Nintendo et le fabricant d’accessoires Genki ont officiellement réglé leur différend judiciaire concernant une violation présumée de marque liée à la Nintendo Switch 2.
Cette affaire faisait suite à la présentation par Genki, plus tôt cette année, d’un prototype non officiel de la Switch 2 avant l’annonce officielle de la console par Nintendo, ce qui avait déclenché une réaction immédiate de l’éditeur japonais. En mai 2025, Nintendo avait déposé une plainte pour violation de droits d’auteur, accusant Genki de tirer profit de l’attente autour de la Switch 2 et de fournir des informations contradictoires et trompeuses. La situation a désormais trouvé une issue avec un accord confidentiel entre les deux parties, évitant ainsi un procès. Selon les documents officiels, Genki devra verser une somme non divulguée à Nintendo au titre des dommages. De plus, Genki et toutes les filiales de sa société mère, Human Things, sont désormais interdites d’utiliser tout logo, design ou élément pouvant prêter à confusion avec ceux de Nintendo dans le cadre de leur activité commerciale. L’accord impose également à Genki de cesser toute utilisation de noms ou marques proches de l’univers Nintendo, comme « Glitch », « Glitch 2 », « Genki Direct » ou « Genki Indirect », qui rappelaient de près les marques Switch et Nintendo Direct. La société ne pourra plus non plus reproduire ou s’inspirer des codes couleurs emblématiques de Nintendo pour ses produits ou emballages, incluant des combinaisons telles que rouge et blanc, rouge et bleu, vert et rose, bleu et jaune, violet et orange, rose et jaune, et violet et vert.
Cette affaire était centrée sur plusieurs pratiques jugées problématiques par Nintendo. Genki avait commencé dès janvier 2025 à promouvoir des accessoires prétendument compatibles avec la Switch 2, soit avant l’annonce officielle du nom et du design de la console, et avant la publication des spécifications techniques lors du Nintendo Direct du 2 avril 2025. Genki avait également exposé un prototype imprimé en 3D de la Switch 2 lors du CES 2025, incluant des marques déposées de Nintendo. Des médias tiers ont même spéculé sur un accès non autorisé de Genki à une Switch 2 non publiée, bien que Genki ait affirmé n’avoir eu aucun accès direct à du matériel ou des documents confidentiels de Nintendo avant l’annonce officielle.
Le jugement final comprend une injonction permanente interdisant à Genki et à ses affiliés d’utiliser les marques, logos ou designs de Nintendo, ainsi que toute approximation pouvant prêter à confusion. L’injonction stipule également que les produits compatibles avec Nintendo doivent clairement indiquer qu’il s’agit d’accessoires non officiels et que toute utilisation de couleurs ou de styles proches de ceux de Nintendo est proscrite. La violation de cette injonction expose Genki à des sanctions financières et coercitives, et les parties ont renoncé à tout droit d’appel. Le tribunal conservera une juridiction continue pour veiller à l’application de cette décision, et aucun dépôt de garantie n’est requis par Nintendo.
Cette résolution marque la fin d’un conflit très médiatisé dans le monde des accessoires pour consoles, mettant en lumière les enjeux autour de la propriété intellectuelle et des stratégies marketing anticipées pour les consoles à forte notoriété comme la Switch 2. Pour Nintendo, il s’agit d’une affirmation claire de la protection de ses marques et de son image, tandis que Genki devra désormais naviguer dans le marché des accessoires sans pouvoir capitaliser sur la notoriété précoce de la nouvelle console, ni sur les codes visuels et noms emblématiques de la marque. L’affaire rappelle à l’ensemble de l’industrie à quel point le respect de la propriété intellectuelle est crucial, surtout lorsque l’on s’attaque à des consoles et des marques à forte visibilité.






Merci pour cet article très précis.