Overcooked: Special Edition (Nintendo Switch) – Le test

La foule se bouscule pour obtenir la Nintendo Switch et les petits développeurs pour proposer leurs produits sur la dernière console de Salon hybride de Nintendo. Au milieu de toute cette agitation, le studio Ghost Town Games réussi enfin à faire parvenir sa dernière production sur la boutique en ligne de la Switch. Son nom, Overcooked. Nous avons littéralement cuisiné le titre et il est de notre devoir de vous en présenter nos impressions.

Apprendre le Travail d’équipe avec Overcooked

Un gros monstre à l’allure de spaghettis bolognaise attaque votre ville, le monde est en flammes et des boules de feu tombent du ciel afin de creuser toujours plus de trous dans ce décor de ruine. Du haut d’un immeuble, vous êtes seul face à la créature et votre roi à l’allure de pomme de terre ne fait que vous demander de nourrir la bête avec de la soupe sans jamais vous prêter main forte.  Voyant que la tâche s’annonce plus ardue que prévu, il vous envoie alors dans le passé afin d’affiner votre expérience culinaire et sauver le monde de l’affreuse créature. Voilà en quelques mots l’histoire d’Overcooked. Ne vous attendez surtout pas à quelque chose de spectaculaire et surprenant à ce niveau, ce n’est d’ailleurs pas dans ce domaine que l’on se doit d’attendre quelque chose de ce titre. Une fois le prologue passé, la vraie expérience de jeu débute. Nous vous recommandons de vous saisir d’un joycon et d’attraper quiconque se trouve à vos côtés pour lui passer le second joycon. Vous avez 2 autres manettes en rab et 2 autres personnes sous le coude ? C’est encore mieux. Si vous avez d’autres manettes et amis pourquoi pas, mais le jeu ne propose de jouer que jusqu’à 4 joueurs, ce qui est déjà beaucoup en soi. Il est maintenant temps de lancer votre première mission. Les temps de chargement vous paraîtront long tout seul mais lancez une vanne à ce moment avec vos amis et vous n’y verrez que du feu. Par ailleurs, c’est aussi l’occasion de prendre connaissance des touches affichées sur l’écran de chargement : le stick pour bouger, le bouton de droite pour saisir et poser des objets et le bouton du haut pour effectuer des actions culinaires (couper des légumes ou de la viande, laver des assiettes sales dans l’évier, etc…). Rien de plus simple au niveau des commandes, n’importe qui peut s’essayer à Overcooked et le fun sera immédiat !

On ne donnera qu’un exemple de mission simple : les personnages sont dans une cuisine où on y trouve une ou plusieurs marmites sur le feu, des cartons de tomates, oignons et/ou autres  légumes, un lavabo et un « passe » où l’on doit envoyer les plats comme dans un restaurant. Les commandes des clients apparaissent en haut à gauche de l’écran, à vous de faire le nécessaire pour cuisiner les plats et les envoyer. A chaque nouvelle recette, une petite explication sur la manière de créer le plat sera visible en début de mission. Supposons que la première commande soit une soupe d’oignon : il faudra aller chercher 3 oignons dans votre stock, les amener à la planche à couper pour les découper en tranche avant de courir les mettre à cuir dans une marmite pour enfin les mettre dans une assiette à envoyer à la clientèle. Cela peut sembler éprouvant, mais vous avez des amis : Distribuez les tâches, organisez-vous selon l’espace et les commandes. Une personne court chercher les ingrédients, une autre reste à la planche pour couper, une autre les emporte à la marmite, une les envoie à la clientèle et veille à faire la vaisselle des assiettes sales. C’est une organisation à 4 possible parmi d’autres possibilités à adapter selon les décors, les recettes et le nombre de joueurs. L’objectif est d’envoyer le plus de plats possible et obtenir un maximum de points avant la fin du temps imparti. Chaque mission sera notée sur 3 étoiles selon le nombre de points obtenus, notez que pour progresser dans le jeu il faudra au moins obtenir 1 étoile sur 3. D’ailleurs selon votre note, vous débloquerez peut-être de nouveaux défis en VS dont on reparlera brièvement plus tard mais aussi de nouveaux personnages jouables, bien que les différents personnages n’aient rien de véritablement spécifique et unique. Un personnage n’est pas plus rapide qu’un autre par exemple, ce qui est bien dommage. En revanche, le jeu n’est pas sadique, le nombre de points nécessaire à l’obtention des étoiles diffère selon le nombre de joueur. Il faudra moins de points pour avoir 1,2 ou 3 étoiles en jouant à 2 joueurs qu’en jouant à 4, mais il y aura plus de travail à faire et plus de concentration à mobiliser. Cuisiner et gérer la cuisine d’Overcooked est sûrement plus facile que dans la réalité mais cela n’en reste pas moins un bon challenge de gamer même à 4. Il ne s’agit pas seulement de mettre les plats à cuir ou à frire mais il faut aussi surveiller le temps de cuisson. Une petite seconde d’écart et vous pourriez bien créer un incendie dans votre cuisine vous obligeant à courir vers l’extincteur le plus proche pour éteindre le feu et reprendre le plat à zéro. Une perte de temps considérable, surtout que les clients n’attendent pas sagement leur commande. Si vous mettez trop de temps, vous verrez les commandes présentes depuis un certain temps trembler et quelques secondes après, un signal sonore négatif vous indiquera que vous n’avez pas réussi à envoyer le plat dans les temps et vous aurez alors des points de malus qui se soustrairont à votre score final. Il est toujours possible d’envoyer une commande qui a sauté pour récupérer quelques points. Toutefois, il est toujours rageant de voir que nous n’étions qu’à 10 ou même 1 point d’avoir la 3ème étoile de la mission. Qu’à cela ne tienne, l’amusement est tel que nous sommes toujours boostés à bloc pour reprendre la même mission et réussir là où nous avons échoué la fois précédente.

