BRAVELY DEFAULT II (Nintendo Switch) – Le test

C’était il y a huit ans au Japon et sept ans chez nous que le premier Bravely Default est paru sur Nintendo 3DS. Sans être exempt de défauts, le titre est souvent considéré comme un bel hommage aux J-RPG d’une ancienne ère et aussi comme une sorte de suite spirituelle aux anciens Final Fantasy. Bravely Default a suffisamment convaincu Square-Enix qui s’attelle très vite à une suite directe nommée Bravely Second, corrigeant les défauts du premier jeu. L’équipe responsable gagne en notoriété et sera propulsée au sommet avec Octopath Traveler sur Nintendo Switch. Après avoir parcouru les huit routes d’Octopath, Square Enix nous invite à accompagner de nouveaux héros de la lumière dans une toute nouvelle quête des Cristaux !

Bravely II repart de zéro !

Sans partir dans du spoiler, il faut dire que les fans de la série se souviennent de la fin de Bravely Second et s’attendaient certainement à revenir sur Luxendarc au côté d’Agnès Oblige, Edea Lee ainsi que les autres personnages des premiers Bravely. Les fans se préparaient à vivre la suite de ce récit, à vivre le “Third” et potentiellement la fin de la boucle infinie. Square Enix prend tout ce petit monde à contre-pied en proposant Bravely Default II, qui se différencie des précédents jeux en nous propulsant sur un tout nouveau monde aux côtés de nouveaux héros.

Nous sommes sur le continent d’Excillant, berceau de cinq royaumes. Nous vivons le récit du marin Seth, échoué sur une des plages du continent. Il est retrouvé par une mystérieuse jeune fille aux traits nobles accompagnée d’un vieillard. Les deux parlent d’une lumière qui les aurait guidés jusqu’à nous et qui pourrait être un signe prophétique. On est amené à l’auberge de la cité la plus proche, la paisible ville de Halcyonia.

On apprend également que celle qui nous a aidés est la princesse du Royaume détruit de Musa. Elle se nomme Gloria et est accompagnée de messire Sloan. La destruction de son royaume fait suite à l’invasion de celui-ci par divers individus ayant dérobé les quatre cristaux élémentaires. Selon notre héroïne les Cristaux sont liés à l’équilibre du monde et il est de son devoir de les récupérer. Après quelques mésaventures nous sommes rejoints par le magicien Elvis et la mercenaire Adèle qui l’accompagne dans sa quête.

Elvis est à la recherche des Astérisques, des pierres renfermant divers pouvoirs et qui semblent nécessaires au décryptage du grimoire que lui a légué son défunt professeur. Constatant que les ennemis se dressant devant Gloria se battent en usant du pouvoir des Astérisques, le duo Elvis et Adèle finira par rejoindre notre noble cause. Notre groupe de quatre héros est désormais au complet pour cette longue aventure hommage aux classiques du J-RPG d’antan dans un monde inspiré des classiques d’Héroic-Fantasy.

Une aventure de plus ou moins cinquante heures selon la difficulté de jeu, ainsi que votre volonté à faire évoluer les personnages, leurs classes et votre taux d’implication dans les quêtes annexes du jeu. Une cinquantaine d’heures qui pourra ainsi doubler, voire tripler selon le style de jeu de chacun. Des heures d’aventures riches en émotion et en rebondissements comme le veut le genre ainsi que du contenu post-game assez dense. Ceux qui ont fait les précédents Bravely vivront ce nouvel opus en sentant comme une aura familière, notamment le fait de ne pas considérer l’aventure terminé en voyant défiler les crédits du jeu. Toutefois, il s’agit d’un tout nouveau Bravely et tout le monde pourra commencer par celui-ci sans se préoccuper des précédents récits existants.

Des heures de quêtes annexes et un jeu de cartes vous attendent

À ce propos, à titre de comparaison, on note un développement de casting plus important dans ce Bravely Default II que se soit de notre groupe de héros à travers les évènements majeurs, les quêtes annexes et les discussions, mais surtout des différents porteurs d’Astérisques. Un développement souvent annexe et qui ne dépendra vraiment que de votre volonté à en connaître plus sur les nombreuses histoires que nous raconte le jeu. Le développement est assez inégal d’un personnage à l’autre, mais toujours plus dense que dans les précédents jeux. Il prend  la forme de quêtes annexes importantes  de type quêtes Fedex similaires à la centaine d’annexes moins intéressante du jeu. Leur intérêt vient uniquement du fait qu’elles nous donnent accès à des scènes inédites développant tel ou tel personnage du jeu et sont souvent des scènes doublées contrairement aux annexes mineures.

