Warplanes: WW2 Dogfight (Nintendo Switch) – Le test

On connaît bien sûr la série légendaire Ace combat qui sort tous les 10 ans (façon de parler) et on cherche toujours à trouver un bon jeu de simulation d’avion de combat. On ne cherche pas non plus un jeu qui rivalise obligatoirement avec les références du genre, mais on veut un jeu avec lequel on peut s’amuser et se plonger dans une histoire de guerre aérienne. Alors, est ce que Warplanes: WW 2 Dogfight fait partie de ces jeux-là ? La réponse dans le test.

Histoire :

Vous lancez votre jeu et tout de suite on vous propose trois types campagnes à faire. La campagne militaire de la Grande-Bretagne, de l’URSS et bien entendu, des Allemands. Le jeu n’a pas vraiment d’histoire pour les 3 campagnes, c’est la même chose. Vous êtes un pilote de folie à qui on demande de l’aide. Voilà, ce n’est pas très compliqué comme scénario.

Découverte du jeu :

Prenons la Grande-Bretagne ! Pourquoi ? Parce que je sais en tant que passionné d’aviation que c’est la Grande-Bretagne qui à créé le “Spitfire”, avion de chasse légendaire de la Seconde Guerre mondiale. Comme je connais déjà cet avion, je voulais voir s’il correspondait bien à ses capacités de combat dans le jeu. C’est un atout indéniable. Après un léger tutoriel pour apprendre à piloter votre avion, on va tout de suite vous lancer dans la gueule du loup. Vous commencerez vos premières missions avec un avion “Hurricane Mk Ia”. Pour avoir mon Spitfire, il me faudra débourser de l’or. Sachant que chaque mission ne vous rapporte que 25 lingots d’or, je comprends alors très vite que je vais devoir farmer comme un malade si je veux tous les avions. L’avion le plus cher est un bombardier Halifax qui coûte environ 550 lingots d’or. Le jeu vous propose donc quatre types de mission au choix suivant ce qu’il vous manque comme ressource. On est en pleine guerre et le jeu met l’accent sur un côté gestion de la base aérienne et ressources qui n’est pas négligeable. C’est un côté plutôt sympa qui se rapproche de la réalité. L’argent, c’est le nerf de la guerre ! Les quatre missions sont des missions offensives qui vous rapportent du pétrole, des missions défensives qui vous rapportent de l’argent, des missions navales qui vous rapportent des médailles nommées, “point de prestige” et enfin des missions spéciales qui vous rapportent de l’or. On ne va pas vous le cacher, ce sont ces dernières que vous allez devoir farmer pour avoir vos avions. Si vous avez le sens de la gestion, vous allez vite comprendre que vous n’avez pas besoin d’avoir une défense de dingue pour défendre votre base. Si vous obtenez rapidement des chasseurs et un bombardier , vous pourrez facilement gérer les attaques sur votre base.

Justement, la base, parlons-en ! Vous devrez acheter des défenses anti-aériennes, il vous faut recruter des pilotes, du personnel d’équipage, des hangars, des réservoirs de pétrole et des bâtiments pour loger tout ce beau monde.  Tout ceci a un coup, qu’il faut veiller à ne pas dépasser trop vite pour ne pas vous ruiner. Je vous conseille d’y mettre le strict minimum et de la faire évoluer quand on vous le demande. Pour le fun, une fois que vous aurez tous vos avions, vous pourrez la booster au maximum. Mais pour que tout cela vous revienne pas cher, vous aurez en priorité un arbre de compétences à monter, encore une fois, avec des lingots d’or. A vous de gérer cet arbre de compétence suivant votre style de jeu. Personnellement, je l’ai boosté à fond dès le départ. D’ailleurs, toutes les 30 min environ et suivant les missions que vous faites, vous aurez un booster. Il y en a plusieurs qui apportent des bonus différents. Je vous conseille de bien penser à regarder ceux-ci car obtenir un avion ou des formations de pilotes d’avion à moitié prix ce n’est pas négligeable du tout ! De temps en temps, à la place de ce bonus, le jeu vous offre des unités de combat alliées, des avions que vous n’avez pas à piloter et autres bonus d’attaque. Avec tout cela il y a de quoi faire.

