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The Witch’s Bakery (Nintendo Switch 2) – Le test

LarryL par LarryL
25 octobre 2026
dans Tests Nintendo Switch 2
Temps de lecture: 11 mins
1
The Witch’s Bakery
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The Witch’s Bakery est un jeu français ! Ce nouveau titre cosy qui nous permet d’incarner Lunne, une sorcière apprentie boulangère qui débarque à Paris, est l’œuvre des Asniérois de Sunny Lab Games. Nous avons exploré ce jeu en long et en large : est-ce que cet énième jeu empli de bienveillance arrive à s’extirper d’une production très chargée ? The Witch’s Bakery est disponible depuis le 14 octobre 2026 sur l’eShop à vingt euros.

Une aventure narrative cosy de plus

The Witch’s BakeryMalgré sa description alléchante qui le présente comme un « RPG d’aventure cozy », The Witch’s Bakery est une aventure narrative cosy saupoudrée de RPG. Et ça change tout : ne vous attendez pas à Stardew Valley ou à Roots of Pacha mais plutôt à une expérience comme Wax Heads, basée sur l’intrigue et où le gameplay n’est pas le principal intérêt.

Nous incarnons Lunne, une sorcière apprentie boulangère qui quitte Angoulême pour monter son affaire à Paris. Elle est accompagnée d’un facétieux et gourmand morph, Orio, notre compagnon pour toute notre aventure.

Lunne n’ouvre pas une boulangerie « normale » : avec son talent de sorcière, elle est capable avec ses créations d’entrer dans le cœur des gens afin d’alléger leurs peines. Nous allons aussi rencontrer des personnes si blessées qu’elles se baladent avec leur peine, appelée « Regret », à côté d’eux ! Nous allons alors suivre Lunne dans son quotidien à la boulangerie mais aussi à côté de ces personnages meurtris par la vie que nous allons essayer de soigner.

Le gameplay s’articule en trois phases : dans la première, du début de matinée jusqu’à dix-huit heures, nous nous occupons de notre boulangerie. Nous vendons du pain (baguette, campagnard, etc.), des « classiques » (pain au chocolat, croissant) ainsi que plus tard des pâtisseries. Cette phase est assez simple : Orio prépare et pose les aliments sur le comptoir et nous aurons soit à créer de la pâte, soit à donner aux clients leurs commandes.

Parfois certains clients auront des blessures en eux et nous aurons alors à résoudre un labyrinthe aux différents défis : pour les personnes prises de colère, nous devrons par exemple réussir à nous déplacer malgré les flammes, pour les personnes emplies de tristesse, c’est malgré les vagues que nous devons atteindre l’arrivée.

En avançant dans l’aventure, certains clients auront aussi des exigences. Certains demanderont d’être servis d’une traite, avec toute leur commande en une fois, alors que d’autres incertains pourront changer d’avis en cours de route. Orio, et plus tard nos employés, ont des talents à activer pour nous aider : le talent d’Orio permet par exemple de préparer les pains très rapidement dans un temps limité.

Une fois le travail à la boulangerie terminé, nous sommes un peu libres de nos déplacements… même si avancer dans le récit est la clé pour découvrir de nouveaux lieux. Nous pourrons nous déplacer dans un Paris à la fois réaliste et fantasmé, où fantastique se mêle aux vrais décors. Nous pourrons acheter des livres et des jeux vidéo chez les bouquinistes devant l’île Saint-Louis, nous pourrons aller manger sur les Grands Boulevards ou nous déplacer dans Montmartre.

Un gameplay avec de bonnes idées…

Réaliser des activités peut nous faire gagner des points qui nous permettront de profiter de quelques bonus lors des labyrinthes. Acheter des objets, hormis ceux qui nous offrent aussi des points (comme les livres), augmente notre amitié avec les habitants, et nous pouvons parfois inviter des amis lors de nos activités ce qui augmente là aussi notre amitié avec eux.

Une fois notre activité post-boulangerie réalisée, nous rentrons chez nous. Nous avons alors le choix de réaliser une à deux activités en fonction de notre énergie. Nous pouvons soit lire/jouer à un jeu vidéo, ce qui nous lance des descriptions souvent peu reluisantes de l’œuvre en question et nous donne des points, soit améliorer nos recettes pour la boulangerie.