Comme dans les précédents Bravely, l’accès à certaines classes jouables n’est possible qu’en vous attardant sur ces quêtes annexes. Il est possible de terminer le jeu sans avoir débloqué certaines classes que l’on ne vous dévoilera pas. Certains joueurs pourraient prendre énormément de temps de jeu sur cette partie du jeu. À cela s’ajoute le mini-jeu de cartes B&D, un jeu de cartes calqué sur le mini-jeu Triple Triad de la série Final Fantasy.

Il s’agit de constituer son deck de cinq cartes avec des cartes de monstres et des cartes de personnages puis de conquérir le maximum de zones de jeu. Chaque carte influe différemment sur la zone de jeu et c’est à nous de connaître les effets de chaque carte afin d’avoir le meilleur deck possible. On démarre avec un deck basique et c’est en remportant des victoires que l’on accumule des points qui nous permettent d’acquérir des cartes plus puissantes. On a également un rang et notre parcours de duelliste démarre au rang C.

Inutile de vous dire que face à des adversaires de rang C, B&D fait office de simple mini-jeu sans prise de tête. Un mini-jeu qui peut vous permettre de vous détendre entre deux longues sessions de jeu voire de farm. En montant de rang, le mini-jeu devient plus corsé avec une I.A. moins généreuse et les règles du jeu s’enrichissent et se complexifient. Alors que vous ne risquiez pas grand-chose lors de vos défaites, en allant au-dessus du rang C une défaite peut potentiellement vous faire perdre une carte. Le mini-jeu devient plus exigeant et il plaira certainement aux amateurs de jeu de cartes similaire au Triple Triad.

Pas d’inquiétude pour ceux qui ne cherchent que de la détente, vous pouvez choisir vos adversaires parmi les PNJ du jeu, leur rang est visible et vous pouvez les affronter à l’infini. Pour clôturer avec une autre quête annexe, Bravely Default II propose une interaction internet remplaçant les mécaniques de Street Pass des précédents jeux de la série. À un moment du jeu, vous pourrez envoyer un bateau sillonner les horizons marins et vous apporter différents objets bonus. Une mécanique sympathique qui permet aux joueurs ayant moins de temps de progresser plus vite en utilisant ces bonus qui sont souvent des orbes de points d’expérience ou de point de classe (PC).

Un Excillant voyage aux mécanismes connus

Contrairement à la suite directe qu’était Bravely Second, Bravely Default II invite plus aisément à l’exploration de son univers notamment avec l’introduction d’un tout nouveau monde et d’un tout nouveau casting. Le nouveau monde modélisé à partir de l’Unreal Engine sera tantôt magnifique tantôt moyennement beau. Cela démontre certainement encore de la difficulté de Square Enix à maîtriser parfaitement le moteur pour la Switch. Le jeu propose un rendu illustré des villes aussi joli et crayonné que dans les précédents de la série, la HD sublimant tout cela. On a plus que jamais cette incroyable impression d’évoluer sur de véritables dessins en explorant les villes et leurs habitations. Les zooms et dézooms possibles lors des balades en ville ne font que conforter cette impression.

Ce sublime va être contre-balancé par le rendu 3D en maquette cartonnée parfois propre, mais souvent flou et scintillant en TV comme en portable. Ce rendu 3D occupe la carte du monde et les donjons du jeu. Cela n’empêche pas certaines régions et donjons du jeu d’être jolis à voir et parcourir. On se montre simplement honnête en soulignant que le rendu 3D est loin d’être parfait et peut gêner les amateurs de démo technique. Il y a d’ailleurs parfois du popping de textures et d’éléments de la carte du monde. Le chara-design mise également sur un rendu des personnages à mi-chemin entre le Chibi  et le plus réaliste.

Leur modélisation est plutôt propre avec des costumes pleins de couleurs et de détails selon leur classe. Cela dit, il est possible que ce rendu pas-tout-à-fait SD puisse ne pas plaire. Le framerate est plutôt stable sauf en extérieur où il fait des vagues, dues très certainement aux changements météorologiques, aux changements d’horaires ainsi qu’aux nombreux monstres s’y baladant. On note également de temps en temps des micro-freezes assez perturbants lorsqu’on a des notifications de nos quêtes ou de trésors récoltés par notre bateau envoyé sur les horizons de l’internet. On espère que cela ne sont que des défauts (!) mineurs rapidement corrigés par un patch par exemple.

