SEGA a lancé Sonic Frontiers: Definitive Edition sur Nintendo Switch 2 après plusieurs fuites, et Digital Foundry a publié une analyse technique détaillée concernant les performances, la résolution et d’autres aspects techniques du titre. Bien que les retours sur cette version soient mitigés, les données techniques apportent des éclaircissements concrets sur les améliorations apportées par rapport à la version originale sur Nintendo Switch.
Cette édition propose deux modes distincts, accessibles depuis les options du jeu. Le mode par défaut privilégie la performance avec un objectif de 60 images par seconde, tandis que le mode graphismes vise une fidélité visuelle accrue mais à 30 images par seconde. Il est important de noter que les cinématiques restent systématiquement verrouillées à 30 images par seconde, indépendamment du mode sélectionné.
En mode graphismes, la résolution native atteint 1080p, tandis qu’en mode portable, elle se situe autour de 720p. Le mode graphismes conserve les réflections d’écran sur l’eau (SSR), un élément visuel marquant de la version originale Switch, alors que ce détail est sacrifié en mode performance pour maintenir un taux de rafraîchissement plus élevé. À titre de comparaison, la version originale sur Nintendo Switch affichait une résolution interne comprise entre 576p et 720p en mode docké.
Les améliorations visuelles sur Switch 2 incluent des ombres de meilleure qualité, un filtrage des textures plus poussé ainsi qu’un niveau de détail supérieur pour les arbres, l’herbe et la géométrie. La densité végétale dans l’open world a également été augmentée par rapport à la version originale. Malgré ces avancées, certains problèmes persistent, comme un pop-in encore très présent, même en mode graphismes, où des éléments environnementaux n’apparaissent qu’à proximité du joueur.
Sur le plan des performances, le mode graphismes à 30 FPS se montre généralement stable, bien qu’il puisse présenter des irrégularités de fluidité. Le mode performance à 60 FPS offre une sensation de réactivité accrue pour le gameplay, mais des baisses légères surviennent lors des combats de boss intenses ou des séquences à effets de particules. Les niveaux Cyber Space, en revanche, maintiennent une fluidité constante. En mode portable, les baisses de performances sont plus fréquentes dans l’open world, bien que les niveaux Cyber Space conservent un 60 FPS stable. Le jeu utilise un système de mise à l’échelle dynamique de la résolution, avec une plage allant de 480p à 720p en mode performance portable, et de 720p à 1080p en mode graphismes portable.
Sonic Frontiers: Definitive Edition se présente comme une réédition complète de la version originale Switch, mais à un prix controversé. Bien que le jeu inclue du contenu supplémentaire et des améliorations visuelles exploitant la puissance accrue de la Switch 2, l’absence de voie de mise à niveau pour les propriétaires de la version originale limite fortement son attractivité. Les joueurs existants n’ont d’autre choix que d’acheter cette édition au prix fort, même s’il est possible de reprendre sa sauvegarde et que la campagne Final Horizon ainsi que des extras numériques sont inclus. Cette offre semble davantage destinée aux nouveaux joueurs qu’à ceux ayant déjà investi dans la version initiale.
Les améliorations techniques par rapport à la version Switch originale sont indéniables. Cette dernière souffrait d’une qualité d’image médiocre, d’un pop-in marqué et d’ombres peu détaillées, malgré la présence de réflections d’écran, d’un système météorologique dynamique et d’un cycle jour/nuit. Cependant, sa fluidité était instable, oscillant autour de 30 FPS. La version Switch 2 corrige partiellement ces défauts en introduisant deux modes distincts, bien que certaines fonctionnalités haut de gamme des versions PC ou consoles plus puissantes, comme le flou de mouvement (malgré une option dans le menu), la physique avancée des ondulations de l’eau ou encore l’éclairage global de haut niveau, restent absentes.








