Super Smash Bros. Ultimate (Nintendo Switch) – Le test

Depuis le vendredi 7 décembre, Smash Bros Ultimate (Daïrantou Smash Brothers Special au Japon) est disponible partout dans le monde. Petit événement vidéo ludique, la série a gagné en popularité au fil des ans, mais aussi et surtout, en contenu. Le principe est toujours aussi simple : frapper vos adversaires afin de les éjecter de l’arène.

Alors, qu’en est-il de cet épisode Switch, version Ultime ou version spéciale ?

Smash Bros : une histoire de casting

Conçu à l’origine comme un jeu de combat simpliste à 4 joueurs, Masahiro Sakuraï, avec le soutien du regretté Satoru Iwata, décide d’y intégrer des personnages de Nintendo pour rendre le jeu plus original. C’est alors que sort en 1999 Super Smash Bros sur Nintendo 64. Fort de son succès critique et commercial, la Gamecube verra sa version « Melee » en 2002, un tournant pour la série tant le jeu a gagné en qualité. S’en suivra une version « Brawl » sur Wii en 2008, avec une ouverture sur des personnages n’appartenant pas à des franchises Nintendo : Sonic et Snake. En 2014, une double version « for Wii U » et « for Nintendo 3DS » continue d’approfondir le casting de protagonistes Nintendo, mais aussi de guest, comme Megaman et Pac-man.

Le postulat de départ de ce Smash Bros Ultimate est simple : ils sont tous là ! Tous les personnages de la série ayant foulé les écrans ne serait-ce qu’une fois sont présents. Sur ce point, nous avons une version Ultime, d’autant que de nouveaux venus font leur apparition : l’inkling, Ridley, Simon Belmont (et Richter son clone, euh… son personnage écho, pardon), Félinferno, Samus sombre, Daisy et Ken, respectivement écho de Samus, Peach et Ryu. Bref, pas moins de 74 personnages ! Même si les personnages échos gonflent un peu artificiellement cette liste (en plus de ceux qui ne le sont pas officiellement mais qui devraient l’être), le casting reste extrêmement généreux et suffisamment varié et vous n’aurez que l’embarras du choix lors de vos parties. Pour ne rien arranger, la plante Piranha viendra s’ajouter au casting courant février si vous achetez le jeu avant le 31 janvier, et 5 personnages en DLC sont d’ores et déjà annoncés (le 1er ayant été annoncé lors des games award n’est autre Joker de Personna 5, ça promet !).

Un peu d’esprit dans ce monde de brute

L’intérêt d’un Smash Bros est incontestablement son mode multijoueur, mais la franchise a toujours su y intégrer un mode annexe, plus ou moins réussi selon les versions. Dans cette nouvelle mouture, c’est le mode esprit qui fait son apparition par l’intermédiaire d’un mode aventure. L’histoire n’est qu’un prétexte pour introduire la mécanique des esprits, âmes des habitants de tous les univers. Issus de multiples franchises du jeu vidéo, ces derniers vous aideront dans vos combats et sont répartis en 2 catégories : primaire et soutien. Les primaires apportent des modifications de statistiques, une capacité spéciale et permettent d’équiper jusqu’à 3 esprits de soutien, ils peuvent gagner en niveau (en les utilisant ou en les nourrissant) et parfois évoluer. Ils sont de 3 types différents (attaque, défense, prise) articulés autour d’une triangulaire à la manière d’un pierre-feuille-ciseaux, ou d’un type neutre. Les esprits de soutien vous apporteront des capacités spéciales. Tous les esprits ne se valent pas et appartiendront à une des 4 classes, novice, pro, vétéran et légende.

Pour les récupérer, il faudra battre les combattants possédés par un esprit afin de récupérer ce dernier. Dans le mode aventure, il vous appartient directement, une fois votre opposant défait, mais dans le mode tableau des esprits (générés aléatoirement, et renouvelés plus ou moins rapidement en fonction de leur rareté), on vous demandera en plus, sous la forme d’un mini jeu, de tirer sur le combattant en évitant la barrière le protégeant afin d’extirper l’esprit et de l’ajouter à votre collection. Exit les trophées, ce sont maintenant ces illustrations aux effigies de vos personnages préférés que vous pourrez admirer, près de 1300, dont certaines franchement très réussies. Par contre, aucun descriptif des personnages, ni de précision du jeu dont il est issu (uniquement la série à laquelle il appartient est mentionnée), c’est vraiment dommage pour un jeu qui se veut encyclopédique.

