Chicken Rider (Nintendo Switch) – Le test

Une collègue nous a confié une fois être montée à cheval sur le dos d’un éléphant. Oui, rien que cela. Un cheval sur un éléphant surplombé par une gente dame. Quelle drôle d’imagination elle avait ! Et pourtant… En nous plongeant dans les joyeuses pirouettes de Chicken Rider, offrant l’opportunité à un ours polaire de chevaucher une drôle de poulette, rien ne nous semble vraiment impossible !

Développé par Red Dev Studio, Chicken Rider offre au joueur les joies d’un runner classique mais plutôt bien fichu. Toute la question étant de savoir ce que ce titre trame donc sur Switch, cela mes amis, nous allons essayé de le comprendre ensemble, ou pas.

Grimpe sur mon dos l’ours !

Inutile de tergiverser sur le pourquoi du comment vous en êtes arrivés là, il faut croire que personne ne le sait vraiment… Votre mission ?  Secourir un peloton de poulets afin de leur rendre leur liberté. En bref : tenir le plus longtemps possible sur un poulet enragé. Ah, j’oubliais. Vous êtes un ours polaire.

Le principe est tout aussi simple que connu des gamers : runner par excellence, votre objectif consiste à rester à califourchon sur votre monture lancée à toute allure et à surmonter tous les obstacles, aussi longtemps que possible. Amis du scoring, bonsoir. Petit ours polaire sur son valeureux poulet donc, vous voilà déboulant à tout berzingue, sautant par dessus diverses caisses, briques, et autres scientifiques en pagaille. Totalement ahuri par la situation, vous poussez des cris de joie, avec les yeux vifs et la langue pendouillante sur le rebord de votre gueule immaculée de poils blancs. « Wooooouuuuuuu ! Wooooouuuuu ! Je suis un super ours qui me balade sur un poulet, woooouuuu ! ». Vous allez les maudire ces élocutions de fêtes !

Mis à part sauter encore et encore (avec un simple ou un double saut, s’il vous plaît !), vous pourrez récolter toute sorte de babioles sur votre chemin :  bien sûr des pièces par paquets de dix, indispensables pour acquérir quelques bonus lors de vos prochaines virées à dos de cocotte, mais aussi des graines (à moins que ce ne soit des amandes, bref des coques) qui vous permettront de remplir régulièrement la barre d’énergie de votre poulet. Il ne faudrait pas qu’il nous fasse une mort subite en pleine course le bougre ! N’oubliez pas de récolter ces précieuses graines sous peine de le voir tout bonnement se stopper net ! Enfin, des objets vous faciliteront la tâche, pas si nombreux ni originaux que cela, en vous protégeant lors du prochain choc ou décuplant votre vitesse, tandis que votre parcours se complexifiera au fil des mètres.

Grâce aux pièces récoltées, vous pourrez faire quelques emplettes à la boutique du coin qui fourmillent de petits trésors pour votre ours adepte de la vitesse : de l’œuf qui viendra sensiblement multiplier vos gains à la fusée qui vous permettra d’être projeté au début de la course et durant les 300 prochains mètres, sous oublier la résurrection. Rien de bien original. Mais ce n’est pas tout. Vos précieuses récoltes pécuniaires vous permettront aussi d’acquérir un nombre incroyable de nouvelles tenues pour votre ours (si si si…) ou encore de changer de monture. La basse cour n’a qu’à bien se tenir… Notre cœur a choisi Chicka, vraiment trop craquante avec sa houppette sur la tête ! Enfin, quelques coffres aux trésors sont dissémines de-ci de-là au grès de vos pérégrination à dos de poulet. Ces derniers renferment quelques objets et pièces, et libre à vous de les acheter directement dans la boutique.

Tu me défies ma poulette ?!

Vos objectifs pourraient s’arrêter ici : aller le plus loin possible avec votre cocotte, tout en récupérant autant de deniers possible au passage. Mais les développeurs ont eu la bonne idée d’agrémenter le soft de nombreux défis, annoncés en début de parcours, afin de rendre chaque parcours un tantinet plus fun, comme récupérer 250 pièces ou sauter au dessus de 25 ennemies. Bien entendu, vous ne jouez pas pour la gloire et  la réussite de ces défis vous donnera de nouvelles pièces à dépenser illico dans la boutique !

