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Blue Reflection Quartet (Nintendo Switch 2) – Le test

Kurosekai par Kurosekai
13 septembre 2026
dans Tests Nintendo Switch 2
Temps de lecture: 11 mins
0
Blue Reflection Quartet
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Lancée en 2017 avec BLUE REFLECTION, la nouvelle licence de Gust ambitionnait de proposer une alternative à la série Atelier en misant sur un univers plus contemporain avec des magical girls où les émotions et les relations humaines occupent une place centrale. Si ce premier essai séduisait par son identité artistique, il souffrait d’un budget limité et d’un gameplay perfectible. La franchise poursuit pourtant son développement à travers l’anime BLUE REFLECTION: Ray en 2021, une suite sur console avec BLUE REFLECTION: Second Light la même année, puis le jeu mobile BLUE REFLECTION: Sun en 2023. Neuf ans après les débuts de la licence, BLUE REFLECTION Quartet réunit ces quatre œuvres au sein d’une même compilation plus ou moins remise au goût du jour et que nous avons pu parcourir sur Nintendo Switch 2.

Blue Reflection nous invite pour son ultime représentation

Blue Reflection Quartet

Commençons par féliciter la générosité de Gust et Koei Tecmo pour nous proposer une compilation de quatre œuvres à un tarif de 50 euros, ce qui est bien plus que convenable en vue du contenu proposé et des normes de tarification du jeu vidéo actuel. Une générosité qui a tout de même ses limites, notamment pour le public français, puisque la traduction française n’existe toujours pas et qu’il faudra donc faire avec la langue anglaise. Bien qu’il ne faille pas nécessairement être bilingue pour apprécier les jeux, le gros contenu narratif incite tout de même à avoir un niveau convenable pour saisir le propos du jeu, ce qui n’est pas très attrayant pour le public francophone condamné à faire avec la traduction anglaise. Mettons cela sur le compte d’une probable envie du studio de limiter le retravail et le budget alloué à BLUE REFLECTION Quartet, ce qui n’en reste pas moins dommage puisque nous étions à un petit échelon de pleinement féliciter la proposition.

Après cette première remarque, rentrons un peu plus en détail sur chacune des œuvres proposées. Tout d’abord, en lançant une nouvelle partie, BLUE REFLECTION Quartet nous laisse entrevoir dans quel ordre jouer les quatre opus proposés, bien que nous soyons libres de faire comme nous le désirons. L’ordre recommandé est donc BLUE REFLECTION, BLUE REFLECTION: Ray, BLUE REFLECTION: Sun et BLUE REFLECTION: Second Light. Le premier BLUE REFLECTION nous fait vivre une histoire de reconstruction de soi et d’acceptation de soi après un échec. Cela se fait à travers son héroïne Hinako Shirai, prodige de ballet dont les perspectives d’avenir s’envolent après un accident du genou. Nous vivons son quotidien au lycée Hoshinomiya, notamment lors de l’éveil de ses pouvoirs de Reflector lui permettant de rentrer dans les émotions des gens et d’aider les personnes en proie à diverses souffrances. Une expérience très inspirée des Persona d’Atlus à la sauce magical girl par Gust avec une progression entre vie scolaire et exploration de mondes provenant des émotions humaines et affrontement de créatures représentant les diverses émotions négatives des gens.

BLUE REFLECTION: Ray à la base est une série en animation de 24 épisodes. Toutefois, l’anime n’est pas proposé tel quel dans BLUE REFLECTION Quartet : BLUE REFLECTION: Ray bénéficie d’une refonte sous le moteur 3D de la série avec interface de jeu et propose une réécriture du scénario de l’anime pour mieux s’adapter à un format jeu vidéo tout en nous ajoutant un prologue et un épilogue inédits afin de lier bien plus efficacement les jeux entre eux. Nous vivons le récit de Hiori Hirahara et Ruka Hanari, deux nouvelles Reflectors, tout en mettant en avant l’existence d’autres groupes de Reflectors. L’histoire s’articule autour des pouvoirs des Reflectors, de leur lien avec les émotions humaines et de leurs conséquences. Une expérience bien plus proche du récit interactif, mais nous allons revenir en détail sur le gameplay des titres.

