Straimium Immortaly (Nintendo Switch) – Le test

Sorti en 2016 sur Steam, ce n’est qu’en fin décembre 2020 que Straimium Immortaly sort sur la console de Big-N, petit jeu indé’ d’un certain Anthony Case, il n’est pas son jeu le plus récent, ni le plus réussi, Skelly Celest du même développeur était déjà sortit sur Switch et à été testé sur Nintendo-Town (ici) on aurait de facto, largement préféré le portage d’un autre de ses jeux : Spirits Abyss, dont le rendu final, du moins sur PC, est bien supérieur à son premier Titre ici testé ! Il faudra donc en passer par le portage de Straimium Immortality !

Le jeu se targue d’aborder plusieurs genres, le shoot’em up, Donjon Crawler et RogueLike, un mariage plus qu’osé pour un premier jeu. Nous sommes donc aux commandes d’un personnage qui… Erk… Désolé, mais un personnage qui ne ressemble à rien, ou pas grands chose, ni sans grande cohérence : tout bleu et des yeux rouges, on pourrait presque croire à un héros en costume typé kick-ass, mais sans fentes pour respirer et pourvu de couleur encore plus osées et voyantes… Muni d’une grosse arme toute verte, on peut déjà se demander où sont les ombrages, les formes et les couleurs un minimum cohérente… Si le rétro minimaliste est un choix osé, il est cependant difficile de se rapprocher autant d’un look Atari 2006 modernisé et en cela, on pourrait tirer notre chapeau au développeur. Notre personnage, le héros en quête de vengeance, est suivis par une sorte de traînée lumineuse et se promène dans un univers coloré et aux couleurs pas forcément trop clair et chatoyantes, mais, colorisé à l’arrache et sans grande cohérence. Si on ne juge pas un jeu à ses graphismes selon certains, déjà, avant même de commencer à manier le personnage, je n’étais franchement peu convaincu.

Néanmoins, je suis assez d’accord, un jeu ne se juge pas qu’a à ses graphismes, le level design, le gameplay, bref toutes ses petites choses aux noms tout en anglais, comme le jeu d’ailleurs qui encore une fois ne se permet pas de nous offrir de la VF. Sa version anglaise est d’ailleurs suffisamment barrée au niveau des dialogues pour qu’elle laisse perplexe, je pense, les Anglais eux-mêmes… Bref, les moins à l’aise avec l’anglais, ne vous en faites pas, la narration est de fait, très secondaire, du moins de ce que j’en ai compris et lus. Donc vous maniez un personnage, qui pourras aller en haut, en bas , a gauche ou a droite comme s’il volait en position verticale, a l’inverse donc d’un superman. Vous pourrez tirer via deux armes équipées différentes, dasher, utiliser un pouvoir, bref, pas grand chose, d’autant moins que vous ne pourrez tirer qu’en face de vous, a l’image d’un Shmup, ok, mais du coup, sur un donjon crawler ou les arènes sont petites et fourmillent d’ennemis et de tirs ennemis, parfois, pouvoir leur tirer par en haut ou en bas, ou même en biais, aurait été un plus, d’autant que certains boutons ne sont même pas utilisés et que, sans cela, on se retrouvent à faire des combats a tourner en cercle pour éviter les tirs et ne tirer que quand on est parfaitement en face des cibles, rendant la chose un peu longuette pour un jeu se voulant dynamique via son aspect Shmup ! (ou certes, les ennemis tirent tout le temps, mais dans un shmup classique, nous aussi…)

Les combats n’en sont que plus ridicules et plutôt chiants en plus d’être frustrants par manque de cohérence plus que par une réelle difficulté logique.

