Monster Slayers (Nintendo Switch) – Le test

Il est des jeux qui arrivent comme ça, sans faire de bruit, qui ne paient pas de mine et qui finalement font preuve de qualités insoupçonnées et laissent une trace durable dans la mémoire des joueurs. Monster Slayers est de ceux-là. Sous ses faux airs de jeu à l’ancienne avec des graphismes en 2D, se cache un rogue-like d’une profondeur inattendue.

Monster Slayers est un mélange de rogue-like, c’est-à-dire une exploration de mondes générés aléatoirement, et de jeu de cartes, on pioche des cartes que l’on utilise pour combattre et défaire ses adversaires. Tout l’intérêt du jeu est de réussir à tenir le plus longtemps possible avec son personnage face aux ennemis que l’on choisit sur la carte avec une difficulté qui va croissante. Tout commence par le choix de son personnage et le choix d’une classe parmi huit de base et quatre à débloquer : voleur, ranger, chevalier, barbare, clerc, sorcier, assassin, maître des bêtes, apothicaire, brute, moine et nécromancien. Le choix de la classe détermine le type de cartes que l’on aura, plutôt orienté combat ou plutôt orienté magie. Bien sûr au fur et à mesure de sa progression, on pourra améliorer ses cartes, et affiner son deck pour ne garder que ce qui pourra nous être le plus utile. Le fait de pouvoir détruire certaines cartes est très intéressant, car, toutes les cartes que l’on joue vont dans la défausse, et quand notre pile de cartes jouables est vide, la défausse revient en jeu.

On retrouve aussi dans Monster Slayers tout ce qui compose les personnages de jeu de rôle, avec une barre de vie qui augmente en même temps que son expérience, des points d’action (AP) qui déterminent le nombre de cartes que l’on pourra jouer par tour, des points de mana (MP) qui permettent de jouer des cartes avec de la magie. En face, nos adversaires jouent des cartes aussi, et ils ont des pouvoirs. Ainsi, certains sont insensibles à la magie, d’autres peuvent nous voler des cartes ou contre attaquer. Au début de chaque run, on a le droit de choisir un sidekick, un personnage qui pourra nous faire bénéficier d’un bonus : gain de bouclier, pioche d’une carte supplémentaire, déluge de feu contre l’ennemi. Attention quand même, ce bonus n’est à nouveau disponible qu’après deux ou trois combats, donc il faut savoir l’utiliser au bon moment.

Les premières parties ne sont pas faciles, on a peu de points de vie, on ne connaît pas les effets de chaque carte ni les combos possibles. On monte d’un ou deux niveaux et on meurt. On se retrouve donc à la case départ avec quand même des points gagnés qui nous permettent de débloquer des bonus communs à tous nos futurs héros. On peut donc choisir de les faire démarrer avec plus de vie ou de leur faire gagner plus de vie à chaque passage de niveau d’expérience, ou encore d’avoir plus de loot contre les boss. Ces améliorations avant chaque nouvelle partie nous permettent de prendre de l’assurance. Le fait de connaître les cartes aussi. Plus on enchaîne les parties, plus on affine sa stratégie, mais avec une limite, le côté aléatoire du jeu. C’est ce qui donne toute sa saveur à Monster Slayers. On rate sa game de peu, donc on y retourne, persuadé de faire mieux et on tombe face à d’autres monstres, avec d’autres cartes et finalement on échoue encore lamentablement, mais on y retourne quand même, et les heures de jeu passent sans qu’on s’en rende compte. Le jeu propose un mulligan avant chaque combat, c’est la possibilité de changer l’ensemble de sa main de départ. On peut même débloquer un double mulligan quand on atteint un certain niveau. C’est intéressant quand on connaît bien son deck car on peut faire de gros dégâts dès le début de la partie.

Les graphismes sont mignons, avec des personnages très typés dessin animé, une grosse tête sur un petit corps. La bande son est suffisamment épique pour nous porter pendant les combats, sans être trop envahissante. Un souci est apparu concernant l’affichage à l’écran. Après avoir vaincu un boss, on obtient un second sidekick pour nous épauler, puis un troisième qui malheureusement apparaît mal à l’écran, car il est caché par ses prédécesseurs.

Conclusion
Sous ses airs très mignon, Monster Slayers cache un jeu de cartes et de rogue like extrêmement addictif, et particulièrement fin sur le plan stratégique. Si vous aimez les jeux de cartes et si le côté aléatoire ne vous fait pas peur, foncez, Monster Slayers ne vous décevra pas. Attention toutefois, le jeu est uniquement disponible en anglais.
Points positifs
  • Un vrai côté addictif
  • La bande son épique
  • Une difficulté croissante
Points négatifs
  • Tout en anglais
  • Petit souci d’affichage des personnages secondaires
  • Histoire insignifiante
8.2
Génial
Gameplay - 9
Graphismes - 7
Bande-son - 7
Durée de vie - 9
Fun - 9

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