Chaque recette peut s’améliorer jusqu’au niveau 3, ce qui permet de préparer celle-ci plus rapidement et de gagner plus d’argent. Pour améliorer les recettes, un mini-jeu de cinq minutes à la Cooking Mama se lance dans lequel nous allons casser des œufs, mettre de la farine, etc.

The Witch’s Bakery propose une troisième phase dans laquelle, en plus des dialogues à lire, nous allons aller dans le cœur des personnes qui vivent avec leur Regret. À l’intérieur, nous aurons des phases de puzzle et d’infiltration qui vont nous mener à la fin à la guérison complète de la personne.

Les thématiques traitées sont autour du travail et du rapport de la famille à celui-ci. Malgré la dureté de certaines situations, les développeurs abordent ces sujets avec bienveillance et douceur afin de ne pas « brusquer » (trigger) le joueur.

The Witch’s Bakery est un jeu qui nous a déçus. Ce n’est pas un mauvais jeu, le titre a d’énormes qualités, mais disons qu’il s’ajoute à la longue liste des expériences cosy qui, sous couvert de douceur et de bienveillance, proposent des histoires aux dialogues parfois insipides et au gameplay superficiel.

Parlons d’abord du positif. The Witch’s Bakery propose une expérience avec une direction artistique parfois sublime. Les cinématiques sont aussi rares que merveilleuses. Le jeu a de belles bases et un contenu qui aurait mérité une plus grande profondeur. Nous avons tellement de choses à faire, tellement d’à-côtés bien travaillées que voir le gameplay principal « délaissé » en devient presque frustrant.

Le scénario, même si nous lisons en diagonale la grande majorité des dialogues, possède des passages de haute tension émotionnelle, notamment (sans divulgâcher) lorsque deux adelphes (ou fratrie) se disputent. Ces moments illuminent le récit et se découvrent avec un plaisir non feint (toute proportion gardée vu que les scènes sont intenses).

Malheureusement, toutes ces bases et ces qualités sont annihilées par un gameplay « mou », qui n’évolue que trop peu et qui nous laisse sur notre faim. Les recettes à réaliser à la Cooking Mama nous obligent à réaliser les mêmes mini-jeux, ce qui nous lasse très rapidement. Les journées se répètent très rapidement : nous découvrons de nouveaux plats mais pour un jeu qui s’appellent The Witch’s Bakery, la gestion de notre boutique est proche du néant.

Mais un manque de profondeur qui ennuie très rapidement

The Witch’s BakeryFinalement, une grande partie du jeu se résume à faire des réserves de pâtes à pain au matin et servir les clients en boucle la journée. Les labyrinthes des clients blessés finissent aussi par se ressembler, et l’ennui est le sentiment qui prédomine la grande majeure partie du temps. Comme les recettes pour améliorer nos plats ne sont pas variées, seule l’histoire avec ses longs dialogues constitue le cœur du jeu.

Notre personnage marche par ailleurs très lentement… et elle est pourtant la plus rapide de tout Paris ! Même si c’est un jeu cosy, ça ne nous empêche pas d’être frustrés manette en main. La précision est parfois douteuse et nous récupérons régulièrement des pains lorsque nous voulons servir les clients.

Malheureusement, c’est un défaut que nous pourrions donner à de nombreux jeux « cosy ». En voulant s’enfermer dans une bienveillance (que nous adorons), les développeurs en oublient le principal ; les meilleurs jeux cosy (à nos yeux) ont soit une écriture irréprochable (Spiritfarer), un concept innovant (Unpacking, Storyteller) ou un gameplay aux petits oignons (Stardew Valley). The Witch’s Bakery, de son côté, va faire partie des jeux que nous aurions rêvé adorer, à l’image de Tiny Bookshop mais qui nous laisse sur un sentiment amer.

Le jeu a de nombreuses fautes d’orthographe. Il y a d’un côté les fautes de ponctuation très régulières, mineures en quelque sorte. De l’autre, il y a des fautes de vocabulaire qui piquent les yeux (« appeuré » (sic)). Dans un jeu où l’histoire occupe une place centrale, lire des fautes régulières amenuise la qualité de la lecture.

