En 2025, Mario Kart World avait tenté de redéfinir le jeu de course en proposant un monde ouvert immense aux joueurs. Visiblement, les développeurs italiens de Milestone ont apprécié le concept et l’ont repris pour proposer Hot Wheels Infinite Rush, une nouvelle itération vidéoludique de la licence de petites voitures. Nous avons eu la chance de poser nos mains sur une version PC pendant une heure. Quelles sont nos premières impressions de ce titre disponible le 24 septembre 2026 ?
Une ambition de Milestone louable
Avant-propos : comme toujours avec chaque preview, nous vous rappelons que nous avons seulement joué une heure à Hot Wheels Infinite Rush, de surcroit sur un PC et non une Nintendo Switch 2. Ce n’est pas suffisant pour donner un avis définitif.
Après des opus moyennement notés dans nos colonnes (comme ici ou ici), la licence Hot Wheels revient avec ambition. Le jeu nous propose un monde ouvert sur quatre îles dans lequel nous allons avoir de nombreuses activités à réaliser.
La prise en main est immédiate. Même nous, qui ne maîtrisons pas forcément les commandes sur une manette Xbox, nous avons réussi à prendre du plaisir rapidement en conduisant notre véhicule.
Nous débarquons sur une grande carte dans laquelle nous pouvons nous déplacer librement, un peu comme le mode exploration de Mario Kart World. Partout sur la carte il y a de grandes zones bleues dans lesquelles nous allons réaliser des activités.
Les activités sont nombreuses et variées : le mode flamme (le jeu était en anglais, les modes auront un autre nom) nous demande de trouver une flamme cachée sur la carte dans un temps limité. Dans le mode « livraison », nous devons nous diriger à un endroit de la carte le plus rapidement possible tout en essayant de toucher le moins possible le décor (ou les voitures) !
Nous avons vu le mode destruction dans lequel nous devons au contraire toucher le plus d’objets en un temps limité mais aussi bien d’autres comme le Dardevil (battre une voiture en 1v1), le mode drift (contre la monte avec obligation de drift), le mode boost (contre la montre qui nous force à booster en permanence), ou encore le mode touriste dans lequel nous devons prendre des photos de lieux « emblématiques ».
Finalement, Hot Wheels Infinite Rush propose des activités sur circuit triées par mode et par niveau de difficulté. Outre la course classique, nous avons pu voir le mode survie, le contre la montre et le « Smashing Wheels » dans lequel nous devons ramasser des roues disséminées sur le circuit tout en gardant une vitesse convenable pour maximiser nos points.
Hot Wheels oblige, le jeu propose énormément de voitures disponibles. Les voitures sont triées par « type » : nous avons les versatiles, capables de tout faire, les « speeders » axées sur la vitesse, les « drifters » capables de gérer les virages sans problème ainsi que les « titans », lents mais très maniables. À vous de choisir la voiture de vos rêves dans la catégorie de votre choix afin de dompter les nombreuses activités (certaines voitures sont « obligatoires » pour certaines quêtes).
Mais un sentiment de répétitivité qui s’est rapidement installé
Comme pour les autres opus, les voitures présentes proviennent de différents univers, ce qui crée souvent un contraste saisissant entre la réplique d’une « vraie » voiture et les voitures plus fantaisistes comme celle représentant un canard en plastique. Bien que nous n’ayons pas pu le tester, le jeu offre aussi la possibilité de construire son circuit et de customiser sa voiture.
De ce que nous avons vu, Hot Wheels Infinite Rush semble dans la continuité des précédents opus : le jeu est ambitieux, avec des idées intelligentes, mais il souffre d’un level design peu inspiré et d’un manque de maîtrise général.
L’idée, sur le papier, est géniale ! Hot Wheels combiné à un monde ouvert qui nous ramène en enfance est un match-up idéal et la meilleure chose que nous pourrions espérer pour la franchise.