Ce ne sera pas la seule manière de perdre du temps et donc des points dans Overcooked. La « carte du monde du jeu », nous invite à travers 6-7 mondes divisés en 3-4 niveaux avec à chaque fois de nouvelles recettes et de nouveaux décors nous amenant toujours à changer de tactique et d’organisation culinaire afin de pouvoir réussir à obtenir le meilleur score et la meilleure note. La difficulté est progressive et le challenge augmente en avançant dans le jeu sans être insurmontable avec une bonne coordination. Au niveau des recettes, on va de la simple soupe de légumes à la pizza Margherita nous demandant de faire la pâte, mettre le fromage, la sauce tomate et d’autres ingrédients sans oublier la cuisson au four en veillant à ne pas laisser cramer la pizza.  Une bonne dizaine de recettes vous attendent vous et votre équipe. Cependant, quand ce n’est pas la complexité d’une recette, l’obstacle au meilleur score sera peut-être les décors variés. Outre la cuisine classique, vous pouvez imaginer cuisiner et servir à bord de 2 camions roulant à pleine vitesse et dont la cuisine se scindera temporairement en plusieurs parties durant la mission ? Ou encore de cuisiner et servir sur un bateau dont les vagues et le courant amèneront le stock d’ingrédients et autres éléments des décors à se déplacer sur le bateau ? Et ce ne sont que quelques exemples parmi tant d’autres que l’on peut vous donner, comme une maison hantée dont le stock ou les plaques de cuisson voleront d’un bout à l’autre de la pièce ou encore un décor de banquise où nos personnages devront effectuer leur travail en glissant constamment et en risquant de tomber à l’eau ce qui vous fera perdre 5 secondes avant de voir celui-ci réapparaître à l’écran. Nous nous abstiendrons d’évoquer d’autres décors pour vous laisser découvrir cela par vous-même et relever ces défis. On mentionnera en revanche la présence des DLC « Lost Morsel » et « Festive Seasoning » qui rallongera la durée de vie et le fun de quelques niveaux supplémentaires avec des recettes et des personnages inédits à la clé. Pas d’inquiétude, nous vous citons des noms anglais mais le jeu est bien traduit en Français. Et n’oublions pas le mode « Défi » si vous en ayez assez de simplement collaborer, pourquoi ne pas vous livrer à une compétition multijoueur ? Formez ou non des équipes et essayez de voir qui sera le meilleur chef ou la meilleure équipe de chefs. En ce qui nous concerne, nous avons dépassé les 20h de fou rire sur ce petit jeu qui n’a pas d’autres ambitions que de vous faire passer de bons moments en famille ou entre amis. On en redemande toujours, surtout sur ce genre d’expérience riche en fun. Mais il va sans dire que l’on aura toujours l’occasion de rallumer le titre à certaines occasions.

Cependant, si vous êtes du genre solo, le jeu n’est sûrement pas fait pour vous. Le mode aventure est jouable seul, mais vous aurez alors 2 personnages à contrôler en simultané dans les missions et il s’agira de switcher de l’un à l’autre via les boutons R et L : vous imaginez déjà à quel point cela semble plus fastidieux qu’amusant. D’autres auraient souhaité la présence d’un multijoueur en ligne, certainement pas infaisable mais pas disponible ici. Toutefois, on ne peut s’empêcher de se dire que le fun n’aurait certainement pas été le même qu’en local, surtout si la connexion internet de vos amis est aussi charcuté que le framerate du jeu à certaines occasions. Ne vous attendez également pas à un foudre de guerre technique, le jeu est tout juste convenable à l’œil, certains trouveront peut-être à redire sur le chara design voire peut-être sur le rendu trop simpliste du jeu, mais justement l’aspect visuellement très simple du jeu ne devrait pas provoquer de tels sauts de framerate. Autrement dit, le jeu a quelques soucis d’optimisation qui n’ont rien à voir avec les capacités de la Nintendo Switch. Nous aurions pu le relever et le garder dans nos points négatifs mais à l’heure où nous écrivons les développeurs ont conscience du problème et ont prévu un patch pour le jeu Switch. De plus, le plaisir que nous prenons à jouer nous fait oublier cette petite bourde technique. Nous aurions en revanche apprécié d’avoir la possibilité de jouer avec la croix directionnelle quand on choisit de jouer avec 2 joycons ou avec la manette pro. Quant au stick, on notera qu’il rend les déplacements des personnages délicats et imprécis : en voulant saisir une marmite, on saisit l’assiette vide ou l’ingrédient laissé juste à côté. Terminons sur la bande sonore qui sera tout aussi simple que le rendu global du jeu : nous nous souviendrons surtout du thème très « western » du menu principal et de la carte du monde, de cette montée d’adrénaline et de pression en attendant l’accélération de la musique lorsqu’il ne reste que 1 minute à jouer dans une mission et enfin du « Yaourt » bien désagréable que parlent les personnages « pomme de terre » de l’histoire. Et oui, même le « Yaourt » d’Animal Crossing est plus mignon à côté.

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