The Escapists 2 (Nintendo Switch) – Le test

Vous aimez les jeux de gestion/simulation ? Vous tombez au bon endroit ! Le premier The Escapists a fait un très beau parcours. Début du projet sur le site de financements participatifs Kickstarter datant déjà de 2013, quatre ans seulement après l’ouverture du site. Le projet a récolté 7.131£ pour une demande de 3.000£. Sa sortie sur Steam à été un succès et a attiré l’attention du PDG de l’éditeur Team 17 Digital Ltd. Le jeu a été refait avec le célèbre moteur Unity afin de pouvoir l’amener sur plus de supports sur PlayStation 4, Xbox One, Xbox 360, iOS et Android. Après plus de 4 millions de téléchargements et une sortie en physique sur presque tous les supports, sa suite débarque le 22 août 2017 sur Steam et le 11 janvier 2018 sur la Nintendo Switch.

Le début commence avec une belle scène au bord de la plage avec un gars qui nous parle de comment il a réussi à s’échapper de prison. Il se nomme Robinson et ressemble étrangement à Robinson Crusoé. C’est un ex-taulard lui ? On en apprend des choses ! Ce début de scénario est le tutoriel. On joue la scène d’évasion. Ce mode d’entraînement est très bien fait. Il n’est pas obligatoire mais nous vous le conseillons au risque d’être perdu(e)s dans ses nombreux mécanismes de gameplay par la suite. Parce que oui, vouloir partir d’un établissement sous haute sécurité ça demande pas mal d’objectifs. En quelques minutes on apprendra à devenir un vrai prisonnier. Déplacer des meubles pour monter dessus. Avec une pince il faut couper les grilles de ventilation pour entrer dans les bouches d’aérations. Avec une pelle creuser pour aller sous terre et se faufiler dans les galeries souterraines pendant que l’alarme sonne avec le niveau maximal d’urgence. Sortir par un autre passage et se retrouver sur le parking de la prison heureux, on coupe le grillage et bonjour les vacances au soleil ! Voilà comment ça débute.

Robinson n’est pas le personnage principal et ne va pas être celui qui va faire toutes les prisons du globe. Un système de personnalisation avec plus de 300 options peut servir à créer n’importe quel personnage ou même vous ou vos connaissances en écrivant les vrais prénoms avec des options sur les cheveux et leurs couleurs, la couleur de peau, mettre des accessoires. Ce n’est pas ça qui va changer le gameplay mais c’est toujours bon à prendre de pouvoir rendre son protagoniste à son image.

Dix prisons sont disponibles (onze en comptant le tutoriel). Contrairement au premier épisode, cette suite met les petits plats dans les grands. Bien qu’on se retrouve toujours dans un milieu carcéral, les développeurs ont réussi l’exploit de nous mettre des environnements variés. Être un détenu finalement ça nous fait voyager ! On devra s’échapper de prisons classiques, dans un train, sur un bateau, dans une prison enneigée, dans un avion….De quoi enlever une certaine lassitude des zones. Pour les gens qui ont fait le premier épisode c’est une vraie surprise. C’est ce qu’il fallait pour avoir une suite plus audacieuse. Et c’est très bon ! Cela va peut-être être étonnant pour vous de lire ça mais ce The Escapists 2 fait curieusement penser à la série Hitman. Pas pour l’infiltration, quoi que il peut y en avoir un petit peu quand on tente de s’infiltrer dans les cellules des autres détenu(e)s pour fouiller dans leurs bureaux sans que les gardes nous voient mais il a beaucoup de ressemblance avec. Déjà la map est pareille. On peut voir les déplacements de tous les PNJ (les gardes, les prisonniers, les médecins…) en direct à partir de la carte et on peut voir les différents étages et sous-sols. Ce sera bien utile. Mais on peut également assommer n’importe qui. Les objets comme les pioches ont une durabilité. Au bout d’une trop grande utilisation, elles se cassent. Ne tombez pas en rade au mauvais moment.

Dans chacune des prisons le but final est toujours le même. Seule l’architecture des prisons change. Il va vous falloir les connaître, savoir l’emplacement des salles importantes, où se situe votre cellule, comment est équipé le système de gardes et d’alarmes. Elles seront de plus en plus difficiles. Mais grâce au crafting, il peut y avoir plein de choix pour partir de cet enfer. Une tonne d’objets peut être récupérée et grâce à eux on peut en créer d’autres. Il y a beaucoup de choses à faire mais les journées passent bien trop vite. Les moments de repos sont courts et pas assez nombreux. On devra toujours suivre l’heure de la journée et respecter attentivement les événements de routine. Voici comment se présente une journée dans une prison et ses interactions nombreuses :