Gameplay :

Revenons donc à notre Spitfire qui sera notre avion de référence pour le gameplay. L’avion se comporte vraiment à merveille. Il est fidèle à sa légendaire réputation de petit avion rapide, nerveux et extrêmement maniable. Les touches sont plutôt bien pensées et on a la gâchette facile. Attention quand même, certains avions ont un temps d’attente de refroidissement de leurs mitrailleuses. Il ne faut pas trop en abuser non plus. Dans l’ensemble, les comportements des avions sont vraiment bien reproduits. Les bombardiers sont lents et difficilement manoeuvrables, mais le mode largage de bombes est tellement sympa à jouer ! C’est d’ailleurs un des gros atouts de ce jeu. Quand vous faites vos missions, vous n’allez pas piloter le même avion du début à la fin de votre mission. Vous allez pouvoir gérer tout votre escadron et donner des objectifs souhaités comme attaque au sol, attaque aérienne ou exclusivement du bombardement de bâtiment. C’est vraiment le gros point positif de ce jeu, le fait de pouvoir changer d’avion pendant vos missions. Cela vous permet de choisir suivant les caractéristiques de tel ou tel avion ce qui sera le mieux pour mener vos opérations à bien. Comme chaque appareil à ses propres capacités de manoeuvres, vitesse et transport de bombes, cela peut être décisif dans vos combats.

Il y a un mode hardcore que le peut débloquer dans les options et franchement, il porte très bien son nom. Ce mode vous met une visée manuelle sur vos cibles. Vous serez obligé de faire plusieurs passages avant d’avoir le coup de main pour gérer ça mais franchement, bon courage à ceux qui veulent jouer en hardcore, je vous félicite d’avance.

Difficulté du jeu :

Votre plus grande difficulté sera la gestion de votre pétrole pour mener à bien vos missions. Sachant que chaque mission vous rapporte moins de pétrole que vous en utilisez quand vous avez plusieurs avions déployés, il faut vite calculer ce qui vous reste comme pétrole pour vos prochaines missions. Sinon, vous pouvez tenter de faire des missions solo. Ça rapporte beaucoup mais c’est bien plus difficile suivant le type de mission. Ne vous trompez pas dans le choix des missions que vous ferez en solo, sinon, c’est la mort assurée. Les missions navales avec des gros bâtiments de guerre sont très difficiles à faire sans bombardiers. En revanche, les combats aériens sont plutôt faciles. L’ennemi n’oppose pas de grande résistance. Le plus gros défi que vous pourrez vous donner sera celui de récupérer toutes les médailles. Le plus difficile sera de faire plein de missions en solitaire pour devenir un pilote de légende.

Graphisme :

C’est plutôt joli et bien fait. Les avions sont vraiment bien reproduits et on peut les personnaliser à notre goût. Les paysages ne sont pas non plus en 4K UHD de folie mais c’est vraiment pas mal pour ce type de jeu à 10 euros. L’ambiance est plutôt immersive, surtout pour les combats au clair de lune.

Conclusion
Warplanes WW2: Dogfigth est un jeu de simulation sympa mais pas top non plus et c’est vraiment dommage. On a là une très bonne base de jeu, avec plein d’avions historiques que l’on peut débloquer tout au long du jeu, mais c’est là qu’est son gros point faible, le manque de contenu. Certes, il est quand même très amusant en combat aérien bien qu’il soit facile. On comprend très vite alors qu’il va falloir farmer la même mission qui est celle qui nous rapporte de l’or pour tout débloquer et cela devient extrêmement répétitif. Personnellement, je suis un gros farmer. Il vous faudra exactement 4 jours en jouant non stop pour débloquer tout les avions, les booster à fond, avoir votre base boostée à fond et tous vos pilotes d’une même campagne. Warplanes WW2: Dogfight nous fait avant tout penser à un de ces jeux pour mobile auquel il faut acheter des armes ou attendre un certain temps pour faire évoluer son environnement. Ne cassons pas non plus du sucre sur le dos de ce jeu. Il faut garder en tête qu’il ne coûte que 10 euros et il ne faut pas s’attendre à du Ace Combat. En revanche, je persiste à dire qu’avec une base de jeu comme celle-là, les développeurs pourraient vraiment se lancer dans un projet bien plus gros pour en faire une référence.
Points positifs
  • Les graphismes immersifs
  • Le son des avions et surtout celui du célèbre JU 87 Struka Allemand qui terrorisait les populations. Il est très bien reproduit
  • Le mode gestion de la base
  • La maniabilité des avions
  • Retrouver tous les avions légendaires de la Seconde Guerre mondiale
Points négatifs
  • Missions extrêmement répétitives
  • Le manque de contenu
  • Le manque d’un vrai mode histoire
5.7
Moyen
Graphismes - 7
Histoire et contenu - 4
Gameplay - 7
Difficulté - 4
Amusement - 7
Durée de jeu - 5
GrosGuignol
Ecrit par
Pourquoi GrosGuignol on me demande souvent? Parce que c'est souvent ce qu'on me disait quand je battais des joueurs en ligne. J'en ai fais mon pseudo de gamer à tout jamais!

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