L
’aventure, c’est l’aventure

Pour compléter votre collection, vous pourrez donc, dans le mode esprit, avoir recours au tableau des esprits ou parcourir le mode aventure intitulé la lumière du monde. Dans ce dernier, vous y incarnez Kirby, seul rescapé d’un cataclysme ayant transformé toutes les âmes en esprit et ayant emprisonné vos compagnons. Il vous faudra alors parcourir la carte du monde, case par case, afin de sauver vos amis et le monde. Mais pour cela, il vous faudra triompher, grâce à vos esprits, d’une multitude de combats aux conditions particulières, avec une prise de risque récompensée par un plus grand butin. Les développeurs se sont, par ailleurs, évertués à mettre en scène ou à chercher des ressemblances physiques entre combattant possédé et esprit : l’esprit de Révali, prodige Piaf issu de Breath of the Wild, possèdera Falco, celui de DK junior possèdera un mini DK, protégé par un DK géant… Un effort appréciable.

Outre le fait d’apporter leur aide en combat, les esprits vous permettront également de franchir des obstacles présents sur la carte, empêchant votre progression. Vous débloquerez aussi, au fil de l’aventure, des magasins, des dojos permettant d’apprendre un style de combat spécifique à vos esprits, des missions d’exploration dans lesquelles vous les enverrez chercher des trésors et la salle d’entrainement, pour les faire gagner en niveaux. Mais malgré cette toute nouvelle mécanique stratégie-rpg très bien pensée, le mode aventure devient assez vite répétitif et donne le sentiment d’être interminable sur les longues sessions. Cependant, l’ensemble demeure très prenant, et les hommages aux différents jeux sont multiples, certains étant extraordinaires.

Du grand classique 

Présent depuis le 1er opus, le mode classique est dans la continuité de celui sur Wii U, en mieux. Sur une frise crayonnée plutôt jolie représentant tous les personnages, vous devrez placer un curseur pour choisir la difficulté de départ (de 0 à 5), cette dernière évoluant par la suite en fonction de vos performances au cours des 6 combats qui s’achève sur un combat de boss (plus un niveau bonus avant le boss, aussi rapide qu’inutile, une course dans laquelle vous devez ramassez des objets pour améliorer votre score). Mais les combattants (et le boss) que vous rencontrerez varieront en fonction du personnage que vous avez choisi, histoire de mieux coller à son univers. Chaque personnage a d’ailleurs un nom pour son mode classique qui lui est propre, fait d’humour ou de référence. Encore un élément qui montre le souci du détail. Petite cerise sur le gâteau, ce mode est jouable à 2.

On retrouve aussi le mode entraînement, plus détaillé que jamais, et le mode Smash en masse avec 3 variantes : Smash contre 100, Smash all-star et le Smash cruel. En revanche, les amateurs seront tristes de constater la disparition du home-run contest et du mode destruction de cible.

Enfin, le coffre est toujours présent et regroupe les défis, les archives (avec les statistiques, loin du niveau de celles de melee), le magasin, les cinématiques, les vidéos et la banque sonore. Vous pourrez d’ailleurs créer vos propres playlists en choisissant parmi près de 900 titres, que vous pourrez écouter en mode mp3, avec votre Switch en mode veille, très sympa !

Smash, c’est mieux à 4

Mais ce qui fait le cœur d’un Smash Bros, c’est le mode Smash, celui dans lequel vous vous affronterez avec vos amis. Au niveau des nouveautés, on retiendra surtout le mode Smash en bande où les combats sont organisés en relais par équipe de 3 ou de 5, et le mode Smash spécial, dans lequel vous effectuerez une série de combat pour laquelle les combattants deviendront inaccessibles après utilisation. On y retrouvera également le mode tournoi et le mode smash spécial.