Modérons tout de même nos propos : malgré nos critiques, le titre reste jouable, certes très répétitif, mais il peut être le jeu à faire sur de courtes sessions, une journée après l’autre. Même si nous sommes frustrés que les idées ne soient pas poussées jusqu’au bout, l’expérience reste intéressante. Par ailleurs, pour vingt euros, la durée de vie est conséquente (une vingtaine d’heures)..

Les graphismes sont splendides, avec des cinématiques très rares (nous nous répétons) mais exceptionnelles. Plus généralement, le jeu bénéficie d’une incroyable direction artistique chaude et colorée qui est clairement la force du jeu. Paris est magnifique et magnifié, et le décor dans lequel nous évoluons est superbe. Les quelques décorations pour la boulangerie sont réussies.

La bande-son nous laisse un sentiment mitigé, même si au fond elle est réussie : le jeu se présente avec un doublage français… qui disparaît très vite. Il nous reste alors quelques répliques répétées en boucle et qui finissent par nous énerver, comme le « bonne journée » que Lunne répète à chaque client servi. La musique est qualitative et reste en tête.

Nous vous joignons une vidéo de quarante-cinq minutes enregistrée lors de notre découverte du jeu.

Conclusion

7.2 /10

Nous voulions sincèrement aimer The Witch’s Bakery. L’idée d’un jeu cosy, qui nous propose bienveillance et gestion d’une boulangerie, le tout développé par des français dans un Paris magnifié, était une proposition qui avait su nous séduire. Malheureusement, malgré de sublimes graphismes, nous avons un jeu au gameplay assez pauvre qui se répète très rapidement. L’histoire, de son côté, malgré de rares moments de tension intéressants, est assez morne, avec de nombreux dialogues inutiles qui ralentissent le rythme du récit. Des fautes d’orthographe grossières viennent aussi ternir cette expérience narrative.

LES PLUS

  • De sublimes cinématiques
  • Des graphismes réussis dans un magnifique Paris
  • De la bienveillance de partout malgré les thèmes durs
  • L’idée de gérer une boulangerie
  • Énormément d’à-côtés sympathiques
  • Quelques scènes de tension réussies
  • Une grosse durée de vie pour un prix raisonnable

LES MOINS

  • Un gameplay qui devient très vite ennuyeux
  • La gestion de la boulangerie n’est pas intéressante
  • Les mini-jeux pour les recettes pas assez variés
  • L’histoire est ternie par de nombreux dialogues explicatifs et lourds
  • Des problèmes de précision à la manette
  • Des fautes d’orthographe
  • La voix de notre personnage qui se répète à chaque client servi

Détail de la note

  • Gameplay 0
  • Graphismes 0
  • Contenu / Prix 0
  • Bande-son 0
  • Histoire 0

Comments 1

  1. Laurent says:
    13 minutes ago

    Du coup je ne comprends pas la note de 7.2, car au vu des points négatifs, il n’y a finalement que peu d’intérêt à y jouer ! Graphismes et cinématiques ne contribuent pas au gameplay très moyen que vous avez noté 6/10.

    Si la gestion de la boulangerie, au coeur du gameplay, est ennuyeuse, avec en plus une histoire comportant des dialogues lourds, bah c’est plutôt une note entre 5 et 6 grand max que ça mériterait.

    Répondre

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7.2
The Witch’s Bakery
Date de sortie : 14/10/2026
Amazon eShop

Note finale

7.2
  • Gameplay 0
  • Graphismes 0
  • Contenu / Prix 0
  • Bande-son 0
  • Histoire 0

LES PLUS

  • De sublimes cinématiques
  • Des graphismes réussis dans un magnifique Paris
  • De la bienveillance de partout malgré les thèmes durs
  • L’idée de gérer une boulangerie
  • Énormément d’à-côtés sympathiques
  • Quelques scènes de tension réussies
  • Une grosse durée de vie pour un prix raisonnable

LES MOINS

  • Un gameplay qui devient très vite ennuyeux
  • La gestion de la boulangerie n’est pas intéressante
  • Les mini-jeux pour les recettes pas assez variés
  • L’histoire est ternie par de nombreux dialogues explicatifs et lourds
  • Des problèmes de précision à la manette
  • Des fautes d’orthographe
  • La voix de notre personnage qui se répète à chaque client servi

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