Death Squared (Nintendo Switch) – Le test

Les jeux de réflexion en coopération ne manquent pas sur Nintendo Switch. Overcooked, Snipper Clip, en sont de bons exemples mais aujourd’hui, c’est sur Death Squared, édité par les Australiens de chez SMG Studio, que nous allons nous pencher. Prenez votre gamelle et votre tenue de superviseur, et allons travailler chez Omnicorp !

Vous incarnez IRIS, une intelligence artificielle qui doit déplacer des robot-cubes à travers une multitude de tableaux, afin de les mener chacun jusqu’à un cercle correspondant à leur couleur, pour pouvoir passer au stage suivant. Bien entendu, chaque stage est un puzzle à résoudre et chaque fois qu’un robot tombe dans le vide ou est pris dans un piège, il faut recommencer le niveau du début.

3 modes de jeu : Story, Party et Vault.

Dans le mode histoire, chaque matin, Dave, un employé de chez Omnicorp qui est chargé de superviser les tests sur l’IA que vous êtes, vous demande donc de charger le programme Death Squared pour que vous puissiez effectuer votre tâche. Durant cette expérience, Dave et IRIS en profitent pour discuter ensemble, ce qui nous permet d’en connaitre un peu plus sur le scénario mais aussi de découvrir les personnalités assez originales de nos deux protagonistes, tout cela avec un humour plutôt fin. Si vous jouez seul, vous devrez diriger chacun des 2 robots avec son Joy-con correspondant et si vous êtes deux, chacun pilotera son robot. Petit fait amusant, bien souvent, le Joy-con gauche pilote le robot situé à droite et inversement ; donc si vous n’êtes pas ambidextre ou batteur dans un groupe de pop, il vous arrivera fréquemment de démarrer un niveau en dirigeant le mauvais cube dans la mauvaise direction et, pourquoi-pas, tomber dans le vide. Il en va de même avec la manette pro, compatible avec le jeu ; un joystick analogique par robot.

Dans le mode Party, c’est quatre robots qui devront atteindre le cercle correspondant à leur couleur. En plus des robots rouge et bleu, viendront s’ajouter le jaune et le vert. Vous l’aurez donc deviné (ou pas), dans ce mode, vous pourrez jouer seul ou à deux, trois voire quatre amis. Quoi qu’il en soit, ce seront toujours quatre robots-cubes qu’il faudra mener à destination.

Enfin, le troisième mode de jeu, nommé Vault et qui comporte une trentaine de niveaux,  ne sera accessible, à deux joueurs que lorsque vous aurez fini le mode histoire (80 niveaux) et à quatre joueurs, une fois le mode Party terminé (40 niveaux). Avis aux amateurs, ce mode de jeu est très difficile et mettra vos nerfs à dure épreuve.

Du Gameplay !

A ce stade de notre test, peut-être que vous vous dites que Death Squared n’a rien de vraiment révolutionnaire et que d’amener des robots-cubes d’un point A à un point B ne doit pas être si compliqué que ça. Et bien si c’est le cas, détrompez-vous !

Tout d’abord, vos mignons petits robots évolueront sur des cubes de métal assemblés les uns aux autres pour former une plateforme suspendue dans le vide. Vous l’aurez compris, sortir du cadre entrainera une chute mortelle. Ensuite, de nombreux pièges seront là pour vous compliquer l’existence. Par exemple, des pilonnes arborant chacun la couleur de vos robots, seront parfois présents et ils auront la particularité de faire exploser tout autre bot de couleur différente et se trouvant sur le chemin de leur rayon laser. Le seul moyen de leur échapper étant de déplacer un objet sur la trajectoire du rayon ou encore de bien placer son robot de la même couleur pour qu’il canalise le rayon sur lui. Lorsque vous serez seul à jouer, il faudra certaines fois piloter vos cubes en simultané et si vous êtes à plusieurs, la clef du succès se trouvera dans la communication et la coordination. Sans cela, crise de nerfs et fin d’amitiés seront au rendez-vous, et on vous aura prévenus.

Il en sera de même pour de nombreux autres mécanismes car les pilonnes électriques ne sont pas les seuls pièges qui caractérisent de ce puzzle-game. Outre les cubes métalliques constituant les plateformes sur lesquelles vous évoluerez, d’autres cubes ont leur importance dans Death Squared ; ceux-ci sont transparents et une fois encore, ils portent les couleurs des robots présents dans le tableau. Leur particularité c’est que vous passez au travers s’ils portent la même couleur que votre robot mais qu’au contraire ils seront rigides pour les robots de couleurs différentes. C’est très ingénieux car vous ne pourrez pas accéder à toutes les parties d’une plateforme suivant le robot que vous piloterez. De plus, dans certains puzzles, les cubes transparents se déplaceront en même temps que vous, ce qui vous permettra de les amener à un endroit stratégique d’accès mais en évitant de pousser les autres robots dans le vide, car eux, ne passeront pas à travers. Autre exemple, il faudra parfois que vous vous débrouilliez pour qu’un robot se retrouve sur la tête d’un autre, afin que le second transporte le premier en marchant sur un cube de sa couleur. D’autres pièges et mécanismes plus vicieux les uns que les autres sont au rendez-vous, mais comme d’habitude, nous ne spoilerons pas.       

