Plants Vs Zombies : La Bataille de Neighborville – Complete Edition (Nintendo Switch) – Le test

À l’origine, Plantes contre Zombies était un tower defense de très bonne facture, proposant à la fois un concept attrayant et un univers familier et coloré. Par une réinvention totale du concept, Plantes contre Zombies devient Plants vs Zombies en 2014, se définissant désormais par un mélange astucieux entre TPS et tower defense. Basé sur le moteur Frostbite de DICE, le versant Garden Warfare proposait une expérience solide entre un mode solo complet et un mode multijoueur exigeant. Le dernier opus en date, La Bataille de Neighborville, profite d’une adaptation ambitieuse sur Nintendo Switch pour proposer un concept unique sur la console de Nintendo.

Du délire à l’état pur

Dans la veine des Garden Warfare, PopCap propose une nouvelle expérience surréaliste dans la guerre entre les plantes et les zombies. L’univers a beau être fantaisiste, le délire reste omniprésent et ne s’use jamais. L’histoire évolue très peu : des nains viennent s’opposer cette fois-ci aux principaux protagonistes, obligeant les deux forces à redoubler d’efforts pour continuer leur guerre fratricide. Le mode solo permet de jouer avec de nombreux personnages afin de résoudre des quêtes dans les rues de Neighborville et dans des lieux annexes. À travers le déroulement du jeu, prenant lieu dans un open world aux univers variés, le joueur est amené à rencontrer des situations absurdes ; il faudra aider des humains, déterrer des trésors et affronter une variété de boss. Le joueur peut ainsi faire ses débuts dans le centre-ville ou au mont Pontu pour s’approprier le gameplay et l’univers farfelu du jeu.

À première vue, les quêtes pourraient constituer une forme d’entraînement en vue de participer au mode multijoueur. Pourtant, le contenu est extrêmement complet, et le délire omniprésent pousse à continuer l’aventure pour voir jusqu’où l’absurde s’inscrit ! Les multiples espaces, les références culturelles et les subtilités du gameplay font que le jeu solo s’apprécie à l’instar d’une production entièrement basée sur le mode histoire. Il convient d’insister sur l’humour et la bonne humeur permanente, mettant en scène un jeu bienveillant et convenable pour tous les publics – des plus jeunes aux plus âgés.

Un portail optimal

Au cœur d’une plateforme centrale, le Parc Linotte, le joueur découvre de multiples options, lui permettant de se tester directement en ligne ou de débloquer des items. Cette place centrale est pratique en vue de la liberté qu’elle accorde au joueur. Celui-ci peut aisément changer son équipement et repartir à l’assaut contre des joueurs adverses en ligne. Pour ne pas perdre le néophyte, le Parc propose des didacticiels afin de mieux appréhender l’espace central du jeu. Il serait vivement conseillé de profiter de ces informations, car l’endroit peut être réellement déroutant.

Un gameplay hybride

À peine le joueur propulsé dans les rues de Neighborville, des assauts successifs viennent alimenter la phase d’adaptation au gameplay. La prise en main est intuitive pour toute personne ayant eu à jouer à un TPS, mais elle s’associe surtout à la technologie en vigueur sur la Nintendo Switch. Certes, le joueur peut utiliser le tactile, mais de manière très limitée au vu de sa simple utilisation dans les menus, mais l’utilisation du gyroscope propose une nouvelle manière de jouer. Sans être révolutionnaire, il est toutefois aisément paramétrable, et son utilisation peut être plaisante tant le jeu est réactif aux mouvements.

En session, il est toutefois largement plus intéressant de jouer avec les commandes habituelles, d’autant que la difficulté des fusillades peut très rapidement surprendre. Dès les premières minutes, de nombreuses fusillades ont lieu, nécessitant de s’approprier le décor pour se préserver des tirs adverses. Le level design est parfaitement adapté à tous les styles de jeu au vu de l’architecture réussie des décors. Il est fréquent de perdre pied devant les armadas d’ennemis, d’où l’obligation de se cacher régulièrement dans les décors pour récupérer de la vie. Il faut également rappeler que chaque personnage a le droit à ses attaques spécifiques ; pouvant notamment jeter des grenades amatrices ou léviter dans les airs pour décontenancer les forces ennemies.