Malgré tout, le caractère nouveau de ce monde nous invite à l’explorer et on se surprend à explorer plus qu’il n’en faut. La carte du monde comme les donjons regorgent de coffres cachés à trouver et ouvrir. Cela nous permet de mettre la main sur de l’argent ainsi que divers objets ou pièces d’équipement sans avoir à dépenser notre oseille. Les décors ont également des éléments avec lesquels nous pouvons interagir afin de récupérer des bonus similaires. On peut notamment couper les herbes hautes de la carte du monde afin de récupérer de temps à autre ces bonus.

Le temps de reprendre conscience de notre objectif et l’on constate avoir ouvert un bon nombre de coffres et désherbé une bonne partie de la zone explorable. De quoi gonfler encore plus la durée de vie si elle n’était déjà pas suffisamment conséquente Par ailleurs, dès les premières heures sur Bravely Default II nous pouvons confirmer que les divers correctifs effectués sur le jeu entre la première démo et la seconde démo sont bien présents dans le jeu final.

Un premier point qui a bien été “rectifié” : La trop grande difficulté de la première démo qui a souvent été soulignée aux développeurs. Bien que ceux-ci aient averti d’un choix délibéré délibérée afin d’impliquer les joueurs. Avoir la possibilité de choisir la difficulté de jeu dès le début est fort appréciable. Il restera malgré tout relativement exigeant et fidèle à cette aura des anciens J-RPG. On a lancé le jeu en “Normal” et si la difficulté était convenable au début, elle se corse en approchant de la seconde partie du jeu et au-delà. En “Normal” comme en “Facile”, il faudra farmer nos personnages en XP et en classes afin de voir le bout de l’ aventure. Connaître les différentes classes, exploiter les bons passifs et donner le meilleur de chaque classe sera aussi impératif. Une expérience difficilement recommandable à un joueur qui n’a pas connu cette exigence des temps anciens ou qui ne sera pas ouvert à acquérir ces compétences.

Au-delà de la difficulté, revenons sur les mécanismes de Bravely. Tout d’abord, parlons de la partie exploration. En ville, nous avons la possibilité d’admirer en grand l’illustration en lançant un dézoom. Ce dézoom était automatique par le passé en s’arrêtant quelques secondes, ici nous pouvons le lancer nous-mêmes en appuyant sur R. Nous pouvons aussi nous rendre à l’auberge ou acheter des objets en boutique. Une pression sur ZR nous permet également d’accélérer le pas en ville comme en extérieur. Le monde extérieur regorge de monstres et rentrer en contact avec eux démarre un combat.

On peut avoir une chance de prendre l’initiative en appuyant sur Y et donner un coup aux ennemis avant d’atterrir sur l’écran de combat. La portée de cette première attaque est toujours meilleure que dans la première démo. En prenant l’initiative, on est récompensé d’un point de Brave dès le début du combat pour chaque personnage. Notons que ce point va à l’ennemi si c’est lui qui nous prend en embuscade. Une fois en combat, nous sommes sur un système de tour par tour régi par les règles du brave et du default, propre à la série. Vous ne le connaissez pas ? Avez-vous joué à Octopath Traveler, disponible depuis un moment sur Switch ? Eh bien, ce système est la base même d’Octopath Traveler. Pour ceux qui sont toujours dans le flou, disons que l’on se prête à un système de crédit de tour amenant une dimension stratégique avancée dans le tour par tour.

Placez-vous en défaut pour passer en défense et accumuler un tour d’action, pressez R pour passer en brave et multiplier les tours d’action. Ce crédit est représenté par des PB (point brave), et ces PB peuvent être négatifs jusqu’à moins trois. Sachez que lorsque vous êtes en négatif, cela signifie que vous ne pouvez agir pendant le nombre de tours correspondant avant que votre compteur de PB revienne à 0. Prendre le risque de faire de gros dégâts en allant dans le négatif expose à un retour de bâton sévère, car on se met totalement à la merci des assauts ennemis si ceux-ci ont survécu. Il est, de façon, symétrique, possible d’accumuler jusqu’à trois tours. Cela peut servir à délivrer de grosses offensives comme reprendre le contrôle d’une issue compliquée du combat en prodiguant de gros soins et effets de soutien aux personnages. La liberté des tactiques est grande avec ce système de brave et défaut.

