World Conqueror X (Nintendo Switch) – Le test

World Conqueror X est sorti sur notre console favorite le 8 mars 2018 pour un prix de 9,99€. Jeu de guerre historique se jouant en tour par tour, la licence créée par le studio Easy tech est avant tout un jeu mobile depuis sa création. Certains opus, comme le 3 et 4, ont trouvé grâce sur PC, tandis que le premier opus disponible sur une console Nintendo est World Conqueror 3D sur 3DS. En charge de l’adaptation sur console, le studio Circle Entertainement a essayé de rendre un jeu, à la base totalement tactile, jouable sur manette. Mais trêve de bavardages, nous avons plusieurs guerres à mener !

Une partie se déroule en tour par tour sur un plateau avec, pour décor, une image minimaliste, qui rappelle le jeu Risk quand on lance une partie. Le décor n’est d’ailleurs pas là que pour faire joli : s’il y a une montagne par exemple, vous devrez avoir le bon moyen de transport pour la franchir. Il vous faudra donc anticiper vos déplacements. Cependant, il y a très peu d’animations dans le jeu : les unités glissent à la manière d’un gif sur le plateau. A savoir : pendant la partie quand l’IA joue son tour vous pouvez appuyer sur la touche « + » pour passer directement à votre tour et gagner un temps IRL bien précieux. Le jeu propose deux modes : le mode Scénario et le mode Conquête Mondiale. Dans le premier, le joueur est invité à prendre part à différentes batailles historiques réparties en trois chapitres : Seconde guerre mondiale côté Europe, Pacifique puis la Guerre Froide (qui a été ajoutée dans un pack gratuit le 10 mai 2018). Chaque chapitre contient environ une dizaine de missions, elles-mêmes jouables par les Alliés ou les Axes.

Le mode conquête, lui, propose tout simplement de dominer le monde en trois différentes périodes : 1939, 1943 et 1950. Un premier « défaut » qui nous saute aux yeux est l’absence de français. Le jeu est, en effet, en anglais et ne propose que le chinois comme alternative. Dans le mode scénario vous commencez avec quelques unités jouables. Le reste, aussi bien allié qu’ennemi, est contrôlé par l’IA. Les missions vont de la protection de troupe à l’envahissement de pays, en passant par de la bataille navale, (vos objectifs sont indiqués par un cercle clignotant rouge pour attaquer et en cercle de couleur gris lorsqu’il faut protéger). Si le jeu paraît difficile aux premières missions, une fois pris en main et avec un peu d’attention, on finit par y arriver. La plus grande difficulté, dans les premiers temps, est de réussir l’objectif avant d’avoir atteint le nombre maximal de tours possibles : s’il n ‘y a pas de temps limite, le scénario vous imposera de finir vos objectifs en moins de X de tours. Heureusement, il y a notre QG ! Ce dernier permet de débloquer des avances technologiques, des généraux et des boosts pour les villes.

Le QG cet allié le plus précieux

Le QG est présent dans le menu de démarrage (HQ en anglais). Il propose trois type d’améliorations : les généraux, la technologie et le Landmark. Les généraux, au total de 55, sont classés en trois catégories : Or, Argent et Bronze et se payent en médailles, que l’on obtient en réussissant les scénarios. Chaque général a des stats et des compétences qui boostent une unité. Par exemple, le général Nimits est parfait sur un Croiser : des points de vie aux dégâts, en passant par la mobilité, votre unité sera bien supérieure à son équivalent normal. La technologie, quant à elle, augmente les unités normales du jeu en se divisant en huit sections. Chaque branche possède son arbre technologique que l’on peut payer avec l’or gagné à la fin de chaque scénario. Quant au Landmark, ce sont des boosts pour votre ville de départ, qui sont donnés automatiquement selon le niveau de votre QG, puisqu’il évolue de niveau en niveau, jusqu’au niveau 12. Le niveau de votre QG détermine ce que vous pouvez acheter. Pas la peine de farmer des heures pour se payer le général Manstein niveau 11 par exemple. Après quelques scénarios, le jeu devient plus un peu plus facile, mais attention une erreur arrive vite malgré tout.

