The Journey Down: Chapter One (Nintendo Switch) – Le test

Sorti initialement sur PC en 2012 par le studio SkyGoblin puis progressivement porté sur toutes les plateformes, The Journey Down est un point’n’click tout ce qu’il y a de plus classique découpé en 3 chapitres. Commençons donc naturellement par le premier afin d’introduire l’univers qui fait le charme de ce jeu.

Aventuriers malgré eux

Jeu intégralement doublé et sous-titré en Anglais ou Allemand

Vous voilà donc dans la ville portuaire de St Armando aux commandes de l’un des deux héros, Bwana, lui et son ami Kito se retrouvent à gérer la station essence portuaire de leur père adoptif Kaonandodo mais la gestion n’étant pas vraiment leur priorité ils se retrouvent coupés de leur électricité pour laquelle ils se sont endettés de… 4000 dollars.

En même temps, nous en apprenons sur l’existence de l’Underland, un endroit se trouvant en dessous de la limite du monde (le monde est petit on vous rassure) que les autorités veulent garder et dont il est interdit de faire ne serait-ce que des recherches dessus. Un groupe puissant envoyant ses hommes de mains est également prêt à tout pour découvrir cet Underworld mais ce sera une histoire pour plus tard…

Ce qui va lancer l’aventure pour nos deux compères c’est leur rencontre avec Lina, cette jeune femme est à la recherche d’un journal contenant des informations sur l’Underland qui se trouve comme par hasard dans l’appartement de la station essence de Kaonando, étant dans le besoin afin de rembourser leur facture d’électricité Bwana et Kito se portent alors volontaires pour aider Lina dans sa quête dans l’espoir d’être récompensés. En dire plus à partir de maintenant relèverait du spoil, c’est à vous de découvrir la suite !

Dans l’ensemble au niveau du gameplay vous pourrez contrôler le curseur soit aux joysticks ou alors via l’écran tactile de votre console, les puzzles sont assez logiques et vous ne vous retrouverez donc pas coincés durant des heures même si certaines interactions avec les objets récoltés semblent très farfelues, le comique de situation se dégageant de certains puzzles reflète bien l’état d’esprit très relax de Bwana.

Pour ce premier épisode comptez environ 2 heures de complétion à un rythme « normal » ou vous déclencherez le maximum d’interactions possibles, une durée de vie assez correcte pour le genre et le format épisodique proposé, le cliffhanger final vous donnera forcément envie d’en savoir plus.

Hey yo man !

L’univers à une très forte identité, on ressent tout de même de l’inspiration venant de la saga Monkey Island concernant le comique de certaines situations et l’ironie des dialogues mais aussi de l’excellentissime Grim Fandango, des piliers du genre. Mais cela n’en fait pas pour autant un vulgaire clone peu inspiré, ce qui fait la force de cette aventure est bien son monde très inspiré de la culture Afro-jamaïquaine ainsi que ses personnages attachants.

Kito et Bwana forment un sacré duo qui ne se prend pas la tête et qui ne semble pas très futé à certains moments, notamment Bwana que vous contrôlez qui se balade toujours les mains dans les poches, très calme et insouciant en toutes circonstances, tout le monde le connaît dans le quartier car il y a grandi et cette complicité se ressent dans les interactions que vous aurez avec les locaux.

Le style graphique du jeu est un mélange de modèles 3D pour les personnages en premier-plan, de dessins pour les décors et d’animations toutes très bien réalisées, le tout gardant ce thème Afro-jamaïcain comme vous pourrez sûrement le voir à la tête des personnages, leurs visages sont inspirés de pièces de musées venant directement d’Afrique sub-saharienne, le studio suédois Skygoblin s’étant installé en Zambie durant tout le processus de développement du jeu.

Cette influence ne s’arrête évidemment pas seulement aux graphismes mais à l’audio en général, tous les dialogues sont intégralement doublés par des acteurs jamaïcains avec des accents légèrement exagérés et certains autres personnages que vous croiserez auront des accents caricaturés comme un cuisinier chinois ou encore un portier français. La bande-son vous propose des thèmes mélangeant des sonorités jazz et reggae qui se marient à la perfection apportant un certain cachet permettant d’achever la globalité de l’ambiance unique de ce The Journey Down. Pour ceux qui se seraient attachés à cet univers après la complétion de cette introduction il est bon de savoir que pour les possesseurs du premier chapitre (9,99€) vous bénéficierez d’une réduction sur les chapitres 2 et 3.

Conclusion
L’introduction de The Journey Down vous plonge dans les débuts d’une aventure qui s’annonce folle, l’ambiance générale et les personnages dégagent un certain charme qui saura vous plonger dans cet univers, si ce jeu était sorti à l’époque des LucasArts il ne fait aucun doute qu’il serait aujourd’hui considéré comme une référence dans le genre. On pourra regretter pour les anglophobes l’absence totale de traduction française du jeu et pour ce premier épisode de servir de teaser pour l’aventure qui commencera dans le chapitre 2.
Points positifs
  • Un humour entre comique de situation et ironie
  • La bande-son Jazz/Reggae et la qualité des doublages
  • Le charme général de l’univers
  • Des énigmes farfelues mais pouvant se résoudre sans tricher
Points négatifs
  • Pas de traduction française
  • Une sensation de prologue avant de devoir acheter la suite
8.2
Génial
Graphismes - 9
Bande-son - 10
Histoire - 7
Humour - 8
Durée de vie - 7
AntwnSan
Ecrit par
Rédacteur et testeur en manque de sommeil. Streameur a mes heures perdues Twitter/Twitch @AntwnSan

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