Slain: Back From Hell (Nintendo Switch) – Le test

Sorti sur PC en mars 2016, Slain! n’a pas convaincu son public mais les développeurs ne se sont pas découragés. En effet, une nouvelle version baptisée Slain: Back From Hell est arrivée assez vite pour corriger la majeur partie des défauts. Malheureusement pour nous, la version Wii U a vite été oubliée mais l’éditeur Digerati s’est chargé du portage du jeu développé par Andrew Gilmour sur l’eShop de la Nintendo Switch et Just For Games de l’édition de la version boîte chez nous.

Nous avons donc traversé des mondes désolés bourrés de créatures aussi horribles que mortelles avant de pénétrer dans la forteresse ennemie et réduire à néant les nombreux pièges et ignobles monstres qui s’y trouvent…

Elle est bien mignonne cette petite histoire, mais en quoi consiste ce mystérieux Slain: Back From Hell ? Vous êtes plongé dans la peau d’un héros nommé Bathoryn avec sa chevelure blanche flottant au vent et prêt à en découdre sévèrement avec le seigneur Vroll et ses démons. Le jeu est traduit en français et l’histoire n’est pas très originale mais c’est la balade qui compte et elle ne sera pas de tout repos. Slain: Back From Hell est un action plateformer en 2D avec un challenge prononcé, ou le die & retry est courant à la manière d’un Dead Cells. Vous allez voir l’écran de game over assez souvent, du moins le temps de le prendre en main.

Votre personnage peut donner de multiples coups d’épée, sauter, effectuer une attaque chargée, contrer et reculer. Nous avons aussi un pouvoir pour lancer des boules de magie et une barre de mana conférant une attaque spéciale. Une fois la jauge de mana rempli, il suffit de vous accroupir, appuyer sur R et déclencher une explosion pour infliger des dégâts aux ennemis environnants mais cela vide la jauge de pouvoir. On peut l’a re-remplir totalement lors d’un checkpoint ou en récupérant une sorte d’ange volant dans les niveaux. Sinon, elle se remplie en tuant des ennemis.

Les débuts ne sont pas aisés car il faut apprendre à maîtriser tout cela. Une attaque chargée demande de prendre du recul pour être effectuée et renvoyer les projectiles des ennemis est une obligation pour ne pas mourir trop vite. La parade est à maîtriser très vite pour bloquer les coups, étourdir l’ennemi et porter le coup de grâce. Il y a aussi l’esquive, cette dernière est d’ailleurs assez mal fichue puisque si vous êtes en train d’attaquer, il faudra attendre la fin de l’animation pour qu’elle s’effectue, gros point noir du gameplay.

Aucun levelling pénible, grind déprimant ou artisanat inutile durant votre aventure, on pourra utiliser trois armes uniques pour trucider les hordes de démons. L’épée classique, de feu et de glace viendra donner un peu de variété au niveau visuel sans que cela impacte le gameplay qui reste sensiblement identique. Le patch qui a suivi la sortie du jeu sur Nintendo Switch a apporté le 60fps, ce qui est fort appréciable. Parcourant une terre dévastée et affublée d‘ennemis tous plus horribles les uns que les autres, il vous faudra déjouer de nombreux pièges et les développeurs se sont fait plaisir. Impossible de ne pas se faire one shot tant que l’on ne connaît pas leur emplacement car rien à l’écran n’indique le piège sauf si un ennemi passe dessus.

Côté boss, ils sont presque oubliables et peu marquants dans leur design mais ce n’est pas pour autant que ce sera facile, loin de là. Vous allez mourir encore et encore et il faudra rester concentrer jusqu’au bout. Les checkpoints sont trop souvent mal placés et les niveaux sont très linaires, la faute à un level-design peu recherché. On en vient à la durée de vie avoisinant les 6 heures de jeu et n’offrant pas vraiment de rejouabilité puisqu’il n’y aucun secret à trouver. Le point fort du titre réside dans sa direction artistique en pixel art. C’est vraiment très joli, ça grouille de vie et de détail, beaucoup de sang à l’écran également avec des arrières plans et animations travaillées. Afin de parfaire l’ensemble, la musique est bien entendu empreinte de métal, la bande originale est signée par Curt Victor Bryant, qui n’est autre que musicien dans le groupe Celtic Frost. De quoi vous prendre bien aux tripes et rythmer vos parties.

Conclusion
Difficile de recommander ce Slain: Back From Hell qui reste un jeu très moyen même après sa mise à jour et son portage sur console. Le jeu tourne relativement bien sur la Nintendo Switch mais il reste qu’une simple ligne droite à parcourir sans aucune rejouabilité, des boss oubliables et une écriture médiocre. Pourtant, même si le gameplay est loin d’être parfait voir rageant par moment, il n’en reste pas moins efficace avec une réelle courbe d’apprentissage. Le titre aura du mal à se distinguer de la masse de jeu sortant sue l’eShop car il lui reste bien trop classique. Pourtant il a de sérieux atout comme son pixel art nettement au-dessus des autres jeux dans le même style et sa bande-son métal collant parfaitement à l’univers.
Points positifs
  • Le pixel art très réussi
  • Un gameplay simple mais efficace
  • La bande-son métal
  • Un bon challenge
Points négatifs
  • L’écriture bancale
  • Des niveaux très plats
  • Les pièges cachés
  • L’esquive qui ne s’effectue pas immédiatement
  • Pas de rejouabilité
  • Les checkpoints mal placés
6.5
Correct
Graphismes - 8
Gameplay - 7
Durée de vie - 5.5
Bande-son - 8
Intérêt - 4
Ecrit par
22 ans - Rédacteur/Testeur sur Nintendo-Town - 3DS/Switch/One - Mes licences préférées : Animal Crossing, Layton, Zelda, Pikmin...

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