-À 7h du matin c’est l’heure de l’appel. Tous les prisonniers doivent se joindre en troupeau devant les gardes. Celui ou celle qui manque aura de graves soucis.
-À 8h c’est le petit-déjeuner. Direction la cantine. On prend notre plateau et on va s’asseoir à une table. Régulièrement éclatent des combats entre les PNJ. Prisonniers contre prisonniers ou prisonniers contre gardes. Ça peut faire mal et si un perd connaissance, les infirmiers l’emmènent à la salle d’urgences. Soit on peut participer au combat pour défendre une personne avec qui on est lié d’amitié puisque qu’un système de liens existe entre chaque PNJ ou alors on baisse notre tête devant notre assiette avec la bouffe dégueulasse dedans.
-De 9h jusqu’à midi, c’est repos. C’est le moment idéal pour concevoir nos plans d’évasion. Faire du commerce avec des commerçants pour s’acheter divers objets et armes (comme un balais, ça peut faire mal un coup derrière la tête), fouiller dans les cellules, organiser notre bureau de cellule avec nos nombreux objets mais pas possible d’en avoir plus d’une dizaine au total, il va falloir faire des choix), repérer les routines des gardes, crafter, on a toujours quelque chose à faire.
-À midi c’est l’heure de déjeuner. On retourne à la cantine, aucun changement.
-De 13h à 15h c’est le boulot. On va voir les gardes, on peut gagner des pièces de cette façon. Ça peut aussi être le sport. Dans cette salle on peut choisir l’exercice de notre choix et avec un simple mini-jeu en appuyant sur les bons boutons on gagne de la force. Chaque effort nous fait perdre notre pourcentage de santé, de force (et aussi d’intelligence, pour cela il faut faire un tour à la case bibliothèque et lire des livres). Si le personnage est trop fatigué il ne pourra pas faire de sport. Plus tard il peut aussi être l’heure de la douche.
-De 15h à 17h, repos ! Les détenu(e)s qui ont un point d’exclamation vert au dessus de leurs têtes indiquent qu’ils ont une quête annexe pour nous. Rien de bien passionnant et toujours les mêmes au bout d’un moment. Machin vous demandera d’aller lui récupérer tel ou tel objet, Germaine vous demandera d’aller donner une lettre à quelqu’un d’autre. Ou un peu plus fun, boucher les toilettes, mettre un pauvre rat mort dans un bureau ou moins drôle frapper une personne qui est notre ami. Si vous ne les faites pas correctement, cette même personne aura une mauvaise opinion sur votre pomme.
-De 17h à 18h on dîne.
-De 18h à 22h, repos !
-De 22h à 23h c’est l’appel du soir. Comme pour le matin c’est pareil et les gardes désignent deux prisonniers pour une fouille de leurs cellules. Attention à ce que vous cachez.
-Et pour finir une journée, à 23h c’est l’extinction des feux et nous avons quelques secondes pour revenir à notre cellule.

Cet emploi du temps changera en fonction des prisons. Il n’est pas toujours à l’identique. Vu comme ça on peut se dire qu’il y a finalement du temps avec toutes ces heures de repos. Oui mais l’heure passe très vite. Et si on ne suit pas les routines, on se fait prendre par les gardes. Ce qui laisse peu de temps en réalité. Surtout que pendant votre première prison qui se nomme Center Perks 2.0 (à ne pas confondre avec Center Parcs) et si vous les faites dans l’ordre, même en ayant fait le tutoriel vous allez être un peu perdu face à tout ce qui est possible de faire. Dans le tuto tout était expliqué par une flèche d’indication. Maintenant la flèche sert uniquement pour les routines. Tout le reste c’est à vous de vous débrouiller. Vous n’aurez aucune aide. Votre seule aide sera votre cerveau. Comme dans Hitman (oui, encore lui !), vous aurez plusieurs possibilités de finir un niveau avec plusieurs moyens d’échappatoire. Le seul petit indice est le nom que porte cette évasion dans le menu du jeu. Chaque prison a sa fiche avec des clés à obtenir. En réunissant ces évasions, on en remporte une. Elles sont importantes puisque c’est grâce à elles que vous pourrez débloquez la suite des prochaines prisons. La dernière vous demandera d’avoir en poche jusqu’à 10 clefs !

Dans une prison il est heureusement normal que la sécurité soit la plus haute possible. Surtout avec des lascars pareils qui font le bazar tous les jours. Comme dans un certain GTA, un système d’étoile vous indique la sécurité actuelle. Allant de une à cinq étoiles. Il faudra faire gaffe aux gardes, aux chiens et jusqu’à avoir l’intervention du SWAT ! On ne rigole plus ! Pour chaque prison il faut réfléchir, déjouer la sécurité, comprendre comment ça fonctionne et se faire la malle ! Les idées sont intéressantes. Le principe est bon et le jeu est bon. Quoi de mieux ?

