Costume Quest 2 – Le test

Costume Quest 2 est l’un de ces jeux indépendants à être sorti sur toutes les plateformes, il est bon de voir que la Wii U fut l’une des premières plateformes à l’accueillir grâce à Double Fine qui a poussé la sortie du titre. Ce petit RPG assez sympathique s’invite donc sur la console de Nintendo pour essayer d’apporter quelque chose proche d’un Mario & Luigi dans son système de combat, mais en plus petit et moins ambitieux tout de même. Voilà notre test de ce RPG au ton assez léger.

Le jeu nous raconte l’histoire d’un méchant dentiste qui veut s’emparer des bonbons d’Halloween Pour cela il envoie une horde de voyageurs dans le temps pour mettre un sacré désordre dans le monde de nos héros, le tout à plusieurs époques différentes, pour supprimer Halloween ! A nous de voyager aussi dans le temps, mais c’est un scénario assez anecdotique et léger, il fait souvent sourire. Faire le premier épisode n’est pas nécessaire, surtout que l’histoire est assez légère mais il est vrai que le jeu ne laisse pas de temps aux présentations et commence comme si nous connaissions les héros, ce n’est pas un vrai problème mais c’est à savoir.

On se retrouve donc dans un monde en cell shading assez coloré, lisse et joli au niveau des personnages. C’est Halloween et les codes couleurs ne sont pas toujours du meilleur goût c’est normal, mais globalement ce n’est pas moche à regarder, loin de là. Les personnages ont des bonnes bouilles et on a quelque chose d’assez propre, sauf peut-être sur certains décors. Ce qui choque c’est le framerate qui souffre dès le début, rien que dans les déplacements, le jeu tourne en dessous des 30 images par seconde (certainement proche des 20), on voit les ralentissements et petits blocages… Mais je reviendrais sur ces problèmes plus loin dans le test. Les musiques sont toutes guillerettes (plus ou moins sombres car c’est Halloween tout même) et collent assez bien à l’ambiance que décrit le scénario du jeu. Et quand des thèmes plus graves interviennent, on ne les prend jamais trop au sérieux tant le jeu ne semble pas lui-même se prendre au sérieux. Le cadre est posé et bien accompagné par sa réalisation et son ambiance sonore, ce n’est pas un jeu prise de tête.

Au départ vous serez pourtant peut être un peu perdu. En commençant vous êtes largué dans des zones « ouvertes » (disons qu’elles font la taille de villages). Plusieurs personnages vont vous donner des quêtes mais contrairement à d’autres jeux vous n’êtes pas obligés de les réaliser de suite. Vous les accumulez dans un journal et les résolvez dès que possible. Ne craignez pas d’avoir un journal chargé, c’est normal. Des quêtes sont plus importantes dans la trame que d’autres, et certaines feront même office de mini-jeux (comme avec les quêtes musicales au début). Des personnages rejoignent de temps à autre votre équipe mais vous conservez les deux héros du début durant l’aventure.

Mais en dehors de ces quêtes le jeu est bien un petit RPG avec des combats au tour par tour. On possède une équipe de personnages qui gagne des niveaux mais qui tire surtout sa force de costumes (d’où le nom de la série). On peut récolter et fabriquer des costumes (en récoltant des objets clés) durant notre progression dans le jeu et chaque costume a une attaque simple qui lui est propre, ainsi qu’une super attaque. Ainsi les enfants que l’on contrôle se transforment selon le costume qu’ils portent en combat. Plusieurs costumes ont des effets en dehors des combats comme celui du Ptérodactyle qui permet de souffler les tas de feuilles et libérer des passages.

En combat le tout sonne malheureusement un peu trop simple. C’est du tour par tour sous sa forme la plus simple. Pas de jauge ATB comme dans certains RPG, ici chaque personnage suit un ordre précis pour attaquer et il faut appuyer au bon moment lors d’une attaque simple pour faire plus de dommages. On peut aussi mieux se défendre de la même façon. Mais là où les Mario & Luigi proposent des chorégraphies de QTE dans leurs attaques, ici on ne va jamais bien loin et le système de combat fait un peu pauvre. Les supers attaques permettent tout de même d’inverser l’issue du combat selon le costume mais on reste encore dans quelque chose de très classique. Elles sont disponibles une fois la jauge correspondante remplie. Des cartes que l’on peut acheter ou échanger permettent aussi d’infliger certains malus ou bonus mais c’est une feature secondaire.

Les costumes sont donc bien le centre du gameplay, chacun représente en quelque sorte un job dans un RPG classique et on peut les changer à tout moment entre les personnages. On pestera parfois contre la multitude de quêtes et le manque d’indications pour certaines mais heureusement le jeu est traduit en Français. Costume Quest 2 n’est pas désagréable à faire mais disons que sa répétitivité (surtout dans ses combats) et ses quêtes pas tout le temps palpitantes rebuteront sans doute pas mal de joueurs. Les combats sont un peu trop nombreux et longuets, on peut même dire qu’ils cassent parfois le rythme de la progression de l’histoire quand on aimerait faire une quête qui ne devrait pas impliquer tant d’affrontements par exemple.

Autre problème, il se peut que lorsque les combats comportent pas mal d’ennemis, le jeu se mette à avoir un framerate qui souffre sur la petite Wii U. Son framerate c’est bien le problème de ce Costume Quest 2 sur Wii U. Il est déjà anormalement bas en exploration, ce qui témoigne plus d’un manque d’optimisation que d’autres chose. En combat, cela tire le système de combat vers le bas quand il faut appuyer en rythme pour bien attaquer, car avec des saccades ce n’est pas toujours facile. La Wii U a fait tourner bien mieux et le portage ne semble pas à la hauteur de ce que peut faire la console. Ce n’est pas un problème du jeu de base mais bien de la version Wii U car après avoir eu l’occasion de poser mes mains quelques minutes sur la version Xbox One, ce problème n’est pas présent.

Au final on s’en sort avec environ 5h de jeu au compteur et quelques boss vaincus, mais cela dépendra de la vitesse à laquelle vous complétez les quêtes (un peu moins d’une trentaine) avant d’arriver à la fin. Et ne comptez pas sur le Gamepad pour jouer tranquillement dans un coin au jeu, l’écran n’affiche rien d’autre que des artworks et il est impossible de jouer en off-TV… En revanche le Gamepad Pro est compatible.

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