Project Winter (Nintendo Switch) – Le test

Le fameux jeu du Loup-Garou de Thiercelieux, jeu de plateau de déduction dont le but est de déceler qui sont les loups-garous parmi la population d’une bourgade, le tout en se basant sur de l’observation et de l’interaction entre les joueurs, est indéniablement l’un des jeux de société les plus populaires en grand comité. Si bien que forcément le jeu vidéo vient s’essayer à adopter cette formule et y ajouter des éléments qui lui sont propres, on pourra citer comme exemple le populaire Among Us dont le nombre de joueurs a explosé aux suites d’une crise sanitaire contraignant chacun à rester chez soi.

Project Winter est donc un jeu de déduction sociale multijoueur, ce dernier est paru en Mai 2019 sur PC et le 16 Septembre 2021 sur Nintendo Switch. La particularité du bébé de Other Ocean Interactive réside dans son savant mélange entre déduction sociale et jeu de survie, arriverez-vous à vous échapper des montagnes enneigées avant qu’il ne soit trop tard ?

Promenons-nous dans les bois…

Project Winter vous place dans des parties multijoueurs dans lesquelles vous et 7 autres personnes se retrouvent coincées en pleine montagne enneigée. Parmi les 8 joueurs chacun va appartenir à un camp, soit les survivants cherchant à remplir différents objectifs pour appeler un véhicule d’extraction et partir, soit les traîtres qui auront pour but de saboter l’avancée des survivants et tous les éliminer.

Chaque partie dure un temps limité au bout duquel un blizzard mortel viendra frapper tous les joueurs, les entraînant dans la tombe.

Avant toute chose, il faut savoir qu’il existe beaucoup de mécaniques dans le jeu, il y a vraiment pas mal de choses à assimiler et vos premières parties peuvent se trouver assez frustrantes si vous vous retrouvez nez à nez avec des vétérans du jeu. Aussi il est important de noter que Project Winter est un jeu tirant profit du chat vocal de proximité en jeu, il est fortement recommandé voire indispensable d’être équipé d’un micro pour profiter pleinement de l’expérience.

Pour commencer comme tout jeu de survie, il est indispensable de répondre à des besoins vitaux comme celui de se réchauffer ou encore de manger.
La montagne étant enneigée il vous faudra vous déplacer en faisant attention à votre chaleur, une cabine de chalet sert de hub central pour tous les joueurs et offre une cheminée vous réchauffant très facilement, un coffre où ranger des affaires, ainsi qu’un établi permettant de craft divers objets grâce aux composants récupérés dans la nature ou les différents bunkers.

Concernant ces composants et objets, il en existe plusieurs sources, vous pourrez ainsi hacher des arbres pour du bois, casser des pierres pour en récupérer, cueillir des baies pour vous nourrir ou encore chasser des loups, ours et autres caribous dans la nature. Il s’agît des sources les plus brutes de composants, sachant que partout sur la montagne se trouvent des bunkers dont l’ouverture nécessite plusieurs joueurs et renfermant des objets plus avancés qu’il est possible de crafter comme des armes à feu, des pièges, des feux de camps, mais surtout des composants clés permettant de faire avancer l’objectif.

Parmi les objectifs qui sont générés aléatoirement à chaque partie, vous pourrez par exemple avoir à réparer un groupe électrogène, impliquant de ramener des bidons d’essence ou des rouages. Il peut aussi y avoir des éléments à déterrer dans les 4 coins de la montagne et rassembler en vous équipant de pelles fournies et en suivant des photos montrant des lieux où creuser, ou encore un code secret dont les chiffres sont dissimulés dans certains bunkers et qu’il faudra donc reconstituer en coopérant avec tout le monde.

Enfin dernière chose à prendre en compte, des événements aléatoires peuvent intervenir au cours de la partie, une tempête de neige faisant baisser très vite votre jauge de chaleur et impliquant de rentrer vite au chalet ou être équipé de feux de camp à alimenter, une téléportation de tous les joueurs à un endroit aléatoire, un déguisement pour tous les joueurs vous empêchant de voir les noms au-dessus des têtes… Tout un tas d’outils que la montagne mettra en place pour vous perturber le plus possible dans votre quête collective.

Tout cela est donc à gérer en parallèle, le tout sur plusieurs cartes différentes de taille plus ou moins importante sur lesquelles il vous faudra vous organiser, les places dans les inventaires étant limitées et certains objets encombrants ne pouvant se prendre qu’à la main. Vous devrez donc rapidement créer des petits groupes en espérant tomber sur des personnes de confiance car le temps étant limité, un manque d’organisation peut signifier une défaite pour les survivants.