Le mouvement, une part important de la guerre

Inutile de vous dire qu’il ne faut pas se déplacer n’importe comment, sous peine de perdre bêtement un tank ou une artillerie. Chaque unité à son propre score de déplacement, qui peut augmenter grâce à l’appui d’un général. De plus, certaines unités peuvent tirer à plus longue distance que d’autres et il devient vite jouissif de tuer des unités adverses depuis un bateau qui se trouve loin des côtes. Autre importance dans le déplacement c’est de réussir à prendre l’adversaire en tenaille. En effet si vous placez, par exemple, des tanks de part et d’autre de votre ennemi, il subira un malus de moral et subira davantage de dégâts. La guerre se déroulant aussi bien sur terre que sur mer, les développeurs ont réussi à faire un système simple pour qu’une unité au sol puisse se mettre à l’eau : il suffit de se trouver au bord d’un point d’eau à la fin du tour, et au début du suivant, l’unité pourra naviguer. Petite astuce : certaines unités étant très lentes, il peut être intéressant de les faire passer par la mer car la version maritime peut posséder plus de points de mouvement.

Sur terre sur mer mais peu dans les airs

Nous disposons de quatre types d’unités à déployer : l’infanterie, les tanks, l’artillerie et les bateaux. Chacune d’entre elles possède entre quatre et cinq types de véhicules avec des statistiques et compétences différentes (mobilité, dégâts, résistance, etc.). Au moment de sélectionner votre unité, vous aurez la possibilité d’augmenter sa puissance. Certaines unités ont des bonus que d’autres n’ont pas, il faudra donc faire le bon choix lors des batailles rangées. Les avions sont présents, mais ne sont que des appuis aériens qui servent à endommager vos ennemis ou à parachuter des troupes quelque part. Et tout cela à un prix !

L’argent, le nerf de la guerre

Une des conditions pour bien réussir une guerre, c’est d’avoir les ressources nécessaires pour pouvoir acheter de nouvelles unités ou des appuis aériens. Il faudra donc, en plus de mener vos batailles, capturer certains points, comme les moulins ou les usines, afin de gagner de l’argent ou des pièces mécaniques qui s’ajouteront à vos ressources à chaque tour. Attention les usines ne vous appartiennent plus si vous enlevez vos troupes.  D’ailleurs, il faudra faire preuve de patience et attendre un certain nombre de tours afin d’avoir du répondant plutôt que d’y allez encore et encore avec des unités qui vont se faire massacrer.

La patience tu maîtriseras

Force est de constater qu’il faudra passer plusieurs dizaines d’heures par chapitre pour venir à bout de l’histoire. Autre gros défaut, on ne peut pas jouer à n’importe quel scénario. Il faut les faire dans l’ordre, un par un, et finir côté Axes et alliés pour accéder au chapitre suivant, ce qui est bien dommage quand on aime varier les plaisirs. Les clés de la victoire sont de bien maîtriser le mouvement de vos unités, de bien connaître vos généraux, de ne pas hésiter à acheter des avantages technologiques utiles pour un scénario qui vous bloque, de ne pas hésiter à attaquer un général adverse a 6vs1, de bien se concentrer sur l’objectif et de ne pas oublier de récupérer les ressources. Sans oublier d’avoir des généraux (pour ma part je n’ai acheté que des OR).

Le jeu est très bien jouable que ce soit en portable ou TV et comme le jeu est en 2D, la batterie ne se vide aussi vite que Breath of the Wild. Pas de véritable histoire. Le jeu se contente de faire de la stratégie et il le fait bien, une fois habitué aux commandes et diverses techniques de jeu, on se régale à faire des parties par-ci par-là. Par contre, sur toute une journée, le cerveau fini par fatiguer et par saturer.

Conclusion
World Conqueror X est un jeu de stratégie simple et efficace qui a du répondant et où une faute d’inattention peut vous mettre rapidement en danger. On se surprend au bout de quelques heures à jubiler en avance aux mauvais coups que l'on va infliger à L'IA. Nous nous sommes régalés à bombarder de pauvres unités au sol avec des bateaux qui ont une bonne portée. Sans être exceptionnel ou novateur, le jeu a le mérite, pour le prix, d'avoir une durée de vie extra longue. Comptez bien 200h voir plus pour débloquer tous les généraux.
Points positifs
  • Durée de vie conséquente
  • Gameplay qui se prend vite en main
  • Difficulté modérée grâce aux boosts du QG
Points négatifs
  • Graphismes moyens qui font le travail mais sans plus
  • Seulement deux musiques !
  • Obligation de faire les scénarios dans l'ordre
7.4
Bon
Scénario/Histoire - 5
Gameplay - 8
Audio - 6
Graphismes - 8
Durée de vie - 10

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