Ça swingue par ici !

Chicken Rider n’est assurément pas un jeu tristounet qui va plomber l’ambiance dans votre chaumière ! Ne nous emballons non plus, une seule musique, mais reconnaissons-le, elle balance pas mal ! Tel un petit cow-boy Boy, vous voilà poils au vent, prêt à en découdre avec quiconque !

Les graphismes sont propres et franchement colorés. Parcourant plusieurs zones distinctes au fil des mètres, les décors changent mais les obstacles restent similaires. Vous ne serez jamais perdus mais toujours agacé par ce scientifique sur son overboard volant qui vous assiège de quelques missiles parfois assez délicats à éviter.

Il est sympa le poulet du coin ?

Chicken Rider offre de sympathiques sessions de jeux mais manque malgré tout cruellement de contenu pour être un digne représentant du genre sur Switch. Si le niveau se génère aléatoirement, il n’en reste pas moins redondant, tout autant que les bonus qui n’apportent finalement guère de grande fraîcheur à un soft répétitif malgré quelques touches d’humour mignonnettes. En fait, ce jeu serait bien plus vaillant sur votre téléphone portable, mais surprise, il est en effet disponible gratuitement sur le Play Store et l’Applestore tandis qu’il est fièrement exposé à près de 4 euros sur l’eshop de la Nintendo Switch (en promotion jusqu’au 31 mai) ! On ne nous prendrait pas pour des pigeons là…

 

Le saviez vous ?

Quand on pense à la patte Nintendo dans le thème des runners, impossible de ne pas prendre quelques secondes pour parler de Mario Run. Très attendu par la communauté de joueurs sur mobiles, ce sont d’abord les adeptes de la pomme qui ont pu s’initier pour la première fois aux pirouettes du célèbre plombier en fin d’année 2016 (eh oui, déjà !). Pour les amateurs d’Android, il fut nécessaire de patienter jusqu’au 23 mars 2017, tandis que les joueurs d’Apple commençaient déjà à souligner leurs meilleurs scores. Malgré quelques atouts certains, le jeu a malheureusement souffert d’un défaut majeur : son prix jugé trop élevé par les joueurs. Si les ventes sont dès lors inférieurs aux attentes de la firme Nintendo, cette dernière ne compte pas s’arrêter là et nous prépare bien d’autres licences à venir… Restez à l’affût, nous ne manquerons pas de vous tenir informés sur Nintendo Town !

Conclusion
Chicken Rider est un runner traditionnel, où les pièces côtoient les quelques bonus dans un parcours où il convient d’aller le plus loin possible. Offrant aux joueurs quelques facettes rigolotes, comme l’ajout de vêtements à son ours, ou le choix de sa monture poulet, le soft plaira assurément aux plus jeunes qui pourront recommencer encore et encore sans jamais se lasser (quoique). Pour les adultes en revanche, passée l’addiction des premières parties, difficile de rallumer la Switch une seconde fois pour reprendre la course à dos de poulet, surtout après avoir appris que Chicken Rider s’offre l’audace d’être présenté à près de 4 euros sur Switch, tandis qu’il est en free to play sur l’Appletore et le Play Store...
Points positifs
  • Univers rythmé et coloré
  • Quelques bonus et diverses montures... autant de personnalisations disponibles renforçant un peu la durée de vie.
  • Nombreux défis
Points négatifs
  • Répétitif
  • Manque de fun après une dizaine de minutes à dos de poulet...
  • Une seule musique... qui finit par rendre maboul malgré son rythme de base sympatoche
  • Payant sur Switch et free to Play sur les téléphones
5.1
Moyen
Graphismes et musiques - 6.5
Jouabilité - 7
Durée de vie - 6
Tarif sur Switch - 1
cooky
Ecrit par
Deux passions dans la vie : le monde animal et le monde du gaming ! Adepte des belles plumes, je "switch" entre les poils et les manettes =) .

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