’aventurent dans l’espace pour sauver les leurs. Une séquence d’ouverture marquante nous montre les deux héros, encore enfants, précipités dans une étrange machine à télécharger la conscience – un dispositif narratif qui explique leur capacité à se reformer après avoir subi des dégâts mortels. Mais à quel prix ?
Des personnages attachants
Ce qui frappe immédiatement, c’est la personnalité distincte des deux protagonistes. Maki, doublée par Amandine Barbier, déborde d’une énergie parfois maladroite – on la voit attraper le chat du vaisseau avec une fougue que la pauvre bête n’apprécie guère. Omura, interprété par Victor Niverd, adopte une approche bien plus posée. Ces détails, apparemment anodins, en disent long sur leurs tempéraments complémentaires.
Et quelle joie de découvrir que le jeu est intégralement doublé en français ! Aux côtés de nos deux héros, on retrouve une distribution de choix : Pascal Gimenez prête sa voix à Togen, Brigitte Lecordier incarne Kinakoko, tandis que Jean-Christophe Acquaviva donne vie à Jaga. Un casting qui promet une immersion totale. (Malheureusement, notre vidéo preview ne propose pas les voix FR.)
Une coopération repensée pour des moments de pure complicité
Là où Orbitals se distingue véritablement, c’est dans sa conception asymétrique du gameplay collaboratif. Contrairement à It Takes Two où l’on peut parfois regretter l’équipement attribué à son partenaire, ici Maki et Omura peuvent échanger leurs outils à tout moment – une flexibilité qui change la donne. Notre session nous a permis de manipuler un grappin, une lance à plasma ou encore un pistolet à eau, chacun de ces équipements trouvant son utilité dans des énigmes spécifiques. La préparation du décollage nous a confrontés à des mini-jeux ingénieux.
Avec sa compatibilité GameShare et ses modes local et en ligne, Orbitals promet d’être cette expérience où chaque partie devient une aventure humaine, faite de communication, d’entraide et de ces moments imprévus dont on se souvient longtemps.
Premières impressions
Alors que notre session de prise en main s’achevait, une certitude s’était imposée : Orbitals n’est pas un simple jeu vidéo qui ressemble à un anime. C’est véritablement un anime que l’on joue, que l’on vit, que l’on partage. Et c’est peut-être là sa plus belle réussite.
Shapefarm a su puiser dans son expérience passée sur les licences Naruto et Samurai Jack pour donner naissance à une propriété intellectuelle originale qui porte en elle l’héritage des grandes séries shonen des années 90. On retrouve cette capacité à mêler l’humour léger à des enjeux dramatiques, cette tendresse pour des personnages attachants, cette esthétique si particulière qui nous replonge vingt ans en arrière. Mais le studio va plus loin : il capture ce sentiment d’émerveillement enfantin, cette impression de découvrir un monde vaste et mystérieux aux côtés d’amis inséparables.
La dimension coopérative, héritière des grandes réussites du genre tout en s’en affranchissant par ses mécaniques asymétriques et sa flexibilité, promet des heures de complicité et de fous rires. Alors, prêts à embarquer pour ce voyage intergalactique ? On a déjà réservé notre place à bord. Et franchement, on a hâte d’y retourner.










