The Flame in the Flood: Complete Edition (Nintendo Switch) – Le test

Alors que l’eShop nous a récemment offert des petites merveilles comme SteamWorld Dig 2, Golf Story ou encore Starway Valley, il est agréable de voir que de petites perles inattendues arrivent aussi sur l’eShop Nintendo Switch, presque sans faire de bruit.

Après un Kickstarter réussi (250k$) et une sortie PC discrète, le jeu de survie de  « The Molasses Flood » (composé d’anciens de « bungie » et de 2K) est désormais disponible sur console avec une sortie sur Nintendo Switch. Dans The flame in the flood, vous incarnez Scout, une jeune fille accompagnée de son fidèle compagnon Aesop, et vous devez survivre dans un monde post-apocalyptique après des événements climatologiques importants. Un soir, alors que vous bulliez tranquillement autour d’un feu de camp accueillant, Aesop vous ramène une radio en état de fonctionnement qui émet le début d’un signal. C’est le début de votre aventure, avancer pour essayer de capter mieux ce signal.

Tel un Don’t Starve, dont le jeu s’inspire librement, vous allez devoir survire en ramassant ce que vous pouvez trouver par terre, du bout de bois au maïs, en espérant avoir assez de matos pour crafter de quoi se défendre ou se nourrir. Il faudra toujours surveiller ses jauges (énergie, nourriture, soif, température) et jongler de manière efficace sous peine de se retrouver avec une Scout à bout de force. Attention, les ressources sont rares et précieuses, le mot survie prend tout son sens très rapidement. Attention aussi à l’eau, qu’il faudra filtrer pour éviter de tomber malade avec la pollution.

Il faudra aussi toujours avoir à l’œil la météo, car de forts vents et pluies s’abattront rapidement sur vous et il faudra donc être certain d’avoir un lieu sûr (bus abandonné, ancienne cabane de pécheur, grotte…) pour vous abriter. Vous l’aurez compris rapidement, vous passerez l’intégralité de votre partie à gérer des situations de crise et il faudra avoir du sang froid pour prendre les bonnes décisions.

Le jeu se déroule en deux phases. La carte du jeu est en fait une immense rivière qu’il faudra descendre en radeau de fortune. Elle propose différents points de largages mais il faudra faire attention à survivre entre les rapides et les débris flottants pour espérer arriver à bon port avec un radeau qui a survécu. La rivière se génère aléatoirement à chaque partie et chaque partie sera donc complètement différente ce qui renouvelle le gameplay à l’infini. À noter, un mode de jeu « sans fin » qui permet de tryhard pour essayer d’aller le plus loin possible sans se soucier de l’histoire.

Techniquement, le jeu tourne sur un moteur Unreal Engine sublimé. Durant la phase de test, pas un freeze, pas une baisse de framerate/ralentissement, rien à redire! Le jeu a une patte graphique très singulière qui va à merveille au genre et à l’ambiance que souhaitent imposer les développeurs. Seul bémol, et c’est un avis personnel, je n’aime pas du tout le faciès triangulaire de notre héroïne. Rien de problématique en soit.

On ne peut pas parler de The flame in the flood sans parler de son ambiance sonore. Impeccablement choisie, elle sait se faire discrète quand il le faut et se rehausser quand cela devient enivrant. La sublime bande-son réalisée par Chuck Ragan rajoute une immersion à toute épreuve.

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