Pour avoir un contenu encore plus vaste, un mode local 2 joueurs en écran partagé à gauche et à droit et jusqu’à 4 joueurs en coopératif et un mode versus en ligne. Avoir son pote dans la même prison voire même peut-être son frère, ça ne vous rappelle rien ? La version PC inclut un mode depuis début décembre 2017 incluant une mise à jour qui permet d’avoir un éditeur de prison. Actuellement il y en a près de 10.000 disponibles avec de chouettes architectures. On espère que la version Switch aura cet ajout prochainement. De quoi rendre la durée de vie déjà assez conséquente à l’infini. Cette version PC a également plusieurs DLC comme une belle ambiance en mode Halloween et aussi une map Noël. Comme c’est mignon ! Ça devrait venir bientôt. Il n’y a aucune raison que ce ne soit pas le cas. Il y a de l’argent au bout !

Conclusion
The Escapists 2 est un jeu de gestion/simulation complet avec du challenge si vous souhaitez le faire à 100%. La répétitivité peut se faire ressentir mais les prisons, les situations sont suffisamment variées et nombreuses pour prendre du plaisir à jouer tout au long de sa campagne. La version PC était déjà excellente, cette version Switch est de même qualité avec de nombreux points forts.
Points positifs
  • Les prisons sont variées dans leurs thèmes et grandes avec plusieurs étages, tunnels souterrains et les extérieurs.
  • Le système de craft comprenant plein de sortes d’objets.
  • Les nombreuses interactions entre notre emploi du temps, avec les PNJ, les gardes.
  • Déjouer les systèmes de sécurités et les gardes.
  • Les prisons vivantes. Les PNJ parlent dans des bulles sans arrêt façon humoristiques.
  • Plusieurs solutions pour s’échapper.
  • Mode local et online inclus.
  • Les musiques.
Points négatifs
  • Les journées défilent bien trop rapidement. Trop de routines à suivre.
  • Pas beaucoup d'indices.
  • Des quêtes secondaires...très secondaires.
  • Pas de possibilité de créer ses propres prisons et de les partager comme pour la version PC.
8
Génial
Ecrit par
Je m'appelle Julien alias ToxicGamer. Je suis un passionné, un amoureux même (c'est plus joli que de dire passionné) des jeux vidéo depuis l'âge de 6 ans (et pour être plus précis de tout ce qui entoure les produits culturels). J'ai commencé avec une Nintendo 64 et depuis, j'ai eu toutes les consoles de salon et portables du constructeur. Jusqu'à aujourd'hui où j'ai les yeux remplis d'étoiles en voyant ma Switch. J'aime aussi les autres constructeurs. Je ne suis pas un fanboy ni un pro...(insérez une marque). Je suis avant tout un joueur. Ma passion : jouer, découvrir des univers enchanteurs ou réalistes à travers un écran et faire partager mes goûts avec d'autres passionnés sur le web :) Pour finir, ma devise serait : vive les jeux vidéo, vive le partage de notre passion et vive l'interactivité du web entre nous, joueurs et joueuses.

9 Comments

  1. Merci pour le test. Est ce que le mode coop local est jouable avec qu’une seul paire de joycon ou faut il deux manettes ?

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    • Avec plaisir. Le mode local à deux joueurs peut se jouer avec une seule paire de Joycon 🙂

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  2. c’est un excellent jeu, on y joue avec des potes en local sur pc depuis cet été, et c’est vraiment bon! Pour les amis qui aiment les trucs un peu complexe prise de tête, on s’y croit, à sfaire des plans d’évasion, qui parfois se construisent sur de longs échanges, gros risques pour copiers les clés!Et tout ces efforts peuvent s’envoler d’un coup si on se fait attraper!
    je recommande à tous 😉

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    • J’approuve ! Merci pour ce commentaire et bonnes évasions entre potes 🙂

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  3. Merci pour le test. J’ai vu sur plusieurs forums que le jeu avait tendance a crasher sur Switch, ça vous ait arrivé ?

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    • Pas de souci 😉 Pour notre part nous n’avons eu aucun crash en plusieurs dizaines d’heures de jeu.

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  4. Super article.
    Petite question, les prisons en coop (local ou multi) sont les mêmes qu’en solo ?
    Donc si on les a fais en solo, ça devient un peu répétitif de les faire en multi ?

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    • Merci 🙂
      Effectivement ce sont les mêmes prisons en solo ou en local et multi. C’est pour cette raison que dans les moins il est écrit qu’il manque la fonction de pouvoir créer et jouer les prisons de la communauté 😉

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  5. Heu yo j’ai une question on est obligé de prendre le on ligne pour jouer en local?

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