Un véritable bac à sable social

Après avoir présenté les différentes mécaniques présentes naturellement en jeu, il est temps d’aborder le lot de mécaniques liées directement aux actions des joueurs.
Un système de rôles distribués aléatoirement entre les joueurs est présent, apportant son lot d’avantages et twists, un hacker (survivant ou traître) peut par exemple ouvrir des bunkers tout seul à l’aide de composants électroniques, l’enquêteur peut identifier des cadavres et le temps passé depuis sa mort ou encore le voleur d’identité peut choisir en interagissant avec un cadavre s’il devient un traître ou un survivant.

Tous les moyens sont bons pour suivre les autres joueurs et les observer, que ce soit le chat de proximité permettant de se repérer au son et entendre des conversations proches, les traces de pas laissées dans la neige ou encore les bunkers ouverts. Il est possible de prendre beaucoup d’éléments en compte pour interroger les autres sur leurs activités suspectes. Des radios de différentes couleurs (bleues ou jaunes) permettent de communiquer a très longue distance, mais attention car les joueurs sur le même canal peuvent tout entendre et potentiellement des traîtres (disposant eux de leur propre radio rouge présente d’office dans leur inventaire).

Tous les outils mis à disposition sont exploitables par les survivants comme les traîtres, les différents pièges permettent par exemple de placer des mines sur les objectifs, faisant exploser les personnes interagissant avec, la nourriture peut être empoisonnée et placée dans le coffre collectif du chalet par exemple, il est possible de retirer des bidons d’essence ou composants électroniques des objectifs et aller les jeter loin dans la nature pour freiner les survivant. Les interactions avec les cadavres permettent elles aussi de récupérer les vêtements et le pseudo d’un joueur pour se faire passer pour lui… Bref tout un tas d’options sont ouvertes et libre a vous d’en disposer comme bon vous semble.

Les affrontements dans Project Winter sont plus directs, contrairement aux autres jeux de déduction sociale vous pourrez directement vous frapper et vous entretuer les uns les autres à tout moment. Pas de système de votes comme on pourrait le retrouver sur d’autres jeux, mis à part un vote pour bannir un joueur d’entrer dans le chalet et le laisser survivre seul dehors… Les habitués bien préparés avec des feux de camp peuvent s’isoler complètement toute une partie et vous fondre dessus tel un prédateur en piégeant l’objectif final et éliminant tout le monde au sniper par exemple. Vous ne serez jamais complètement à l’abri…

Une esthétique originale et soignée

Au niveau de son ambiance globale, Project Winter se démarque pas mal par son style graphique. Le jeu arbore un style low-poly avec un aspect un peu “pâte à modeler », le tout est accompagné d’une bande-son très axée guitare acoustique, apportant un ton très “survie” à l’ensemble.

Chaque joueur peut également personnaliser son personnage grâce à des éléments cosmétiques se déverrouillant via un système de lootbox achetables via une monnaie distribuée en jeu en fonction de vos performances.

Conclusion
Project Winter est un excellent jeu de déduction sociale, ses très nombreuses mécaniques pouvant aux premiers abords intimider, viennent s’assembler d’une manière cohérente et permettent d’offrir une grande liberté d’action aux joueurs. On regrettera cependant la nature très “vocale” du jeu nécessitant pour en profiter dans les meilleures conditions d’être équipé d’un micro pour se faire entendre par les autres joueurs, faute de quoi le simple système de roue d’expression ne sera pas assez efficace pour faire valoir vos arguments auprès des autres.
Points positifs
  • Un style graphique original
  • L’un des tous meilleurs jeux de déduction sociale disponibles
  • Le crossplay avec PC et Xbox permettant d’avoir des serveurs peuplés
  • Des mécaniques très nombreuses offrant beaucoup de liberté
  • Une excellente rejouabilité via les cosmétiques à déverrouiller et les objectifs générés aléatoirement
  • Excellentissime entre amis
Points négatifs
  • Micro obligatoire pour en profiter comme il se doit
  • Souvent de l’anti-jeu en jouant avec des randoms
  • Courbe d’apprentissage un peu longue
8
Génial
Graphismes - 8
Bande-son - 7
Gameplay - 9
Durée de vie - 8
Rejouabilité - 8
Ecrit par
Rédacteur et testeur en manque de sommeil. Streameur a mes heures perdues Twitter/Twitch @AntwnSan

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