Cela étant dit, vous reviendrez souvent au bon vieux combat normal, jouable jusqu’à 8 sans restriction de niveaux, si ce n’est au détriment de la lisibilité (et de la fluidité) ! Car cette version ultimate, bien que construite sur le squelette de celle de la Wii U, est beaucoup plus belle et plus riche en animation, ainsi qu’en petits détails. Alors quand vous rajoutez de superbes arènes évolutives, des pokémons et des trophées aide, et un gameplay plus nerveux, c’est le bordel à l’écran, on s’y perd et la Switch en souffre un peu. Pour ces raisons, le bon vieux Smash à 4 est recommandé.

Personnalisable à outrance, les règles peuvent désormais être sauvegardées dans différents slots. Tout y passe, du choix des objets et de leur fréquence à la musique de chaque stage, en passant par le type de jeu (endurance, vie ou temps). Mais viennent s’ajouter à cela l’option du changement de stage en cours de partie, la présence d’une jauge de Smash final désactivable, l’utilisation ou non des esprits, la taille du radar … Bref, vous pourrez jouer comme il vous plaira. A noter que toutes les manettes sont compatibles, la manette gamecube étant sans conteste la plus confortable. Et bien que le jeu soit aussi beau en mode portable, il faudra réserver celui-ci pour les sessions en solo, et profiter du jeu à plusieurs sur un grand écran.

Coup de fil à un ami

Si vous n’avez pas d’amis sous la main (et si la compagnie de l’ordi vous lasse), la présence d’un mode en ligne est très appréciable, et fort heureusement, il est de meilleur qualité que celui de la Wii U, même s’il est toujours difficile de savoir si les moments lag et les quelques freezes occasionnés proviennent des serveurs ou de la mauvaise connexion d’un des joueurs. Cependant, les parties se passent correctement dans l’ensemble. Bien que l’on puisse y jouer à 2 sur la même console, on déplorera l’absence d’une option permettant de rejoindre la session d’un ami en ligne, et inversement.

La création d’arène est, quant à elle, plutôt bien faite et vous permettra facilement de réunir 7 de vos amis, pour des affrontements à 4, à tour de rôle selon les critères choisis (le perdant/gagnant sort, les 2 perdants/gagnants sortent), les joueurs inactifs pouvant se placer dans les tribunes en mode spectateur afin d’assister au match.

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Conclusion
74 personnages, 103 stages, plus de 800 musiques, Smash Bros Ultimate est un jeu au contenu follement généreux. On pourra lui trouver quelques petits défauts liés à des absences qui auraient pu en faire le jeu ultime et à une répétitivité de son mode solo mais manette en main, pour peu que vous aimiez l'univers Nintendo et le concept, on ne peut pas lui reprocher grand-chose. Plus fin, plus beau, plus nerveux et toujours aussi fun, il n'y a aucune raison de passer à côté de ce bijou. A déguster entre amis sans modération.
Points positifs
  • -Contenu de folie
  • -Casting XXL
  • -Plus beau, plus nerveux
  • -Plein de petits détails qui font plaisir
  • -Le mode arène en ligne
  • -Le système des esprits
  • -Le mode mp3
Points négatifs
  • -Mode aventure répétitif
  • -Pas de descriptif des esprits
  • -Disparition du Home-run et du mode cible
9.6
Excellent
Graphismes - 9
Bande-son - 10
Gameplay - 10
Contenu - 9
Fun - 10
Burgtasty
Ecrit par
1er jeu à plus de 100h : Secret of Mana. Jeu préféré à plus de 100h : Ocarina of Time. Les derniers en date : Animal Crossing, FE 3 Houses, MHW, Smash Bros

2 commentaires

  1. On ne peut pas vraiment mettre les serveurs en cause pour les problèmes en online, pour la raison suivante, Nintendo n’utilise pas de serveur mais une technologie père to père de console à console, c’est un peu pour ça qu’ils manquent de performances en online contrairement à leurs concurrents, c’est dommage de faire des jeux aussi mortels et d’être à la ramasse en online pour ça.ils n’ont pas ce problème au Japon car ils ont un meilleur réseau et une meilleure technologie internet.

    Répondre
    • Burgtasty

      Merci de ta remarque. Je suis actuellement au Japon mais le constat est le même. Jusqu’à 4, ça va à peu près (smash en ligne, arène à 3 ou 4) mais dès qu’on est à 5 ou 6 en arènes, il faut de sacrées bonnes connexions, sans quoi ça peut rendre le jeu injouable.
      Je suis d’accord, c’est dommage.

      Répondre

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