BLUE REFLECTION: Sun est issu d’une expérience smartphone dont l’histoire se déroule pendant et après le premier BLUE REFLECTION. Nous vivons le quotidien de tout un groupe de Reflectors dans leur lutte contre le phénomène Ash perturbant les émotions humaines et tout en cherchant l’origine de celui-ci. Le pouvoir des Reflectors dépendant grandement des émotions humaines, le phénomène Ash a ainsi une incidence sur leur pouvoir mais aussi sur la société en général. Nous avons une expansion de l’univers de BLUE REFLECTION et les conséquences des actions de nos Reflectors. BLUE REFLECTION: Second Light, est une suite où nous incarnons Ao Hoshizaki, réveillée dans un lycée qui semble être en plein milieu d’une mer infinie avec trois autres camarades ayant toutes perdu la mémoire pour une raison inconnue. Une suite plus proche de la lignée du premier jeu dans son côté intimiste tout en gardant les éléments d’expansion de lore des autres œuvres, enrichissant celui-ci et développant aussi l’histoire des différentes héroïnes provenant aussi des autres jeux.

BLUE REFLECTION Quartet réunit ainsi ses quatre histoires en une seule cartouche, adaptant ainsi au possible l’expérience à nos standards actuels. Nous avons notamment des options de confort et la gestion de la difficulté du jeu (bien que les jeux soient relativement simples). En termes de confort, nous avons par exemple la possibilité de modifier le rythme des combats, la sauvegarde automatique ou encore une avance rapide des scènes dans le premier jeu. Il est mentionné que la vitesse de déplacement a été accélérée dans le premier jeu, mais pour être honnêtes avec vous, nous aurions même apprécié que ce soit encore bien plus accéléré vu la lenteur du jeu encore à ce niveau. BLUE REFLECTION: Ray nous propose une série anime ou du moins ce qui semble être la partie finale de celle-ci sous le moteur du jeu. Il s’agit juste de faire défiler les scènes tel un visual novel avec un prologue et un épilogue inédits pour lier le tout aux autres œuvres.

Toutefois, malgré les bonnes intentions, nous comprenons que certains fans puissent penser que l’exécution globale est assez maladroite puisque le tout s’inscrit finalement assez mal dans la continuité. Il aurait même été préférable de proposer simplement la vingtaine d’épisodes à regarder. BLUE REFLECTION: Sun, l’expérience gacha, a été totalement retravaillée pour devenir un genre de BLUE REFLECTION: Second Light bis avec le même système de combat et une formule où nous acceptons une mission et partons l’accomplir. BLUE REFLECTION: Second Light est l’opus qui était le plus équilibré et complet de la série à sa sortie ; il bénéficie ainsi d’un traitement moins important si ce n’est l’ajout de personnages jouables provenant des autres jeux. Bien que Second Light proposât plus de liberté d’exploration, les jeux sont globalement linéaires à parcourir avec une estimation d’une trentaine d’heures de jeu par œuvre proposant du gameplay ; donc, en excluant BLUE REFLECTION: Ray, il va sans dire que le contenu est très dense et vaut définitivement le coup.

Parlons de l’évolution entre les opus, notamment la partie exploration et le système de combat. BLUE REFLECTION se présente véritablement comme une première tentative d’expérience nouvelle pour le studio Gust. La progression est très linéaire et les environnements à explorer se répètent dans leur décors ; ils sont relativement petits et heureusement vu la vitesse de course de notre héroïne. Le système de combat au tour par tour suit une logique d’historique des tours où nous choisissons nos commandes à effectuer en fonction des faiblesses ennemies et en tentant de repousser les tours ennemis pour enchaîner les actions de nos personnages. BLUE REFLECTION: Second Light perfectionne cela avec des environnements bien plus travaillés ainsi que des combats plus dynamiques en reprenant la base de BLUE REFLECTION pour faire un genre de semi-temps réel ; imaginons cela comme un passage du tour par tour à un système ATB.