Le graphisme de Death Squared est très épuré. Dans un style très futuriste, vous évoluez sur des plateformes composées d’une somme de cubes métalliques suspendus dans un vide flouté/bleuté. Les robots, sont également cubique et ressemblent à des dés à jouer en ferraille, allant jusqu’à porter un numéro de un à quatre (suivant combien vous en avez) représenté par un point, comme sur les dés de six. Le tout est très propre et dès le début du jeu, vous pourrez personnaliser vos cubes en les affublant d’un chapeau aux multiples formes (cochon, caisse remplie de tomates, poop, poulet et bien d’autres) mais aussi en leur ajoutant une moustache et/ou des peintures de guerre. Une fois encore, cela souligne une grosse dose d’humour dans ce titre de SMG Studio. 

Une des forces de Death Squared réside inexorablement dans son gameplay. Que ce soit seul ou à plusieurs, vous comprendrez très vite que c’est le genre de jeu où l’expérience sera égale a la somme de vos échecs. Très souvent, c’est en déplaçant vos robot que vous découvrirez l’impact que cela produit sur votre environnement et les autres protagonistes. Très souvent il faudra mourir pour savoir comment fonctionne le stage et recommencer en évitant les pièges. Cela peut être très frustrant si cela arrive au dernier mètre avant la sortie, mais la difficulté montant crescendo, vous entrerez petit à petit dans la tête de ces sadiques de SMG Studio, et lorsque vous anticiperez un piège avec succès, la gratification personnelle sera au rendez-vous.

Si l’on regarde d’un peu plus près la maniabilité du jeu, le soft a été bien pensé. A plusieurs, rien de bien spectaculaire, puisque chacun prendra sa manette; Joy-con (entier ou pas) et/ou manette pro. En revanche, si vous êtes un Hermite psychopathe qui n’a aucun ami ou un genre de Sam Gardner ou encore, qu’a l’issue de quelques parties multi-joueurs, vous ayez perdu tout contact avec vos proches, vous pouvez jouer seul à tous les modes de jeu et ce, même si vous décidez d’entamer les tableaux avec quatre robots, et une seule manette. Il vous suffira d’en diriger deux, avec chaque joystick analogique et de diriger les deux autres de la même manière, en maintenant la gâchette droite ou gauche. Nous avons essayé et au début on se sent un peu comme Edward aux mains d’argent essayant de manger avec des couverts, mais en persistant un peu, cela devient très maniable, même si le cerveau en prend un coup !

La bande-son de Death Squared est comme son graphisme, très épurée et on pourrait la qualifier de style ambiante/électro ce qui colle très bien avec le style jeu. Ainsi vous pourrez garder votre calme et réfléchir en toute tranquillité. La quasi-totalité de l’OST est jouée avec la même banque sonore de nous ne savons pas quel synthé, ce qui vous donnera l’impression d’entendre toujours le même morceau, mais c’est bien sept titres qui ont étés composés par Brad Gentle.

Conclusion
Death Squared est un jeu qui mettra vos méninges et votre dextérité à rude épreuve, où le nombre de fois que vous mourrez est comptabilisé et où il n’est pas impossible que vous vous fâchiez avec les gens que vous aimez. Les graphismes sont simples mais efficaces, dans un style futuriste très sympa, la musique apaisante, bien que répétitive et le mot coopération prend tout son sens lorsque vous jouez à plusieurs. Les solitaires n’ont pas été lésés, puisque l’intégralité des 150 niveaux est jouable à un joueur et une seule manette. Les pièges sont tordu, mais la difficulté monte progressivement ce qui permet de d’évoluer à son rythme. Enfin il est vraiment utile de souligner que le jeu contient une bonne dose d’humour aussi bien dans les skins que vous pouvez attribuer à vos robots que dans l’échange verbal (sous-titré en français) tout au long du jeu, entre Dave qui a ses petits défauts d’ humain et IRIS, l’intelligence artificielle qui elle est très cartésienne.
Points positifs
  • Beaucoup d’humour.
  • Le mode coop à quatre joueurs.
  • Beaucoup de casse-tête.
  • Difficulté progressive mais réelle.
Points négatifs
  • Musiques répétitives et peu variées.
  • Absence de coop. online.
8
Génial
kabuki76
Ecrit par
Joueur depuis la Nintendo Entertainement System, je n'ai jamais laché les manettes de la Firme Japonaise.

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