MXGP3 (Nintendo Switch) – Le test

Le dernier épisode en date de la série MXGP sera le premier jeu de course de motocross à sortir sur Nintendo Switch en cette fin d’année. Il faut dire que le studio milanais Milestone est le seul à proposer une expérience sur consoles pour les amateurs du genre. Après une sortie en mai dernier sur Ps4 et One, nous avons pu essayer cette version Nintendo Switch de MXGP3 désormais disponible aussi bien en boutique que sur l’eShop, le portage est-il de qualité ?

Mine de rien, en quelques mois seulement la Nintendo Switch dispose d’un catalogue varié au niveau des jeux de courses avec Mario Kart 8, Fast RMX, Cars 3 ou encore récemment Gear.Club Unlimited. Cette fois-ci c’est un genre encore plus spécifique destiné aux amateurs de motocross avec MXGP3. Les équipes se sont tournées vers l’Unreal Engine 4 pour nous proposer un titre plutôt orienté arcade que simulation. Avant de détailler les différents modes de jeu, on remarque déjà que le titre est assez décevant graphiquement. Il y a un flou constant qui rend vraiment très mal à l’écran. Les effets de lumière ou de pluie sont catastrophiques et les premières courses ne mettent pas vraiment en confiance.

Une fois évacuée cet aspect-là, heureusement manette en main c’est fluide. Les débuts sont assez déroutants, il faut en effet un peu de temps pour bien maitriser le gameplay et éviter les sorties de route. Autant dire tout de suite que la moindre erreur ne pardonnera pas. Les virages ne sont pas évidents à négocier, de même sous la pluie avec un sol plus glissant, les contacts peuvent également vous faire chuter. Les circuits se déforment même lors de multiples tours et c’est un bon point, cela rend le jeu d’autant plus réaliste. L’IA s’en sort plutôt bien, malgré des réceptions parfois douteuses, il arrive régulièrement de voir des pilotes chuter. On note également pas mal de temps de chargement assez long entre les courses.

MXGP3 embarque tous les pilotes, motos et circuits de la saison 2016 et non 2017, y compris le Monster Energy FIM Motocross des Nations. Pas mal de modes de jeu à commencer par le traditionnel Mode Carrière sous forme de saison. Vous débutez en tant que jeune pilote avec un agent personnel pour vous décrocher les meilleurs contrats. On choisit ainsi un sponsor qui nous fixe des objectifs, on commence en catégorie MX2. L’objectif est donc de grimper dans le classement et d’accroître sa notoriété et se mesurer à d’autres pilotes pour devenir le nouveau Champion du Monde de MXGP. Ce mode devient vide classique et peine à se démarquer ne serait-ce que dans sa mise en scène. Au final, on signe des contrats, on peut rejoindre d’autres écuries, on améliore sa réputation mais c’est assez linéaire.

On gagne ainsi de l’agent à chaque course et on peut ensuite acheter de nouvelles bécanes et les personnaliser. De ce côté-là, MXGP3 s’en sort bien, il y a un degré de personnalisation assez complet des pilotes et des motocross. Votre personnage aura son propre nom, numéro et couleurs mais ce n’est pas tout puisque les différents équipements sont modifiables. Les casques, lunettes, combinaisons, bottes et protège-cou ont un panel de marques et couleurs assez riches. Rien de très surprenant mais pour les amateurs du genre c’est appréciable. Côté moto, il en va de même pour l’apparence, les diverses pièces comme le guidon, l’échappement, les pneus, les jantes, les suspensions… tout est personnalisable et vous aurez le choix entre plusieurs marques (Honda, Husqvarna, Kawasaki, KTM, Suzuki, tm Racing, Yamaha) et diverses cylindrées. En MXGP, on a du 450cc 4 temps ou 250cc 2 temps et en MX2, le jeu donne accès à des 250cc 4 Temps et 125cc 2 Temps. Globalement, c’est plus de 300 items officiels de plus de 75 marques soit 40% d’éléments personnalisables supplémentaires par rapport à l’édition précédente.

Du côté des autres modes de jeu, on retrouve un mode Grand Prix avec choix du pilote, circuit et autres paramétrages. Un Mode Championnat avec tous les pays et circuits qui vont avec et un mode Contre-la-montre. Il y a également la possibilité de s’entraîner librement avec le mode Compound sur un terrain libre. Enfin, le mode Monster Energy FIM FXoN qui permet d’affronter 5 nations, chacune avec trois pilotes des catégories MXGP, MX2 et Open. En termes de contenu c’est plus que correct même si on note l’absence du mode multijoueur présent dans les autres versions. Le jeu est uniquement jouable en solo et peine quand même à convaincre sur la durée tant les sensations ne sont pas terrible. Oui le gameplay fait beaucoup appel au freinage et à la trajectoire mais les sauts et réceptions ne sont pas évidents à maîtriser, les contacts font doucement rigoler.

Le titre dispose tout de même des vibrations HD, ce qui est agréable pour bien sentir la puissance des motos. Les débuts sont laborieux mais les développeurs ont tout de même intégré des composants sympathiques comme le départ avec l’embrayage enfoncé qui demande un bon timing. Les whips et scrubs sont bien jolis mais ne rapportent aucun point supplémentaire et là encore c’est assez dangereux en pleine course. Côté bande-son, les menus sont cools mais les bruits des motocross deviennent vite usants pour nos oreilles. Quoiqu’il en soit, pas besoin d’être un connaisseur pour pouvoir y jouer, les lacunes techniques se ressentent beaucoup avec du clipping assez prononcé mais si on fait abstraction de cela, on obtient un jeu correct mais sans plus, on attendra la prochaine version.

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