Super Nintendo Mini – Le test

C’était presque trop facile. Après le succès de la Nintendo Classic Mini: Nintendo Entertainment System (Nes Mini) a bien joué son rôle de petit cachottier pour la fin de l’année 2016, Nintendo sort cette année la Nintendo Classic Mini: Super Nintendo Entertainment System (Snes Mini ou Super Nintendo Mini) avec un peu d’avance cette fois, pour ne pas faire de l’ombre à la Nintendo Switch en cette fin d’année.

La Super Nintendo, c’est la console que tout le monde aime, que tout le monde a, même les fans de Megadrive, c’est même la console emblématique des années 90 qui, aujourd’hui encore, fait rêver les joueurs retro comme les collectionneurs avec son line-up surprenant et riche. Cette Snes Mini promet plein de bonnes choses, avec des câbles plus longs et cette fois deux manettes de base dans le bundle, que du bonheur.

Mais, le premier couac, c’est clairement la line-up. La Super Nintendo regorge de merveilles, pourquoi seulement 21 jeux ? Sachant qu’il y a de la place en mémoire, pourquoi faire ce choix ? Et surtout, si sélection il y a, qui est le stagiaire qui a mis Kirby’s Dream Course voir même Punch-Out ? Méritent-ils d’être dans les 20 meilleurs jeux de la Super Nintendo ? Vraiment ? On continue, pourquoi Super Mario World et pas Super Mario All Stars ? Ça coûte quoi de plus de mettre la compilation plutôt qu’un seul jeu, sachant que l’autre compilation Kirby Super Star est disponible ?

Où sont les autres must-have de la console ? Chrono Trigger ? Dragon Ball Z Hyper Dimension ? Earthworm Jim ? Chrono Trigger ? Illusion of Time ? Teenage Mutant Hero Turtles IV : Turtles in Time ? NBA JAM ? Fire Emblem ? Demon’s Crest ? Ogre Battle ? Tactics Ogres ? Chrono Trigger ? Super R-Type ? The Lost Vikings ? Live a Live ? SkyBlazer ? Axelay ? Parodius (et Sexy Parodius) ? Comment peut-on croire 5 minutes que 21 jeux seront suffisants pour rendre hommage comme il se doit à cette merveille de l’histoire qu’est la Super Nintendo !?

Outre ces choix curieux, on s’insurgera de la localisation de cette Snes Mini, tous les jeux sont américains ! Pourquoi ? Si pour la NES mini, la localisation fainéante pouvait s’expliquer par le design identique et le peu de jeu gênant en anglais, cette fois la Snes mini n’a pas le même design, le jeu pèse pas plus lourd en Français, alors pourquoi doit-on refaire les chefs d’œuvre que sont Secret of Mana et Zelda III en anglais ? Comment ne pas perdre la moitié du line-up en route pour pas mal de gens ?

Car, si pour la première fois en Europe, on a la chance d’avoir les sorties de FINAL FANTASY VI (enfin il faut dire III pour ne pas perdre les ricains), EarthBound (mother 2) ou encore le très bon Super Mario RPG: Legend of the Seven Stars, ça ne sert presque à rien puisqu’ils sont tous en anglais et que 90% des joueurs s’arrêteront à la jaquette. Comme c’est une mauvaise idée, doit-on vraiment pirater sa console neuve pour avoir le droit à une localisation propre surtout de jeux sortis en Français à l’époque ? Surtout vu le fric que va brasser la Snes mini, il n’y avait pas un peu de budget pour vraiment faire découvrir des RPG qui nous sont méconnus, pauvre Européens ?

La console reprend le design bien aimé de la Super Nintendo, avec des boutons Power et Reset fonctionnels et un petit cache, un peu cheap, pour brancher ces manettes. Cette fois, les manettes sont plus longues mais restent encore assez courtes si vous avez une grande TV. Dommage puisque la résolution est superbe avec une belle TV 4K. On note que la manette Wii classique et la manette Wii classique pro sont compatibles. Mais bon la console est livrée avec deux manettes de bases, l’intérêt est donc limité, contrairement à la NES mini. Concernant l’affichage, nous avons toujours le choix entre filtre cathodique, 4 :3 ou définition originale. On notera l’ajout des cadres. Cette nouvelle fonctionnalité vous permet de personnaliser votre affichage en appliquant des cadres autour de vos jeux. Certains cadres changent de couleur en fonction de la palette de couleur du jeu auquel vous jouez.

Autre nouveauté, la fonction replay. Une fonction inédite vous permet de revenir jusqu’à cinq minutes en arrière dans un jeu depuis votre dernière sauvegarde. Chaque jeu dispose de quatre points d’interruption. Une option salvatrice pour Contra III The Alien Wars (Sorti initialement en Europe sous le nom de Super Probotector: Alien Rebels). Comme la Nes Mini, la console s’alimente en USB mais encore une fois, pas de prise secteur.

On finira cette review par Starfox 2, l’arlésienne. Cette suite tant attendue à l’époque est annulée aux derniers moments pour ne pas avoir l’air ridicule face à la concurrence de la PSX à l’époque, et surtout pour ne pas trop faire d’ombre à la Nintendo 64, ce jeu est déjà disponible en émulation avec une finition proche des 99%. Mais cette sortie officielle fait plaisir et le jeu est bien plus intéressant que le premier opus, aussi disponible sur la Snes Mini, qui est plus… moche et lent ? Sachant que pour débloquer le second opus il faut avoir terminé le 1er stage de StarFox.

Les notes de jeux ci-dessous sont des notes d’intérêt de gameplay de nos jours. La localisation n’est pas prise en compte et ce n’est pas la note qu’on pourrait mettre à un test retro qui replongerait dans le contexte de sa sortie.

Fire Akuma
Ecrit par
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