Nous avons aimé l’accessibilité générale du titre qui permet aux plus jeunes de pouvoir s’amuser rapidement sur le jeu. Le nombre d’activités différentes est intéressant, et nous sentons les bonnes intentions de Milestone pour sa franchise. Certains modes sont même bien pensés, comme le mode livraison qui nous force à alterner entre la prudence et la vitesse.
Malheureusement, en tout cas sur l’île que nous avons vue (sur quatre), la carte, même si elle propose des biomes différents intéressants, comme une plage, des terrains montagneux ou la ville, est assez plate.
Nous avons eu l’impression de rouler dans une ville sans vie, où les éléments (et la circulation) étaient là parce qu’ils devaient être là. Un exemple bête vient du terrain de football : le jeu offre des petits ballons à mettre dans les buts, mais inscrire un but avec notre voiture n’apporte rien, pas même de petits confettis pour nous remercier de perdre notre temps dans le décor.
Et vu que ça ne sert à rien de se perdre dans le décor, nous finissons par rouler vers toutes les zones bleues pour réaliser les activités, zones bleues qui sont d’ailleurs mal agencées sur la carte : certains passages sont très bien fournis alors que d’autres endroits sont totalement vides.
Les activités en elles-mêmes sont à la fois variées mais elles se ressemblent aussi. Hormis pour quelques modes, nous avons l’impression de voir des déclinaisons du même mini-jeu. Certains mini-jeux avaient par ailleurs du potentiel, comme celui où nous devions détruire le décor, mais le level design amenuise sa force.
Quid de la Nintendo Switch 2 ?
Nous avons aussi testé des mini-jeux à fort potentiel, comme le mode survie déjà présent dans Mario Kart World, cependant une certaine répétitivité s’est installée, la faute à des circuits qui manquaient d’un côté « fun ». Par ailleurs, beaucoup de mini-jeux nous ramenaient au milieu de la carte ce qui peut frustrer quand nous avons débuté l’activité à une extrémité.
Après, nous avons parfaitement conscience des limites de la preview : nous avons joué une petite heure sur une seule île, avec les voitures déjà toutes débloquées. Dès lors, est-ce que la progression proposée par Hot Wheels Infinite Rush réussira à compenser cette sensation un peu monotone et répétitive ressentie lors de notre session ? Est-ce que la première île est aussi la plus simple et que les autres proposent un level design plus « amélioré » ?
Quid du multijoueur ? D’énormes questions se posent autour de ce mode, à la fois en ligne comme en local. Peut-on faire la progression avec ses amis ? Peut-on se balader librement dans la ville à plusieurs ? Ce petit détail pourrait entièrement changer notre première impression.
Quid du portage sur Nintendo Switch 2 ? Sur PC, les décors étaient jolis mais comment Hot Wheels Infinite Rush se débrouille sur la console nippone ? Comment gère-t-elle la circulation et le décor destructible ? L’absence de crossplay sur la Nintendo Switch 2 avec les autres plateformes nous inquiète grandement, même si d’un autre côté nous savons que la console japonaise est capable de faire tourner Cyberpunk 2077…
La bande-son était peu inspirée, finissant par devenir répétitive même sur notre session d’une heure, mais là encore, nous espérons que le jeu, qui doit sortir dans trois mois, a la possibilité de se faire peau neuve.
Premières impressions
Hot Wheels Infinite Rush nous a laissé un sentiment mitigé. Nous sentons l’ambition du titre, qui propose un monde ouvert à la Mario Kart World et de nombreuses activités à réaliser. Malheureusement, malgré la bonne volonté perceptible de Milestone et les nombreuses voitures à débloquer, nous avons terminé la session avec la sensation d’un titre parfois peu inspiré, aux activités répétitives (hormis quelques-unes), et à la carte assez morne. Et quid du monde ouvert sur Nintendo Switch 2 ?
Après, nous avons parfaitement conscience des limites de notre preview, qui n’a vu qu’une seule île sur quatre, sans multijoueur, avec les voitures déjà toutes débloquées (donc sans progression). Quoi qu’il en soit, nous aurons la réponse définitive le 24 septembre 2026 !








Merci pour l’article de la preview.