Autre point propre à la série Bravely Default, le système de classe principale et secondaire à définir pour chacun des protagonistes. Nul doute que vous passerez un certain temps dans les menus du jeu dédiés à cette mécanique, en plus de gérer les objets et l’équipement des protagonistes. Ceux-ci sont basiques et l’on y navigue suffisamment aisément pour ne rien avoir de spécial à redire à ce niveau. Ainsi, la classe principale permet d’exploiter directement la spécialité propre à cette classe, tout en ayant accès aux compétences actives et passives de celle-ci. Au début, seuls le Free-lance et le Mage Noir sont disponibles grâce à Elvis. En progressant, une bonne vingtaine de classes est à débloquer. Il faudra également apprendre à les connaître afin de constituer la meilleure combinaison de classe et de compétences possibles.

En remportant les combats, les PC (points de classe) sont uniquement attribués sur la classe principale, tandis que la classe secondaire permet d’avoir uniquement accès aux capacités et compétences de celle-ci. Difficile de comprendre cela avec les mots, mais la spécialité d’un “Freelance” est “Persévérance” qui permet d’avoir cinquante pour cent de chance de survivre avec un point de vie à un assaut meurtrier. Un “Mage Noir” a “Regeneration Default” ce qui permet de récupérer quelques points de magie lorsque vous choisissez de faire défaut en combat. En mettant “Freelance” en principal, on a accès à toute la classe ainsi qu’à sa spécialité “Persévérance” tandis que si l’on met “Mage Noir” en secondaire, on obtient l’accès uniquement aux sorts et compétences passives déjà apprises.

Ainsi, les combats rapportent de l’XP qui fait progresser les statistiques des personnages, mais également de PC pour le niveau de classe. Chaque classe peut monter jusqu’au niveau douze et lorsqu’on y parvient, se débloque une seconde spécialité de classe. Cela apporte de nouvelles subtilités liées à cette classe ainsi qu’aux stratégies de combat. Par ailleurs, les compétences passives peuvent être attribuées sans avoir besoin d’équiper une classe spécifique, la condition étant simplement de les débloquer. Leur attribution dépend également d’un système de points. On dispose jusqu’à cinq points d’équipement de compétences passives. Encore faut-il débloquer les fameuses compétences.

En avançant dans l’histoire, nos héros recevront la bénédiction du Cristal qui leur permettra d’activer de puissantes capacités spéciales.  Ce sont des capacités surpuissantes proposant en parallèle des bonus de statistiques et des effets secondaires temporaires non négligeables en combat. On n’active pas une attaque spéciale en un claquement de doigts, il faut d’abord réaliser une certaine condition en combat qui débloque la possibilité d’activer l’attaque. Chaque condition dépend de la classe des personnages et chaque capacité spéciale est unique à une classe avec ses propres effets. En enclenchant cette attaque, le thème de combat change totalement pour un thème musical propre au personnage. Durant toute la durée du thème musical, les personnages bénéficient des bonus de statistiques secondaires de cette attaque spéciale.

Il s’agit à ce moment-là de bien exploiter ce bonus en déclenchant une offensive générale à base de puissante attaque et en multipliant les braves par exemple. Toutefois, les animations de combat peuvent faire perdre un temps précieux. Heureusement il est possible, comme toujours, depuis la réédition du premier Bravely Default, de multiplier la vitesse des animations jusqu’à quatre fois. Cela peut-être à but stratégique, comme on vous le décrit ci-dessus par rapport à l’attaque spéciale, mais cela peut également être simplement par lassitude de visionner les animations. Dans tous les cas, il faut bombarder les offensives à ce moment !

Revo revient nous détendre les oreilles et nous aider à digérer toutes ces mécaniques

Nous avons en effet le temps d’une musique épique pour décimer les adversaires ! Une ou plusieurs musiques si l’on parvient à enchaîner les capacités spéciales les unes après les autres ! Car, parlons justement du retour du fameux compositeur Revo et toute sa clique à la composition du jeu. Pour ceux qui se posent des questions, sachez que la bande sonore de Bravely Default grandement acclamée par tous fut composée par Revo. Pour Bravely Second, Square Enix a décidé de faire appel au compositeur Ryo du groupe de J-Pop Supercell pour la bande sonore de la suite directe. Une bande-son de qualité qui n’aura pas su être aussi marquante que celle de Revo, celui-ci ayant placé la barre excessivement haut dès le premier opus de la série comme dans le genre du J-RPG en général.

