Werewolf: The Apocalypse — Heart of the Forest (Nintendo Switch) – Le test

Le loup-garou, ce n’est pas uniquement ce jeu de cartes auquel un moniteur en manque d’idée nous obligeait à jouer pendant les centres aérés. Non, Loup-garou, c’est aussi une franchise assez connue dans le monde du Jeu De Rôle. Alors quand Werewolf : The Apocalypse – Heart Of The Forest a pointé le bout de son nez sur Switch, nous avons été obligés de nous y intéresser.  Les développeurs de Different Tales ont en plus décidé d’en faire un jeu narratif incluant des aspects RPG du jeu papier. Tout ça commence à sentir vraiment bon le poil de chien mouillé. Allez hop, hurlons à la lune et allons découvrir de quoi il retourne.

Mais il est où Jacob Black ?

Maia est une étudiante américaine en médecine qui profite de la pause estivale pour en apprendre plus sur ses origines. Pour cela, elle se rend en Pologne. Une fois arrivée là-bas, elle se dirige vers la forêt de Bialowieska (à vos souhaits). Et c’est ici que nous prenons en main le destin de Maia. Elle sera confrontée à plusieurs choix qui modifieront en profondeur son destin.

 Le titre de Different Tales s’appuie sur des faits réels pour donner à sa narration le plus de crédibilité possible (avant de faire intervenir des loups-garous bien sûr…). L’histoire nous raconte comment cette forêt, protégée par l’UNESCO, a pourtant continué à être exploitée avec l’aval des autorités. Maïa, se sentant une forte connexion avec ce lieu, fera tout son possible pour le protéger tout en cherchant des indices sur le passé de sa famille. Nous accompagnerons donc Maia dans ce monde mélangeant modernité et croyance sylvestre au fin fond de la Pologne rurale.

Dès le prologue de notre aventure, nous en apprenons un peu plus sur les mécaniques de jeu. Sous la forme d’un rêve assez court, nous nous voyons expliquer le système de rage et de volonté. Nous pouvons en stocker des points et lorsque ceux-ci sont suffisamment hauts, ils débloquent des embranchements spécifiques. À nous de dépenser ces points comme nous le souhaitons. C’est très intuitif et cela permet d’adapter l’histoire à nos envies. Ferons-nous de Maia une impétueuse bagarreuse ou une jeune fille réfléchie et timide ? À nous de voir.

Beaucoup de nos choix auront une influence sur la personnalité de Maia. Celle-ci est mesurée par différents critères tels que la bravoure ou la réflexion. Comme pour la rage ou la volonté, la personnalité de Maia influera elle aussi sur les embranchements disponibles tout au long du récit. C’est très accessible. Nos choix sont souvent suivis de l’amélioration du trait de personnalité auquel nous pensions. Pas de piège ou de mécompréhension. La personnalité de Maia suit l’évolution que nous souhaitons lui faire prendre assez facilement.

Enfin, le système du jeu tient compte de nos interactions avec les autres protagonistes de l’histoire. Être violent avec un personnage permet parfois de débloquer certaines informations, sauf que cela détériorera forcément nos relations, ce qui nous limitera dans nos interactions futures avec celui-ci. Il faudra aussi tenir compte de nos amitiés, car celles-ci auront une incidence sur la suite de notre histoire.

Différent Tales propose, donc, avec sa vision de Werewolf : The Apocalypse, un système de jeu très complet avec de multiples embranchements disponibles et beaucoup de moyens de les faire apparaître. Que ce soit via les amitiés, via notre caractère ou via nos choix d’actions avec le système de rage, il est toujours possible d’approcher au plus près de nos envies le parcourt de Maia.

