Portal Knights (Nintendo Switch) – Le test

Portal Knights peut être considéré comme une énième copie d’un certain Minecraft. Ils ont tous les deux le même principe, à savoir vivre une aventure dans un monde totalement modifiable avec les cubes des paysages et beaucoup, beaucoup de crafts. Mais ce jeu peut être mis dans le top des meilleurs jeux de type « bac à sable » ressemblant au titre de Mojang.

Retour en arrière sur le projet de Portal Knights pour bien voir comment il s’est fait une bonne place dans la scène vidéoludique. Sa première sortie date de début 2016 sur Steam sous un accès anticipé. Les premieres critiques des joueurs tombent et c’est un fait : il a un petit charme que d’autres jeux n’ont pas. Est-ce enfin un véritable titre à mettre au côté de Minecraft ? Au tout début de sa sortie peut-être pas encore. Mais tout au long de son développement, les développeurs Keen Games sortent tout un tas de mises à jour complètes. Le jeu sort en version finale le 18 mai 2017 et plait toujours à une grande communauté. Il a des défauts, certes, et c’est ce qu’on va voir ensemble dans le test mais il a aussi de bonnes qualités.

Avant toute chose, si vous préférez jouer en local à deux joueurs, ça pique un peu. Il n’est pas possible de jouer avec les deux manettes de la Switch. Il faut obligatoirement deux manettes différentes. Pourquoi ? Parce que la jouabilité oblige de jouer avec le contrôle de la caméra avec la manette de droite. Ce qui fait que ce n’est pas possible de jouer de cette façon à deux. C’est bon à savoir avant l’achat du jeu.

Le jeu commence avec une création rapide de notre personnage. Type de cheveux et leur couleur, la couleur des yeux et de leurs formes, la couleur de peau et le type de voix, le sexe, mettre un nombre au personnage et le plus important, choisir sa classe. Vous aurez le choix entre guerrier, rôdeur et mage. Une fois fait, on nous demande la taille de notre monde et d’écrire une graine pour ne pas perdre le monde auquel nous sommes puisque les îles sont créées de façon aléatoire. Un jeu « sandbox » comme on appelle.

Vous avez bien lu, oui. Les « mondes » de ce jeu sont en réalité des îles avec leurs propres biomes. Pour s’y rendre, il faut parvenir, d’une, à trouver un portail dans le paysage et de deux à crafter des pierres d’une lueur bleue. Il en faut un total de 6 pierres à assembler dedans pour pouvoir l’ouvrir et se téléporter à l’île suivante. Dans une partie elles sont au nombre de 47. Ce n’est pas rien, surtout si vous prenez votre temps. Mais alors comment les faire ces pierres ? C’est très simple. Le début de votre partie se résume à un grand tutorial qui vous explique toutes les bases, notamment comment ouvrir un portail. Pour cela, on récupère des petits fragments de cubes laissés au hasard en tuant des ennemis, en minant des ressources ou en ouvrant des coffres. Une fois l nombre de fragments nécessaire, il est possible de crafter un morceau de pierre sur les six qu’il faut. Alors évidemment vu comme ça, ça paraît très simple et c’est le cas ! Vous pouvez très bien enchaîner les îles avec comme seul but d’ouvrir les accès. Ou bien vous pouvez prendre tout votre temps et explorer de fond en comble les biomes qui ont des surprises et des événements aléatoires. La deuxième façon de jouer est conseillée. Il faut prendre son temps.

Découvrir de nouveaux crafts, aller dans les grottes, les mines, les donjons, parler aux gens qui ont des petites quêtes pour nous avec une récompense à la clé pour notre courage et pourquoi pas de construire des habitations. Comme dans tout type de jeux bac à sable de ce genre, il est possible de construire un taudis de quelques blocs de terres avec aucune fenêtre ni ameublement pour vous jusqu’à construire de vos petites mains des forteresses, des châteaux à des palais luxueux à des villas à des maisons traditionnelles ou des fermes pour avoir vos propres récoltes. Tout est possible. Votre seule limitation sera votre propre imagination. D’autant plus que dans ce Portal Knights, ce qui est bien c’est que les fenêtres peuvent s’ouvrir, on peut ranger nos livres sur des meubles ou dans des meubles. Ce ne sont que des petits détails mais qui sont bon à prendre et pousse un peu plus à vouloir construire quelque chose de convenable. Et surtout, surtout, vous pourrez revenir à vos anciennes îles à tout moment grâce à la map dans le menu qui représente la planète avec ses 47 îles. Tout reste à l’identique. Tout se sauvegarde. Et aussi, s’il vous manque des matériaux et des ressources sur votre île, vous pourrez très bien récupérer ce qu’il vous faut selon vos besoins dans d’autres biomes et y revenir avec. Dans votre chemin, vous rencontrerez aussi des boss dans des arènes.

À force de combattre, vous gagnez des levels et des points de compétences. Votre personnage pourra être meilleur en constitution, en force, en agilité, en dextérité, en sagesse et en intelligence. C’est à vous de choisir. Il est important de faire un bon équilibrage. Car ce jeu n’est pas facile. Du moins au début. Préparez-vous à mourir un bon paquet de fois face à des mobs. Même contre des petits. Ça peut être rageant les premières heures. Ils ne nous laissent jamais tranquille quand on ose se balader. Ils sont partout, ils sont chiants. On ne peut pas se promener tranquillement. Et notre barre de santé ne monte pas toute seule. Pour ça, nous avons des potions et de la nourriture. Mais faut en avoir. Une bonne préparation est très importante. On ne devient pas un aventurier ou une aventurière d’un simple claquement de doigts.

En biomes on retrouve du classique avec la forêt, les marécages, la neige, le volcan, des plaines, le désert…Basique mais avec le moteur graphique du jeu ça rend très bien. Le jeu est loin d’être moche. Là où c’est dommage c’est pour la taille des biomes. Bien qu’il soit possible de choisir leur taille au début d’une nouvelle partie, même dans la taille la plus importante, ils sont bien trop petits. On en fait très vite le tour. Au début vous allez avoir un peu de mal sur l’inventaire. Ils sont nombreux avec tous les crafts possible, l’équipement de notre personnage, les compétences, la map…Beaucoup de menus à gérer. Il faudra un petit peu de temps d’adaptation pour bien se familiariser avec. Autrement dans le jeu ça se joue bien. Les commandes sont simples et précises.

Portal Knights se joue bien en solo mais il est conseillé d’y jouer minimum à deux joueurs. C’est plus drôle et on vie la même aventure. Encore une fois nous vous le rappelons, n’oubliez pas qu’il vous faut deux manettes différentes pour pouvoir y jouer à deux. Ce sera moins lassant d’être à plusieurs que seul.

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