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ChromaGun (Nintendo Switch) – Le test

Les jeux de réflexion commencent à venir en nombre sur la Nintendo Switch. Après avoir fait le jeu Can’t Drive This sur PC (d’ailleurs il pourrait très bien débarquer sur la Switch), voici ChromaGun, un jeu qui ressemble comme deux gouttes d’eau au si célèbre Portal rien qu’en voyant la direction artistique avec les salles très blanches qui emmènent les joueurs d’épreuves en épreuves. Mais il suffit de jouer les premières minutes de jeu pour constater qu’à part sa patte graphique ils sont en réalité bien différents.

Êtes-vous prêt(e)s à survivre et à bien utiliser votre cerveau durant ces nombreux tests ? C’est ce qu’on va voir. Vous êtes ici pour suivre un long test. Alors quel est le principe de ChromaGun ? Son idée de base est toute bête. Comme unique outil nous avons un pistolet au même nom que le jeu. Vous êtes dans un laboratoire au nom de ChromaTec! d’une industrie militaire et votre but est de tester leur toute dernière technologie révolutionnaire. Tel un rat de laboratoire. La conception du pistolet est très simple au début, vous verrez. La première version n’a qu’une seule couleur, le jaune. En appuyant dessus, il tire des boules de peintures jaunes. Mais pour aller de salles en salles, les portes sont toutes verrouillées. Pour les ouvrir il faut réussir à faire avancer des sortes de mines. On les appelle les WorkerDroid. Mais elles ne bougent pas aussi facilement. Si un bout du mur est de couleur jaune, il faut rendre la mine jaune. Elles sont au départ blanches. Ce qui crée une interaction entre la mine et la « planche » du mur, elle est comme guidée à un petit socle en métal par terre. Il faut que la mine aille à cet endroit précis ce qui déverrouillera la porte pour continuer votre chemin.

Jusque là vous devriez réussir sans faute. La première partie est simplement un entraînement pour bien prendre en main ce ChromaGun. Les choses se compliquent par la suite. Vous aller avoir un gun amélioré de nouvelles couleurs. Le bleu et le rouge. Mais le mélange de couleur est réalisable. Petit cours scolaire pour le rattrapage :

Mettez-y du rouge et du bleu sur une même planche ou sur la mine et vous obtiendrez du violet.
Mettez-y du rouge et du jaune et vous aurez de l’orange.
Mettez-y du bleu et du jaune et vous allez créer du vert.
Petite difficulté pour pimenter un peu plus les règles : si vous mélangez deux couleurs qui ne donnent pas de résultat, plus de couleur. L’endroit deviendra un noir obscur et il ne vous sera plus d’aucune utilité. Il sera comme « mort ». Faites donc bien attention à ne pas faire des couleurs n’importe comment. Le retour en arrière n’existe pas et vous n’aurez pas de checkpoint entre les salles. Pour le refaire, il faudra mourir. Mais vous ne souhaitez pas en arriver là, n’est-ce pas ?

Alors dans votre cas on préfère vous préciser à l’avance avant de vous jeter dans le feu de l’action qu’au début les mines sont inoffensives. Par la suite, en revanche, certaines sont de véritables mines et elles vous suivront comme un petit toutou partout où vous irez. Au premier contact entre vous deux ça vous fera bizarre avec de petits picotements puis au deuxième contact vous verrez votre vision devenir rouge et après vous connaissez la suite, on préfère ne pas vous le dire. On préfère voir les sujets s’en sortir indemne. Ne soyez pas dans l’autre côté, svp. Pour le bien de ChromaTec!.