Pour Bravely Default II, Revo est rappelé à la barre et propose une nouvelle OST qui enchantera autant que l’aventure en elle-même. L’OST est certainement aussi bonne que le premier jeu de la série. Ceux qui ont l’ouïe fine relèveront même une certaine fusion entre le thème de Bravely et les musiques des anciens Final Fantasy. À titre d’exemple, écoutez le thème de combat et vous ne pourrez qu’acquiescer. Nos oreilles se régalent des pistes composées par Revo tout au long du jeu à travers les moments épiques comme les moments plus dramatiques. Lors de sons orchestraux ou plus rock progressif, Revo démontre encore sa maîtrise des différents genres musicaux tout en s’inspirant également des méthodes d’autres compositeurs. On notera par exemple les fameuses transitions entre le thème des boss et le thème de combats de boss exécuté à la manière d’Octopath Traveler. Le compositeur se permet encore une fois de nous faire écouter les meilleures associations de sonorité possible qui resteront certainement gravées longtemps dans votre mémoire auditive.

Parlons également du doublage toujours de très bonne qualité en japonais et avec également un casting plutôt convaincant en anglais. Le doublage est interchangeable à n’importe quel moment de la partie via les menus sans avoir à relancer le jeu comme dans certains autres RPG. On regrettera juste de ne pas avoir la possibilité de changer directement de doublage dès le lancement du jeu. Les fans de voix japonaises devront tout de même écouter le doublage anglais quelques minutes avant de pouvoir changer lors du lancement de leur partie. Aussi, ceux qui maîtrisent la langue japonaise noterons la traduction du texte français calqué sur l’anglais. On perd ainsi quelques nuances et quelques subtilités provenant de la personnalité de certains personnages. En revanche, à notre grande surprise, sur quelques rares personnages les voix et textes en anglais retranscrivent mieux le caractère de ces derniers.

 

Conclusion
Après avoir tâté le terrain avec Octopath Traveler, Square-Enix revient sur Nintendo Switch avec un nouveau Bravely Default. Depuis quatre ans que l’on attendait Bravely the Third, voilà qu’on se retrouve avec Bravely Default II. Cela témoigne d’une volonté de s’ouvrir auprès de nouveaux joueurs en proposant une trame totalement nouvelle, tout en gardant les mécaniques phares de la série qui n’ont plus grand-chose à prouver dans le genre. Mention spéciale à nouveau pour le compositeur Revo. Si le titre souffre de quelques faiblesses techniques, il n’en reste pas moins beau à son échelle. Puis en fermant les yeux et en se laissant bercer par Revo, notre imagination se chargera de combler ces défauts. Bravely Default II se présente comme une des références incontournables du J-RPG en ce début 2021 toutes plates-formes confondues. Un véritable hommage au genre à mettre dans les mains des fans de RPG japonais exigeants ou à ceux qui souhaitent vibrer avec une œuvre faisant échos aux meilleurs crus d’une autre époque.
Points positifs
  • Cette sensation de progresser sur des illustrations crayonnées en ville !
  • Le design des différentes classes sur chaque personnage
  • Le système complet de Brave & Default
  • La mécanique complète autour des classes
  • Les nombreuses classes à découvrir
  • Une toute nouvelle histoire avec un tout nouveau casting
  • Un scénario classique et enchanteur avec des rebondissements
  • Des personnages plus développés que d’ordinaire
  • Les discussions entre les héros
  • Un jeu en français avec une durée de vie colossale
  • De nombreux annexes et du post-game pour le 100%
  • Le mini-jeu de carte B&D
  • Interactivité Internet à la place du Street Pass
  • Dual Audio disponible
  • L’OST par le compositeur Revo
  • Un RPG de qualité en TV et en Portable!
Points négatifs
  • Des extérieurs moins folichons visuellement
  • Quelques chutes de framerate sur la carte
  • De rares micro-freezes
  • Une modélisation des personnages qui ne plaira pas à tous
  • Beaucoup de quête annexes de type Fedex et d’allers-retours
  • Une difficulté élevée sur la seconde partie du jeu
  • Un côté farm qui peut ne pas plaire
  • Un classicisme dont on peut anticiper les évènements
  • Quelques personnages moins développés que d’autres
  • Quelques nuances de traduction qui se perdent
9
Excellent
Réalisation - 7
Gameplay - 9
Bande-son - 10
Durée de vie - 10
Ecriture - 9
Kurosekai
Ecrit par
Rédacteur sympathique fans de JRPG et de jeu très japonais. Par ailleurs, possède de bonne notion de la langue japonaise. Twitter: 00memory

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