Dull Grey (Nintendo Switch) – Le test

L’avantage avec le magasin en ligne de la Switch, c’est qu’il y en a pour tous les goûts, notamment en ce qui concerne des jeux de niche avec un univers, des visuels ou une gameplay très particulier. Avec Dull Grey, les développeurs du studio russe Provodnik Games proposent tout ça à la fois.

Noir c’est noir

Dull Grey n’est pas un jeu à proprement parler, c’est un roman visuel ou une bande dessinée narrative. Le jeu nous parle d’un jeune homme, le héros, prénommé Kir qui avec l’aide de sa mère doit choisir son futur métier. Fera-t-il comme son père ou comme son oncle ? Au joueur de le guider dans les multiples choix qui se poseront à lui.

Le jeu est très lent, et surtout très verbeux. Il y a beaucoup à lire et peu à faire. C’est d’autant plus lent que le jeu n’étant disponible qu’en anglais, il faut bien comprendre de quoi il retourne, même si le niveau de compréhension n’est pas trop difficile. L’histoire est intéressante bien qu’assez alambiquée et les conséquences des choix que nous faisons ne sont pas toujours évidentes à comprendre.

Le jeu fonctionne comme une boucle temporelle que le joueur va revivre encore et encore pour accéder à chacune des fins que compte le jeu, une dizaine en tout. Relire à chaque nouvelle partie les mêmes paragraphes devient fastidieux à la longue, et on accélère le jeu en faisant défiler rapidement les phrases qui apparaissent. Ce système de répétition sert à renforcer le côté oppressant et brut du jeu mais il en devient assommant à la longue.

Entre gris clair et gris foncé

Graphiquement, Dull Grey est étonnant, uniquement en noir et blanc, tout en angles, tout en images statiques. Sur le plan sonore, c’est le même minimalisme qui prime. Le joueur est projeté dans un univers froid, glacé, blanc, avec des nappes sonores discordantes, abruptes, pas agréables, mais hypnotiques, un peu comme les musiques dans les films de John Carpenter.

L’ambiance penche du côté post-apo, pour les environnements secs, déserts, froids, et du côté du roman 1984 de George Orwell pour tout ce qui touche aux éléments politiques et sociaux. Si l’on prend le discours des développeurs à la lettre et qu’on accepte de longuement réfléchir aux choix à faire pour son futur, il se peut que l’avenir soit finalement plus coloré que ce que l’on pense. Si on joue vite, sans accepter de prendre le temps, on passera à côté de certaines possibilités. Comprenne qui pourra…

 

Conclusion
Dull Grey est un jeu au concept étonnant, à l’ambiance vraiment particulière notamment grâce à ses graphismes et son environnement sonore, mais dont l'histoire n’est pas suffisamment accrocheuse pour passionner le joueur. Trop lent, trop répétitif, Dull Grey passe à côté de son sujet sur le fond alors qu’il a tout juste sur la forme. Provodnik Games reste un studio de développement à suivre pour l’avenir.
Points positifs
  • Une vraie ambiance sonore
  • Des graphismes très particuliers
Points négatifs
  • Uniquement en anglais
  • Extrêmement court
  • Pas très accrocheur
4.6
Décevant
Graphismes - 7
Bande-son - 7
Durée de vie - 4
Fun - 2
Gameplay - 3
Ecrit par
Fan de Big N depuis la Gameboy, j'ai débuté les JV sur Atari ST. Bref, je suis un vieux joueur, mais j'aime les nouveautés autant que les jeux rétros (sauf le mauvais pixel-art)

Poster un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Mot de passe perdu

Please enter your username or email address. You will receive a link to create a new password via email.

S'inscrire