Retro City Rampage DX (Nintendo Switch) – Le test

 Retro City Rampage est un jeu qu’on aura vu défiler sur énormément de consoles. Ce jeu indépendant s’inspirant principalement des premiers GTA en 2D est passé partout, même par le WiiWare et le DSiWare. Toutes les consoles de Nintendo depuis l’ont accueilli, la Switch reçoit alors en cet été sa version du jeu de Vblank, jouable du coup en portable comme en salon sans avoir à acheter deux versions (mais les versions Playstation étaient cross buy). Pour ceux qui auraient loupé le jeu depuis, on se lance alors dans le test de cette version Switch de Retro City Rampage DX.

Inspiré par les premiers GTA, dans ce jeu on se retrouve donc dans une ville dominée par le crime. C’est un jeu en 2D alors ne vous attendez pas à une ville immense, ce n’est pas la liberté qui est mise en avant mais plutôt le cheminement du jeu. On incarne “Player”, un malfrat qui se retrouve dans une histoire loufoque assez vite. Le scénario n’est pas du tout à prendre au sérieux, Retro City Rampage présente plus des successions de gags et de références en masse, plutôt qu’un vrai scénario. Les références à Retour Vers Le Futur, Metal Gear, au thème de Mega Man 2, Meat Boy, Paper Boy (via une mission), sont nombreuses, variées, et les développeurs ne s’en cachent à aucun moment tellement c’est flagrant. C’est toujours sympathique pour les fans de ces univers mais il faut avouer que le jeu en fait parfois un peu trop sur ce point.

En dehors de ça le jeu est donc en 2D façon 8 bits, avec la caméra placée au dessus du personnage, même en voiture. Comme dans tout bon GTA, on peut emprunter n’importe quel véhicule et se balader. Les missions sont affichées sur la carte et on peut sauvegarder à tout moment pour s’arrêter. En soi, la ville est assez petite et limitée pour un jeu d’aujourd’hui, ce n’est pas en l’explorant que vous trouverez votre bonheur et vous allez vite enchaîner les missions. Les missions principales sont donc assez drôles et variées. Les secondaires sont nombreuses, on en trouve un peu partout aux principaux centres d’intérêts qu’on nous introduit en début de partie. On peut avoir un arsenal d’armes assez impressionnant et les développeurs ont même inclu un système de couverture pour les gunfights, même si en 2D ce n’est pas très instinctif. On joue vraiment comme dans un GTA en 2D mais avec des contrôles plus souples et plus rapides, il y a par exemple la visée automatique en maintenant enfoncé le bouton de tir.

Le début du jeu part à cent à l’heure mais ça n’empêche pas que tout est toujours bien expliqué. Il y a quelques fautes sur la traduction française, elles auraient pu être corrigées avec les nombreux portages du jeu… Mais on comprend tout et le jeu est simple à prendre en main pour un GTA like en 2D. En revanche les joueurs actuels seront plus ou moins attirés pour rejouer à un jeu de ce type aujourd’hui tant le gameplay est spécial, les jeux ouverts sont tout de même bien plus agréables en 3D de nos jours, il est vrai, surtout au niveau des déplacements des véhicules, c’est peut être le plus gros point noir du jeu. Il est possible de choisir entre deux types de jouabilité pour ces déplacements mais dans les deux cas ce n’est pas brillant. Soit on accélère avec un bouton et on utilise droite et gauche pour tourner même lorsque le véhicule ne nous fait pas face (à la manière des premiers RE), soit on incline le stick dans la direction où on veut aller. Cette dernière option est bien plus instinctive mais ne permet pas de jauger un peu son accélération…

En tout cas, on ne peut pas reprocher à Retro City Rampage un manque de contenu. Les missions se bouclent vite mais il y en a plus de 60 principales, des jobs à faire à droite et à gauche, des missions taxis comme dans GTA, des carnages (où il faut faire le maximum de dégât sur un temps donné) et des objets à trouver pour les plus fans. Si vous voulez tout compléter, il vous faudra une bonne dizaine d’heures. En revanche en ligne droite, le jeu est beaucoup plus rapide. Les missions sont tout de même assez variées, on va toujours d’un point A à un point B comme dans la plupart des jeux du genre, mais on va voir plusieurs personnages qui nous donnent des missions, chacun est un cas un peu particulier.

Au niveau graphique et sonore, le jeu ne se trahit pas en tant que GTA like néo rétro. On a affaire à de la 8 bits boostée assez correcte, sans les ralentissements et clignotements d’un jeu d’époque. La ville n’est pas des plus inspirées mais aurait pu figurer dans un jeu d’époque snas problème. Les images fixes qui servent de cutscene sont beaucoup plus travaillées et plutôt bien faites. Les musiques sont souvent assez speed, comme je disais on a même un thème qui fait très fortement penser à celui de Mega Man 2 et c’est certainement voulu. Sur la réalisation, le jeu se veut donc rétro jusqu’au bout, sans concessions. Il existe même des bordures d’écran façon TV cathodique pour les quelques plans du jeu en 4:3 mais en général le jeu est en 16:9.

Certains se demanderont d’où vient l’appellation “DX” de cette version. Au fil de ses portages, le jeu a reçu plusieurs améliorations et cette version DX est la version ultime de Retro City Rampage, elle était déjà disponible sur 3DS. De nombreux checkpoints avaient été rajoutés par rapport à l’original et il vrai que le jeu est assez permissif. La mort n’est jamais vraiment pénalisante, quand la jauge de vie arrive à épuisement on revient rarement plus d’une minute de jeu en arrière. Au passage, le jeu est bien compatible avec la manette Pro de la Switch pour ceux qui voudraient profiter d’une vraie croix directionnelle.

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