Avenger Bird (Nintendo Switch) – Le test

Agacé par votre journée au travail ? Un peu sur les nerfs à cause de quelques enfants turbulents dans la famille ? Frustré par une incompréhension quelconque par un de vos amis ? Bref, vous avez passé une mauvaise journée et vous aimeriez calmer vos nerfs sur un nouveau jeu Switch. Si vous souhaitez être plus énervé encore et passer toute votre colère sur votre petite console, il se pourrait bien que Avenger Bird soit totalement adapté à votre situation. Quand la frustration rencontre l’agacement, saupoudré d’incompréhension et d’une certaine envie de violence envers des développeurs qui ont clairement voulus nous faire du mal, le cocktail est… imprévisible. Allez courage !

L’introduction dans l’univers de Avenger Bird est relativement mignonnette. Piochant ses graphismes dans l’univers du pixel art, du rétro et de toutes ses bonnes vieilles choses que l’on retrouve dans nos anciennes marmites divines, l’histoire vous plonge dans le quotidien d’une famille de petits oiseaux, drôlement ressemblants à ceux d’Angry Bird. Terminant la couvaison de vos précieux œufs, l’incubation arrive enfin à son terme et c’est non sans une certaine émotion que vous assistez à la naissance de vos trois oisillons. À peine nés que ces petits ingrats réclament déjà leur pitance et en bonne maman disciplinée, avec à cœur de bien faire, vous voilà parti en quête de vermisseaux pour nourrir votre progéniture.

À votre retour, vous constatez que vos chérubins ont été kidnappés, volés, sauvagement arrachés à votre instinct maternel à peine naissant. N’écoutant que le courage d’une maman sans peur, vous voilà parti à leur recherche, avec pour seule ambition de les ramener auprès de vous.

Plutôt mignon non ? Tout ceci se résume en quelques secondes de jeux, quelques secondes sous des graphismes pixélisés au possible mais pas laids pour autant. C’est maintenant que tout va se compliquer……!!

Une jouabilité désastreuse à moins de porter un culte à la difficulté :

Oh mais qu’il est mignon ce petit oiseau, cette maman pleine de bonnes volontés pour retrouver tous ses bambins à duvet ! C’est avec beaucoup de plaisir que vous vous apprêtez à endosser ce rôle plein d’ambition… prenez votre premier envol… et constatez avec un effroi brutal que votre maman oiseau est d’une lourdeur incroyable, incapable de voler plus de quelques secondes avant de s’avachir mollement contre la première plateforme à quelques centimètres de votre envol.

Reprenant fièrement votre élan, vous vous élancez à nouveau dans les airs, écrasant sans vergogne le bouton de la manette… rien n’y fait : vous êtes un oiseau adulte qui volette, ni plus ni moins. En revanche, vous vibrez lourdement. Très lourdement. Chaque minuscule secousse fait grelotter la manette comme pas possible. L’énergie n’est pas dans l’oiseau mais dans la manette, assurément ! Ces vibrations peuvent, fort heureusement, être supprimées. L’énergie n’est plus. Du tout.

En plus de la faculté de « voler » (ahah !), il vous est possible de « planer » avec plus ou moins d’élégance et de finesse. Vous ressemblez alors plus à une mini fusée en perdition qu’à un oiseau mais qu’importe… vous planez. Qu’il s’agisse du « vol » (ahah) ou du planage, les deux actions sont contrôlées par une jauge qui se vide à une vitesse effroyable. Voilà donc pourquoi le vol est si court… et si frustrant.

Cette jouabilité très particulière confère au jeu une difficulté accrue, voire carrément frustrante. Vous aurez beau vous élancer pour atteindre les plateformes, nombreuses d’entre elles resteront inaccessibles, et il vous faudra beaucoup de patience pour clôturer chaque niveau…

Univers et Gameplay :

Si la jouabilité est plus que hasardeuse, le gameplay s’avère lui simple et vite accessible. Jeu de plateformes par excellente, il vous faut recueillir l’ensemble des pièces dispersés un peu partout dans le niveau, avant de vous rendre jusqu’à la porte de sortie et de vous extirper de cet enf… de ce niveau. Des coffres sont eux aussi présents dans les zones les plus subtils pour vous pousser toujours plus dans vos retranchements de gamers acharnés.

32 niveaux sont disponibles, répartis sur 4 mondes.

Graphismes et mélodies :

Comme énoncé précédemment, les graphismes appartiennent au pixel art. Rappelant sans mal les jeux d’antan, ils ne plaisent pas à tout le monde mais si cet univers vous séduit, Avenger Bird devrait, à ce niveau-là au moins, trouver clémence à vos yeux.

Les mélodies et les bruitages sont du même calibre. Comme à l’époque, ils ont souvent tendance à se montrer répétitif et à légèrement taper sur le système. Mais nous avons presque envie de dire que c’est l’univers qui veut, un peu, cela.

Attractif ou répulsif ?

Avenger Bird est un jeu complément décalé de part un gameplay terriblement exigeant. Cette rigueur peut clairement frustrer et agacer certains joueurs (reconnaissons-le, nous étions dans ce panier là). D’autres y verront assurément un challenge de taille, un défi à relever pour sortir fièrement la tête haute, en assurant avoir eu l’audace de tenir tête à cet oiseau qui a peur de voler. Quoiqu’il en soit, persévérance et rigueur seront de mise… accrochez-vous, les oiseux sont tout de même plein de surprises…

Avenger Bird est disponible sur l’eShop de la Nintendo Switch pour 2 euros environ.

Le saviez-vous ?

Nul doute que les amateurs du genre vont rapidement penser à un jeu similaire… Flappy Bird !

Sorti sur mobiles en 2013, les ressemblances sont frappantes…! Flappy Bird n’est malheureusement plus disponible en téléchargement… par manque de temps, ou par craintse des attaques en justice pour plagiat et arnaque, le jeu est retiré des plateformes de téléchargement dès février 2014.

https://youtu.be/C6xCzKtD7Qg

Conclusion
Destiné à un public réceptif à la fois aux jeux reprenant le modèle graphique et sonore du pixel art, ainsi qu’à ceux qui n’ont guère froid aux yeux pour se confronter à une difficulté coriace grâce à un choix de jouabilité discutable, Avenger Bird est un petit jeu qu’il est possible de s’offrir grâce à son petit prix. Sa durée de vie conséquente reste son atout majeur, seuls les joueurs les plus tenaces parviendront à leurs fins.
Points positifs
  • Bonne durée de vie
  • Petit prix
  • Pixel art réussi
Points négatifs
  • Une jouabilité qui ne plaira pas à tout le monde
  • Difficulté accrue
  • Mou mis à part les vibrations de la manette !
  • Mais au fait, ça vole un oiseau ou pas ? (Et ne me parlez pas des autruches ou autres oiseaux coureurs/ratites hein !)
5.3
Moyen
Graphismes pixel art - 7
Jouabilité - 4
Durée de vie - 7
Fun - 3
cooky
Ecrit par
Deux passions dans la vie : le monde animal et le monde du gaming ! Adepte des belles plumes, je "switch" entre les poils et les manettes =) .

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