Vous devez vous dire, assis bien confortablement sur votre siège, que si c’est seulement à rendre de même couleur un mur et une mine, c’est super simple. En effet, c’est simple. Mais nous aimons le challenge. Et les socles sur le sol dont nous vous parlions précédemment sont très importants et leurs emplacements seront dispersés de façon plus difficile. Voyez la salle. Une assez grande. Au centre est situé le fameux socle métallique. Si vous vous rappelez bien, pour ouvrir la porte est de créer une « route » à la mine pour qu’elle soit comme aimantée au centre. Mais là où ça se complique c’est que toutes les planches de murs ne peuvent pas se mettre en couleurs. Ce sont celles avec des motifs blancs hexagonaux. Les planches possibles sont celles qui sont toutes blanches. Ce qui limite considérablement les possibilités puisqu’elles sont moins nombreuses que les planches avec les motifs. Et pire, il faut faire bouger la WorkerDroid au centre. Il faut comprendre qu’en créant une couleur sur le mur, par exemple le bleu, l’espace vide entre la mine et le mur il y a un trait bleu, un fil. C’est la liaison entre les deux. Alors il faut parvenir à envoyer la mine au centre de la pièce et qu’elle reste fixe sur le socle sans la faire revenir à son emplacement initial ou ailleurs. La solution est simple. Il faut créer quatre planches de mur (une planche par côté) et comme ça la mine aura ses quatre fils qui la maintiendront bien au centre. Vu de comme ça c’est peut-être pas très compréhensible mais une fois sur le terrain on comprend vite. Le problème sera de réussir à comprendre comment résoudre ces énigmes par la suite qui seront de plus en plus complexes. Nous voulions que vous soyez l’Elite.

Au total vous devrez faire huit chapitres composés de plusieurs étages et de plusieurs salles. La durée de votre expérience peut être très différente suivant les sujets. Votre seul ennui à propos de cette expérience sera justement peut-être la répétition du concept de ce laboratoire. Bien que le challenge varie de temps à autres avec les mines qui nous suivent, des salles qui se passent dans le noir, être confronté au feu ou à des grosses épreuves, ça peut devenir lassant. Mais c’est comme ça pour tous types de casse-tête. À partir du moment que vous aimez le concept, ça passe largement. L’expérience ne dure pas non plus 15 heures. Pour vous mettre un peu de musique dans la tête vous aurez des morceaux bien sympas, un peu comme de la « Trance » mais en plus calme. Ça va bien avec l’ambiance.

Conclusion
ChromaGun est un jeu de réflexion qui peut devenir addictif du moment que vous aimez sa progression et jouer avec le mélange de couleurs. Buter plusieurs longues minutes sur une salle et enfin réussir et voir la porte s’ouvrir est un grand soulagement après avoir réfléchi et tenté mille et une astuces. Après pour ne pas être déçu, certes il ressemble à Portal au premier coup d’œil mais ils ne jouent pas tout dans la même cour. Il ne faut pas se dire que vous allez avoir un nouveau Portal. Ils sont bien différents l’un de l’autre. C’est important de le préciser pour éviter les déceptions. Pas de français. Ce qui est embêtant pour un jeu de casse-tête.
Points positifs
  • Ses graphismes épurés, sobres, propres.
  • Le mélange des couleurs devient un petit plaisir.
  • Les salles qui changent : les mines, l’obscurité, le feu...
  • Les épreuves, plus ou moins dures.
  • Les musiques pas prises de tête.
Points négatifs
  • Pas en français. Ni doublages ni sous-titres.
  • Il aurait fallu avoir encore plus de variété, plus de pièges.
8.5
Génial
ToxicGamer
Ecrit par
Je m'appelle Julien alias ToxicGamer. Je suis un passionné, un amoureux même (c'est plus joli que de dire passionné) des jeux vidéo depuis l'âge de 6 ans (et pour être plus précis de tout ce qui entoure les produits culturels). J'ai commencé avec une Nintendo 64 et depuis, j'ai eu toutes les consoles de salon et portables du constructeur. Jusqu'à aujourd'hui où j'ai les yeux remplis d'étoiles en voyant ma Switch. J'aime aussi les autres constructeurs. Je ne suis pas un fanboy ni un pro...(insérez une marque). Je suis avant tout un joueur. Ma passion : jouer, découvrir des univers enchanteurs ou réalistes à travers un écran et faire partager mes goûts avec d'autres passionnés sur le web :) Pour finir, ma devise serait : vive les jeux vidéo, vive le partage de notre passion et vive l'interactivité du web entre nous, joueurs et joueuses.

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