Hamsterdam (Nintendo Switch) – Le test

Hamsterdam : quand un jeu contient un jeu de mots dans son titre, rien que pour ça, on devrait partir avec un a-priori positif. Hamster, cochon d’inde, rongeur. Amsterdam, Hollande, tulipe, quartier rouge, gouda. Avec ce brainstorming de mots, qu’est ce qui va ressortir de tout ça dans le jeu ?

Dans le port d’Hamsterdam…

Des animaux qui se battent comme des ninjas, ça ne vous étonne pas ? Les développeurs de Muse Games non plus, alors ils ont un beau jour décidé de créer un jeu de combat dans lequel un hamster serait un maître en arts martiaux capable de battre tous les méchants animaux à coups de tatane et autres joyeusetés à la Bruce Lee. Les ennemis de Pimm, le héros : un chinchilla, des belettes, des souris, des animaux habillés comme des humains et qui font régner la terreur sur les différents quartiers d’Hamsterdam. Le jeu se déroule de façon assez classique comme dans les Mario où on se déplace de point en point sur une map pour accéder au niveau suivant. On croise de temps en temps des mini-boss ou des boss et il faut les vaincre pour continuer sa progression. Chaque niveau permet de débloquer des étoiles, de une à trois, qui déverrouilleront des améliorations au fil du jeu. Ainsi, notre héros pourra avoir de meilleurs chapeaux, de plus belles vestes, des gants plus puissants et des lunettes toujours plus classes. Avant le début de chaque niveau, un objectif nous est fixé : réussir un combo de dix, trente ou soixante coups nous permettra de gagner une, deux ou trois étoiles. Idem quand il va s’agir de terminer le niveau en un temps limité ou en perdant un minimum de sa barre de vie.

…Y’ a des hamsters qui brawlent….

Les premiers combats servent du tutoriel. On apprend un coup puis un second, on apprend à enchaîner des combos pour frapper ses adversaires en passant de l’un à l’autre sans perdre le rythme. Quand un ennemi se met à clignoter en blanc, il va passer à l’attaque et il faut donc le contrer le plus vite possible, sous peine de recevoir un coup et de perdre le compteur de coups qui peut monter très vite mais retomber à zéro encore plus vite. Plus on progresse dans l’aventure, plus Pimm va apprendre de nouvelles techniques. Lors des combats contre les boss, on se retrouve plus dans un jeu de rythme que dans un jeu de combat. Il faut trouver le pattern de chaque boss pour pouvoir le contrer au bon moment et réussir à placer une attaque avant qu’il ne reprenne son rythme. Ces affrontements peuvent paraître assez répétitifs, mais c’est hélas le cas de tous les combats dans le jeu. L’arrivée de nouvelles prises de combat n’empêche pas de devoir bourriner certaines touches pour augmenter son score en combos.

… Et qui brawlent et rebrawlent et qui rebrawlent encore !

Sur le plan graphique, le jeu est plutôt joli, avec des personnages typés “cartoon” et des bruitages qui vont bien avec. Le top est quand même la musique très funky, qu’on croirait sortie d’une bande originale d’un film de Quentin Tarantino. Le jeu propose un grand nombre de niveaux, et pour les complétistes, atteindre les trois étoiles pour chacun donnera lieu à des heures et des heures de jeu. Mais pour ceux qui souhaitent seulement arriver à la fin, il leur faudra moins d’une dizaine d’heures pour en voir le bout et pour débloquer toutes les tenues et autres accessoires. Bien sûr, certains niveaux brisent la monotonie du jeu avec notamment certains passages en trottinette au cours desquels il faut ramasser un maximum d’amandes dans un jeu de course vu de côté. A d’autres moments, un QTE se déclenche pour nous permettre de réaliser une attaque encore plus dévastatrice. Mais en dehors de ces quelques changements, le gameplay reste trop souvent le même.

Conclusion
Hamsterdam est un jeu rigolo et sympa, qui, sans révolutionner le genre des beat’em up, permet de passer un bon moment. C'est aussi un moyen facile de présenter le genre à de jeunes joueurs en proposant des combats faciles dans un univers coloré et enfantin. Mais passés les premiers niveaux et la découverte, le jeu se répète vite et se renouvelle trop peu pour que l’on puisse le considérer comme un hit.
Points positifs
  • Le côté déjanté de l’histoire
  • Le prix de 9 euros
  • Des graphismes rigolos
Points négatifs
  • Un genre assez répétitif
6.2
Correct
Graphismes - 7
Son - 7
Gameplay - 6
Durée de vie - 5
Fun - 6
Ecrit par
Fan de Big N depuis la Gameboy, j'ai débuté les JV sur Atari ST. Bref, je suis un vieux joueur, mais j'aime les nouveautés autant que les jeux rétros (sauf le mauvais pixel-art)

3 commentaires

  1. Pour 9 euros ça passe , le déguisement kill bill avec la perruque c’était nécessaire ? XDDD

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  2. Sympa ton test ! C’est une bonne surprise finalement ce jeu !

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  3. Ca fait un peu jeu pour mobile xD

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