Faraday Protocol (Nintendo Switch) – Le test

Qui a dit que les jeux vidéo rendent bête, méchant et agressif. Celui qui a dit cela n’a jamais joué à un jeu de réflexion, ou peut-être trop, à la réflexion… Dans tous les cas, quoi de mieux que de se triturer les méninges en résolvant des énigmes ? Faraday Protocol est là pour cela, bienvenue dans son monde mystérieux.

De l’Ancienne Égypte aux confins de la galaxie

Faraday Protocol commence dans un vaisseau spatial gigantesque dans lequel le joueur se déplace pour comprendre d’où vient ce vaisseau vide, qui l’a construit, et qui a créé le dédale qui le compose. Il s’agit d’un jeu d’énigmes à base de portes à ouvrir à l’aide d’une sorte de pistolet laser qui aspire de l’énergie pour la réinjecter ailleurs. Le joueur déambule dans des couloirs noirs parsemés d’or avec d’immenses statues de type égyptien et des ornements décoratifs très début du 20ème siècle, très art déco.

C’est en vue FPS que se déroule Faraday Protocol, le joueur ne verra jamais rien d’autre que son arme. Les décors sont très beaux mais aussi très austères. Une voix synthétique nous accompagne pour nous indiquer où nous en sommes dans la progression. Si la voix est en anglais, le jeu est sous-titré en français. La voix explique par bribes l’histoire du vaisseau et de ses anciens occupants, mais c’est très abstrait.

Les énigmes font appel à la réflexion, mais aussi à la mémoire, et les allers-retours sont fréquents dans le jeu. Nous allons ouvrir une porte derrière laquelle se trouve une statue. Une fois l’énergie de la statue aspirée, il faudra trouver une autre statue ou un autre mécanisme qui a besoin de cette énergie et la restituer. La progression du jeu se fait à tâtons, à force d’essais infructueux, jusqu’à trouver la bonne combinaison.

Des confins de la galaxie à l’Art Déco

L’histoire du jeu n’est pas forcément très claire, mais ce n’est pas le principal. Ce qui importe, c’est le cœur du jeu : les énigmes et leur résolution. Passer du temps à comprendre des mécanismes, passer du temps à chercher des interrupteurs cachés qui donnent accès à des pièces secrètes, passer du temps à revenir sur ses pas pour activer un bouton dont nous n’avions pas compris l’utilité jusque-là. C’est ce qui fait le sel du jeu et qui donne envie de continuer pour arriver au bout de l’aventure. Fin que nous pouvons voir au bout de quelques petites heures de jeu.

La difficulté des énigmes va crescendo, mais chaque nouvelle mécanique de gameplay est amenée intelligemment, ce qui fait que le joueur n’est jamais perdu face à une nouvelle énigme. La progression se fait de façon douce sans à-coups, même les phases de plate-forme sont agréables car elles ne sont pas punitives et ne bloquent jamais la progression dans l’histoire.

Conclusion
Sous ses airs austères et sombres, Faraday Protocol cache un excellent jeu d’énigmes. S’il n’est pas fun tant sur le plan graphique que sur le plan sonore, il l’est sur le cœur du jeu : les énigmes. Si vous aimez vous faire des nœuds au cerveau en essayant de comprendre le fonctionnement de mécanismes cachés, vous vous régalerez avec Faraday Protocol. Si pour vous, le fond est plus important que la forme, foncez.
Points positifs
  • Un nombre conséquent d'énigmes
  • De très jolis décors
  • Un challenge relevé pour le cerveau
Points négatifs
  • Des énigmes basées sur le même concept
  • Peu de musique
7
Bon
Graphismes - 8
Bande-son - 6
Fun - 7
Durée de vie - 6
Gameplay - 8
Ecrit par
Fan de Big N depuis la Gameboy, j'ai débuté les JV sur Atari ST. Bref, je suis un vieux joueur, mais j'aime les nouveautés autant que les jeux rétros (sauf le mauvais pixel-art)

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