Lego City Undercover (Nintendo Switch) – Le test

Quatre ans après sa sortie sur Wii U, Warner Bros. Interactive et TT Games décident de sortir un remaster de Lego City Undercover sur Nintendo Switch, PC et consoles concurrentes. Etant donné la bonne réputation du jeu, c’est une excellente nouvelle pour les fans qui redécouvriront avec joie cet opus en monde ouvert. Quelles sont les nouveautés au programme ? Le jeu tient-il la route techniquement ? Voici notre test.

Souvent qualifié de GTA-like pour les enfants, Lego City Undercover revient avec la même histoire, celle du policier Chase McCain qui retourne à Lego City pour traquer le malfaisant Rex Fury afin de mettre un terme à la vague de crime qui terrorise la ville. La version Nintendo Switch garde ses caméos Nintendo cachés comme la plante carnivore sortant d’un tuyau, la construction de Skellrex,, les bob-omb… et toutes ces références cinématographique de Titanic, Starsky & Hutch, Sherlock Holmes et Watson, Matrix, Batman et j’en passe. Beaucoup de joueurs ont apprécié le jeu par son côté décalé et l’humour des jeux Lego. La trame principale est assez classique mais les situations sont suffisamment variées pour aller au bout. Les doublages sont très bons, que ce soit en français ou en version originale. La particularité du personnage, c’est qu’il peut se déguiser et choisir parmi huit costumes qui lui donnent chacun des capacités différentes. Ses costumes lui permettent d’infiltrer chaque coin de la ville pour accéder à des lieux dans lesquels lui seul peut pénétrer. Ils se débloquent progressivement durant votre aventure. En tant qu’agent de police par exemple, il dispose d’un grappin, d’un sifflet pour stopper la circulation et d’une tablette pour scanner son environnement et trouver toutes sortes d’objets, de bandits et effectuer des écoutes. Le communicateur était retransmis sur le GamePad de la Wii U, désormais notre héros dispose d’une tablette classique. Les appels, la carte, le menu sont maintenant gérés à l’écran assez aisément. Il est très rare de se perdre pendant une mission, on est constamment guidé. Parmi ses nombreuses casquettes, il peut également se transformer en voleur pour forcer des serrures ou coffres, en mineur, en fermier, pompier, ouvrier… mais on vous laisse le plaisir de découvrir par vous-même. On switch donc rapidement de l’un à l’autre pour avancer avec Chase, nous n’incarnons pas d’autres protagonistes. Ce qui est assez réussi c’est que, plus on avance dans l’histoire plus on est amené à utiliser de costumes et varier le gameplay.

En termes de jouabilité, les jeux Lego n’évoluent pas vraiment et ce Lego City Undercover est avant tout un jeu de plateforme plutôt qu’un jeu d’action, aucun gunfight par exemple. On casse sans arrêt des choses pour les reconstruire par la suite, on recherche des objets perdus, résout de petites énigmes. Dans les nombreuses courses poursuites sur les toits de la ville, Chase glisse sous les obstacles, traverse les bâtiments sur des cordes raides ou encore court sur les murs. Les phases en véhicules sont moyennement réussies, la sensation de vitesse n’étant pas au rendez-vous malgré la présence d’un turbo. Comme dans tout monde ouvert qui se respecte, on peut prendre le contrôle de bon nombre de véhicule dès le début mais certains d’entre eux pourront être débloqués en temps voulu. Il y en a une centaine passant de la sportive à la moto, du bateau au train, de l’hélicoptère au véhicule utilitaire… Par contre il y a des véhicules qui demanderont un certain temps d’adaptation quant à la maniabilité de ceux-ci. Il s’avère que la prise en main n’est pas toujours évidente lors de certains virages et bon nombre de joueurs risquent d’y trouver là une certaine frustration. Lors d’une course, on pourra aussi changer de véhicule à tout moment, sans avoir à s’arrêter. Notre héros pourra également chevaucher d’autres montures comme des animaux. Sur Nintendo Switch, les contrôles restent classiques, un stick pour avancer, l’autre pour la caméra, un bouton de saut, les gâchettes pour changer de costumes et utiliser le sifflet. Côté difficulté, on reste logiquement dans le même registre, un jeu bien trop simple notamment quand il s’agit de se bagarrer et arrêter des suspects. Forcément le jeu se veut tout public mais le challenge ne sera clairement pas au rendez-vous. Par contre, le 100% sera un véritable défi, lorsque l’on finit le jeu la première fois, un petit 20% s’affiche à l’écran. En réalité il reste toutes les briques dorées à trouver, de nombreuses choses à débloquer et des missions secondaires. Avec plus de 15 missions à accomplir dont certaines assez longues, on planche sur une durée de vie de 15 à 20 heures pour l’histoire principale.

Il est temps d’évoquer la technique de cette version Nintendo Switch. Les joueurs de l’opus original ne peuvent oublier le gros point noir du jeu à l’époque, les temps de chargement. Si les développeurs ont confié avoir amélioré cet aspect, on n’arrive pas à oublier ces soucis. En effet, on a perdu au moins 15 secondes mais on reste mitigé. C’est encore bien trop long, le jeu met déjà du temps avant d’arriver au menu principal et entre les missions ce n’est pas suffisant, on ne peut donc pas dire que cela ait été corrigé de manière satisfaisante. En mode télé sur le dock, le jeu s’en sort plutôt bien, les couleurs ressortent mais il y a de sévères baisses de framerate en extérieur et de l’aliasing. En mode portable, même constat, ça rame quand même souvent, c’est plus terne en couleur mais c’est toujours impressionnant de voir un jeu taillé pour les consoles de salon sur un petit écran. Le clipping n’est pas dérangeant, il faut vraiment y prêter attention pour le remarquer. Les ralentissements se font quand même beaucoup sentir et c’est dommage, espérons qu’un patch vienne définitivement régler tout ça comme Zelda. Sinon les différentes configurations fonctionnent à merveille, la Pad Pro fait le travail, on prend vite ses marques et on passe rapidement d’une manette aux Joy-Con. Le jeu ne nécessite aucune installation supplémentaire suite à la polémique où Warner a mis du temps à réagir, en dématérialisé il pèse 8,7 Go. Autre petit bémol, nous avons eu une erreur de connexion pendant nos sessions, le patch day one semble corriger quelques bugs. C’est un jeu qui au final manque de fluidité et ça sent le portage fait à la va vite. Encore une fois, il est question de la version Nintendo Switch, nous n’avons pas testé sur d’autres supports. On pouvait reprocher à la version Wii U de ne pas pouvoir jouer avec un ami et bien la seule vrai nouveauté du titre réside dans l’implantation d’un mode coopération. Le seul point négatif c’est que l’on peut prendre uniquement Chase McCain et non un héros du jeu comme la possibilité d’incarner Franck Sherry, le gaffeur du commissariat. Si vous souhaitez faire le jeu avec un ami, c’est toujours appréciable mais ça reste limité.

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7 Comments

    • Photo du profil de juju05 juju05 7 avril 2017 Reply
        • Copernic 8 avril 2017 Reply
          • Photo du profil de MICHAEL CORNAIRE Michaël Cornaire 8 avril 2017
        • Photo du profil de fire_akuma fire_akuma 8 avril 2017 Reply
          • Photo du profil de MICHAEL CORNAIRE Michaël Cornaire 8 avril 2017

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