En soi, c’est pauvre, déroutant, mais pas si grave, ce qui est en terme de gameplay, se trouve être maniable et agréable. Le véritable souci revient cependant rapidement et l’on parle toujours des visuels, souvent, vous croiserez des Personnages de fonds, des animations, sous forme de chauves-souris et autres ennemis difficilement identifiables qui… Ne sont pas des ennemis ! Le souci étant que certains vrais ennemis eux, sont sur le même plan et de la même couleur… Parfois certains monstres du bestiaire ne ressembleront d’ailleurs même pas à des ennemis : moins même que les créatures dans le ‘fond’. Le fait qu’ils soient moches n’aurait pas été gênant, le fait qu’on identifie rarement ce qu’ils sont ni même leur dangerosité via des choix de couleur inopportuns, l’est clairement plus. Du coup, on passe son temps à éviter ou tirer sur des ennemis qui n’en sont pas et se faire frapper par des ennemis qui eux le sont bien et que l’on ne découvre l’être, que quand on prend des dégâts : et encore pas toujours, l’animation des dégâts étant bien trop difficile à distinguer, un simple éclaircissement du bleu de notre personnage alors que l’on regarde ailleurs, sans bruit particularité…

On y retrouve sinon des classiques du genre, on déverrouille des armes et bonus, des pièces, et on peux croiser des vendeurs, et différents boss parfois comique mais clairement pas toujours. La mort est ici très rapide et venir à bout du jeu, s’il en as une, sera difficile sinon impossible, les différentes Runs demanderont donc de la patience et de la maîtrise, peut-être aussi d’être sous quelques substances illicites pour adhérer a ses plans de décor très étranges et mélangeant. Il serait cependant malhonnête de dire que ce Gloubibulga de pixels ne fais pas parfois places à quelques éléments de décor assez réussi et nous faisant aussi regretter qu’il n’y ait pas eu un tel soin apporté sur… TOUT LE RESTE !!

Conclusion
Quel jeu vous propose des chauves souris inoffensives et des chauves souris ennemies dans un même segment de son jeu ? Straimium Immortality Biensur ! Nous avons ici un exemple parfait de bonnes intentions gâchées par une réalisation médiocre : le jeu est juste.. Gavant. On y comprend pas grand-chose et c'est très dommage car sa durée de vie et la variété de ses armes semblent être assez intéressant, mais à l'inverse d'autres jeux que j'ai terminés (tous mes précédents tests) ou même de certains parmi sur lesquels je rejoue de temps en temps : ici, je n'irai pas jusqu'au bout. J'ai eu mal aux yeux après ma première heure de jeux et m'en suis infligé pourtant plus d'une dizaine en continuant à me faire avoir par ce soucis décrit dans le test des ennemis qui n'en sont pas... On sens que le jeu à du potentiel mais il serait vraiment dommage de dépenser 8€ pour un titre qui tien plus d'une pré alpha que d'un jeu terminé. Du même développeur, je ne saurai donc que trop vous conseiller Skelly Selest, largement au-dessus à mon sens.
Points positifs
  • Beaucoup de Contenu
  • Grosse Durée de Vie
  • Pâte graphique (discutable mais très assumée)
Points négatifs
  • Difficulté stupidement élevée
  • Graphiquement moche
  • Ennemis et PNJs du décor parfois de la même couleur et sur le même plan...
  • Gameplay pauvre
  • En Anglais
  • Son prix
3.8
Mauvais
Audio - 3
Graphismes - 2
Gameplay - 3
Fun - 4
Durée de vie - 7
Difficulté - 7
SOUND DESIGN - 3
Accessibilité - 4
Histoire - 4
PikaKhan
Ecrit par
Guerre des consoles ? Je laisse ca aux autres ! Un test reste forcément subjectif, alors n'hésitez pas à donner votre avis en commentaire ! Twitter: @OignonKnight @NintendoTown

5 commentaires

  1. Man Uto

    ca ne fait pas vraiment envie…. je passes mon chemin

    Répondre
  2. Juliuxx Potter

    Bouh, c’est nul !!! 🙁

    Répondre
  3. Zean

    Il est vrai que ce ne sont pas les graphismes d’un jeu qui font tout. Cependant, au vu des nombreuses autres faiblesses du jeu présentées dans ton test je ne peux qu’aller voir ailleurs xD

    Répondre
    • PikaKhan

      Oui, ce serait dommage de perdre des sous dans ce jeu : d’autant que le développeur à sortit bien mieux sur PC comme sur Switch ! ^^

      Répondre

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