BLUE REFLECTION Quartet nous permet ainsi de mieux apprécier cette évolution en nous proposant toutes les œuvres en un jeu. Une évolution du système mais aussi de l’aspect global du jeu, notamment les environnements bien plus cloisonnés et répétitifs du premier opus vers des environnements bien plus inspirés et travaillés dans Second Light. En jouant aux différentes œuvres, nous complétons aussi progressivement une base de données permettant ainsi de mieux ordonner notre compréhension de l’univers BLUE REFLECTION. Le tout sur une résolution et framerate plus adaptés aux standards d’aujourd’hui et aussi à la Nintendo Switch 2 en mode TV ou portable. Alors, il ne faut pas s’attendre à un résultat de remake : les animations des héroïnes en dehors des combats et les scènes sont très statiques, puis certaines textures ont un aspect daté, mais le tout est globalement devenu plus propre pour nos yeux de 2026. La bande sonore n’a rien perdu de sa superbe, oscillant entre calme des phases paisibles et des sonorités électroniques ou de piano frénétique qui restent en tête lors des affrontements importants. Le doublage japonais peut en revanche agacer les éventuels allergiques aux gémissements de jeunes Japonaises très très nombreuses ici.

Conclusion

7.8 /10

BLUE REFLECTION Quartet réunit les quatre œuvres BLUE REFLECTION au sein d'une même compilation enrichie de nombreuses améliorations, avec l'ambition de proposer l'expérience définitive de la saga aussi bien aux nouveaux venus qu'aux fans de longue date. Une proposition qu’on ne refuse pas tant la démarche est rare dans notre jeu vidéo moderne, notamment sur la tarification effectuée qui est bien plus que généreuse. Certes, BLUE REFLECTION Quartet ne propose pas nécessairement un retravail complet de chaque jeu, mais il adapte suffisamment chacune des œuvres pour les rendre bien plus accessibles à notre époque. Pour le public francophone, le point le plus contestable et frustrant tant la proposition est généreuse et dense, c’est l’absence de traduction française. Un point qui entache le reflet de ce quatuor ; dommage, nous n'étions pas si loin d’une composition sans mauvaise note.

LES PLUS

  • Toute la saga BLUE REFLECTION en un
  • Propre et adapté aux écrans actuels
  • Suivre l'évolution du gameplay de la série
  • L'opus gacha réadapté
  • La base de données à compléter pour tout comprendre
  • Quatre jeux donc une durée de vie et un contenu gigantesques
  • Récit feel-good et sans grosse prise de tête, un peu émouvant
  • Une bande sonore de bonne facture
  • Les options de confort et la modernisation
  • Tarification généreuse

LES MOINS

  • La réalisation assez vide et l'animation des personnages très datée
  • BLUE REFLECTION: Ray aurait dû rester en animation
  • Ça aurait pu proposer encore plus d'options de confort
  • Quelques musiques très anecdotiques
  • Récit et ambiance très niais
  • EN ANGLAIS

Détail de la note

  • Graphismes 0
  • Gameplay 0
  • Bande-son 0
  • Durée de vie 0
  • Histoire 0
  • Contenu / Prix 0

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7.8
Blue Reflection Quartet
Date de sortie : 30/06/2026

Note finale

7.8
  • Graphismes 0
  • Gameplay 0
  • Bande-son 0
  • Durée de vie 0
  • Histoire 0
  • Contenu / Prix 0

LES PLUS

  • Toute la saga BLUE REFLECTION en un
  • Propre et adapté aux écrans actuels
  • Suivre l'évolution du gameplay de la série
  • L'opus gacha réadapté
  • La base de données à compléter pour tout comprendre
  • Quatre jeux donc une durée de vie et un contenu gigantesques
  • Récit feel-good et sans grosse prise de tête, un peu émouvant
  • Une bande sonore de bonne facture
  • Les options de confort et la modernisation
  • Tarification généreuse

LES MOINS

  • La réalisation assez vide et l'animation des personnages très datée
  • BLUE REFLECTION: Ray aurait dû rester en animation
  • Ça aurait pu proposer encore plus d'options de confort
  • Quelques musiques très anecdotiques
  • Récit et ambiance très niais
  • EN ANGLAIS

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