Le loup dans la bergerie :

Le début de l’histoire est assez lent. Après 1h30 de jeu, nous avons rencontré des activistes qui veulent sauver la forêt et nous avons appris plein de choses sur sa famille, mais c’est tout. Ça ressemble plus a un épisode du feuilleton de l’été qu’à un JDR ça s’accélère dans la seconde partie du jeu et la transformation de Maia en loup-garou, vu le titre ça ne devrait pas être un spoil…

À partir de là … rien ne change vraiment. Certes, notre histoire est maintenant mâtinée de fantastique, mais elle reste assez conventionnelle. Il est, par contre, agréable de voir que tout ce qui a été mis en place au fur et à mesure de nos choix apporte ses fruits lors des derniers chapitres. Le seul regret est que, finalement, les connaisseurs du Jeu de Rôle papier Werewolf : The apocalypse ne trouveront que peu d’intérêt à parcourir les forêts polonaises que Different Tales nous enjoint à découvrir. En Effet, tout le lore du jeu de base n’apparaît et n’est expliqué que brièvement dans la dernière demi-heure du jeu et ne sert quasiment à rien.

Werewolf n’est pas un titre usant des codes des Mondes des Ténèbres, il en est plutôt une introduction : la partie à la fois grisante et compliquée pendant laquelle il faut se farcir le bouquin de 200 pages expliquant les règles du jeu et l’univers qu’il nous faudra maîtriser sous peine de nous faire regarder avec des gros yeux par le maître du jeu. À la fin de Werewolf, nous aurons un personnage jouable qui correspond aux choix que nous avons faits et c’est en ça que réside la force du titre de Different Tales. Ici, pas de prise de tête pour répartir des points dans des critères auxquels nous ne comprenons rien. Il suffit de suivre l’histoire et notre personnage se crée automatiquement en accord avec nos choix. Ce n’est pas pour rien si avant de finir notre partie, il nous est vivement recommandé de prendre note de notre feuille de personnage.

Côté graphisme, le titre de Different Tales use de montage de différentes images avec différents filtres. C’est bien fait, mais les illustrations ne se renouvellent pas suffisamment au cours de l’histoire, donnant l’impression de passer tout notre temps à lire du texte sans tenir compte de la partie graphique. En parlant des textes, il faut absolument mentionner que le titre de Different Tales est très verbeux et qu’il est complètement en anglais. Sans un niveau correct de la langue de Chat qui expire, il est impossible de profiter de cette aventure bien écrite faisant la part belle aux introspections de notre héroïne. Et pour en finir avec l’ambiance, la bande-son est composée d’un pêle-mêle de bruits qui se juxtaposent pour former un ensemble angoissant qui colle parfaitement au côté sombre de Werewolf.

Conclusion
Que vous soyez fan ou non du JDR papier Werewolf : The Apocalypse, le titre de Different Tales pourra vous plaire. Avec son ambiance soignée tant au niveau graphique que sonore et avec son histoire mature et fantastique, il permet de vivre une expérience narrative d’une durée de 3 heures à la forte rejouabilité tant les choix qui nous sont proposés ont un impact sur ce qui suivra. Werewolf : The Apocalypse – Heart Of The Forest est une parfaite introduction pour tous ceux qui souhaiteraient en apprendre un peu plus sur les Mondes des Ténèbres sans avoir à se farcir la lecture des règles du jeu pour créer un personnage jouable.
Points positifs
  • L’histoire est mature et s’appuie sur des faits réels avant de lorgner vers le fantastique
  • La narration est très bonne avec beaucoup de détails sur les émotions de notre héroïne…
  • Très bonne introduction au JDR éponyme
  • Ambiance graphique et sonore sombre à souhait
Points négatifs
  • … mais il faut un bon niveau en anglais pour en profiter
  • All in english
7.4
Bon
Graphismes - 6
Ambiance - 8
Gameplay - 8
Narration - 8
Rejouabilité - 7
znicoboc NT
Ecrit par
après 35 ans de jeux vidéos et un plaisir de jouer de plus en plus émoussé, l'arrivée de Zelda BOTW fut une révélation , le plaisir est encore plus fort qu'avant

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