Cependant, il demeure important de préciser que la difficulté peut très rapidement monter dans les aiguës. Sans pour autant être insurmontable, le jeu propose à plusieurs reprises des gunfights déséquilibrés face à des boss et des hordes coriaces. Il est tout à fait possible de changer de difficulté dans le menu d’introduction, mais cette spécificité a de quoi surprendre en début de partie. Il conviendra de partir au front avec ses partenaires pour profiter de soins permanents ou pour avoir une force de frappe conséquente. Les partenaires peuvent être de très bonne compagnie pour débuter le jeu ; il sera nécessaire de compter sur eux pour progresser rapidement.

Le monde de rêve ?

Les graphismes représentent sûrement la plus grande interrogation autour de Plants Vs Zombies : La Bataille de Neighborville. L’arrivée du moteur Frostbite a de quoi surprendre tant il semble incompatible avec les caractéristiques techniques de la console. Pourtant, le résultat est propre, pour ne pas dire excellent. Certes, la patte artistique aide énormément, mais les graphismes sont correctement adaptés pour Nintendo Switch. Certaines textures peuvent éventuellement baver, mais l’essentiel est préservé. Le jeu reste relativement stable, à part pendant les cinématiques où se distinguent des chutes de framerate. Cela peut surprendre, d’autant plus que les sessions en open world ne souffrent d’aucun ralentissement. En bref, il faut retenir que les graphismes sont un point fort pour le jeu, que l’adaptation du moteur graphique de DICE est très correcte, mais également que la direction artistique offre au jeu un cachet atypique. Les décors et les univers, très colorés, sont accueillants et promettent au jeune public une entrée en matière bienveillante dans les TPS.

Au-delà de la plastique, le jeu se distingue par un sound design satisfaisant et par des mélodies enfantines. Les bruits de chaque personnage mettent en immersion le joueur, tant ils sont mignons et divertissants. Le jeu propose un monde chargé de références en tout genre, et dont les variations colorées ravissent les pupilles. La bienveillance, le délire permanent et l’étrange humour de Plants Vs Zombies : La Bataille de Neighborville sont un atout considér            able et une franche réussite pour la Nintendo Switch.

Une adaptation aux petits oignons

L’annonce de Plants Vs Zombies : La Bataille de Neighborville pouvait laisser songeur quant à son adaptation sur Nintendo Switch. En réalité, celle-ci bénéficie d’atouts considérables, comme la disponibilité des objets initialement payants au lancement du jeu. Il est tout de même nécessaire de tempérer sur l’absence de mode multijoueur en local, qui ne propose aucun mode splitté. C’est d’autant plus dommage que le jeu proposait cette formule sur les autres plateformes. Parallèlement, le mode multijoueur est complet, compétitif et propose des modes variés. Seul regret au tableau, pas de cross-play.

Que ce soit en portable ou en dockée, Plants Vs Zombies : La Bataille de Neighborville tourne idéalement. Dans les mains, le jeu tourne sans problème, malgré la présence de textures baveuses. Néanmoins, cela demeure limité par rapport à la richesse des éléments affichés en jeu. La maniabilité est pratique et l’utilisation des Joy-Con est ergonomique ; mais il sera largement conseillé de se tourner vers la version dockée en compagnie de la manette Controller Pro pour profiter pleinement de l’expérience.

Conclusion
Plants Vs Zombies : La Bataille de Neighborville est une adaptation pleinement réussie et efficace sur la console de Nintendo. Des graphismes léchés à un gameplay addictif, la production de PopCap réussit son entrée en matière sur Switch grâce à un concept délirant. La réussite du moteur graphique Frostbite est sans aucun doute un élément supplémentaire pour apprécier le jeu.
Points positifs
  • Un TPS pour tout public !
  • Le délire permanent
  • Le moteur Frostbite, une référence désormais sur Switch
  • L’ambiance colorée
  • Le Parc Linotte, un hub accueillant et accessible hors-ligne
  • Le gameplay
  • La bande sonore, qui met dans l’ambiance !
  • La personnalisation poussée des personnages
  • L’ensemble des contenus additionnels dans la version Switch
  • Le mode multijoueur
  • Pas de micro-transactions !
Points négatifs
  • Des combats parfois déséquilibrés
  • Pas de cross-play
  • Des cinématiques en souffrance
  • Nécessite la souscription au Nintendo Switch Online pour en profiter totalement…
7.8
Bon
Graphismes - 8.5
Durée de vie - 8
Gameplay - 7.5
Ambiance - 8
Contenu - 7

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