Bezier: Second Edition (Nintendo Switch) – Le test

User Rating: 8.3

Bezier : Second Edition est le petit bébé de Philip Bak et de son studio à lui tout seul Niine Games, basé en Angleterre. Un bébé qui aura mis du temps à venir au monde. Ce n’est pas moins de 8 ans de gestation qui auront été nécessaires à sa première version sortie sur PC en 2016. 5 plus tard, sa Second Edition arrive sur nos Switch néon (détail important !) pour nous éclater la rétine et nous scotcher à nos joy-cons.

Le test de la loose

Commençons par une confession : chaque test commence généralement par un petit point sur le lore général du jeu, sur le scénario et sur le gameplay, la seconde étant dédiée à la partie technique. Pourquoi ce test est-il le test de la loose ? Tout simplement à cause de la mise en place du scénario. Celui-ci commence simplement par une phrase sur fond d’éclipse : « je suis née il y a 100 ans dans un ordinateur ». Okay, c’est simple, mais suffisamment obscur pour titiller l’intérêt du joueur.

C’est la suite qui est un peu plus gênante, en effet, le scénario se dévoile au fur et à mesure des tableaux, grâce à un narrateur et à du texte. Très bien dirions-nous innocemment, sauf que ce narrateur et ce texte sont en anglais, détail peu important pour les anglophiles, mais qui nécessite un peu de concentration. Mais surtout, cette narration se fait durant les phases d’action ! Il est impossible de suivre cette histoire sans perdre de précieux points de vie !

C’est bien simple, pour pouvoir faire le compte-rendu qui va suivre, il m’a fallu faire des captures d’écran au moment opportun, pour y revenir une fois la partie terminée. Alors, certes, ce scénario n’est pas important du tout pour profiter de Bezier, mais il est suffisamment intéressant pour mériter une mise en avant plus importante. Donc, dans un futur plus ou moins proche, toutes les formes de vie ont été numérisées et implémentées dans un ordinateur. Ces formes de vie ont continué d’avancer et d’évoluer grâce aux théories sur la génétique de Bezier (d’où le titre). Malheureusement, Magus Domus, a pris le pouvoir dans ce monde, s’entourant d’une armée numérique. Seuls, face à lui, nous tentons de nous enfuir de cette prison en emportant avec nous toute une arche de Noé d’êtres numériques.

Comme précisé plus haut, ce scénario est vraiment intéressant et recoupe plusieurs influences. De Tron à l’arche de Noé, l’écart est suffisamment large pour offrir une aventure intéressante d’autant plus, que cette histoire se dévoile par morceaux en fonction de notre progression et du chemin que nous empruntons pour aller jusqu’à son dénouement. Vraiment, il aurait mérité que ce scénario ait une plus grande place.

La courbe de Bezier

S’il est possible de passer à travers le scénario, c’est aussi parce que le gameplay de Bezier : Second Edition fait dans l’addiction. Si au premier abord, c’est un Twin Stick Shooter tout ce qu’il y a de plus simple, il mélange toutefois de nombreuses mécaniques empruntées d’autres jeux et parfaitement intégrées.

Tout d’abord, c’est un Twin Stick Shooter, pour les novices du genre, ce genre de jeux consiste à diriger un avatar avec le stick gauche tout en tirant dans une direction précise avec le stick droit. Ce type de jeux existe depuis les temps antédiluviens des bornes d’arcade et a généré des hits tels Robotron, Smash TV ou Ikari Warriors (à vous de faire vos recherches pour devenir un vrai geek). Il n’est absolument pas tombé dans l’oubli et est encore très présent dans les productions actuelles avec des titres tels Enter the Gungeon ou Binding of Isaac.

Nous baladons donc notre vaisseau dans un vaste lieu clos empli d’ennemis en tout genre qu’il nous faudra tuer tout en évitant leurs projectiles. L’autre influence qui vient tout de suite frapper nos rétines concerne les Manic Shooters. Ces titres se démarquent par le côté frénétique de l’action et le nombre de projectiles et d’ennemis présents à l’écran qui aura tendance à rendre épileptique.

Le titre de Philip Bak est donc un titre bourré d’ennemis et de projectiles, mais c’est aussi un titre qui demande une petite dose de réflexion et de gestion. Comment cela ? Tout d’abord par l’ajout d’un tir automatique agressant les ennemis les proches, mais soumis à un cooldown, en gros plus nous maintenons la touche enfoncée et moins nous serons efficaces. Le principe du jeu ajoute aussi une petite touche de réflexion : à chaque niveau, il nous faudra éliminer les boucliers de Domus dans un temps imparti. Mais ces boucliers ont des patterns différents suivant le niveau dans lequel nous nous trouvons et suivant notre level. Il faudra à chaque fois trouver comment en venir à bout, sachant que foncer comme un bourrin ne marchera pas longtemps vu que certains nous renvoient nos propres projectiles faisant rapidement baisser la barre de vie des joueurs insouciants.

À chaque fois qu’un bouclier sera détruit, nous récupérerons une étoile. Là s’engage alors un gameplay à la Gradius. Nous avons la possibilité de personnaliser notre vaisseau via différents upgrades. Ces upgrades ne se lancent pas automatiquement, c’est à nous de dépenser nos étoiles judicieusement et d’adapter notre vaisseau à nos envies. Remarquons que toutes les subtilités des boosts et des armes proposées sont très bien expliquées dans la section help du menu.

Ces upgrades sont de deux sortes, il y a tout d’abord les boosts permanents telle l’amélioration du tir principal, de notre vitesse de déplacement ou l’ajout de petits vaisseaux nous protégeant. Vient ensuite l’octroi d’armes secondaires. Celles-ci sont soumises à un temps de recharge après chaque utilisation et ont des effets différents : de l’annihilation de tout ce qui se trouve à l’écran jusqu’à la récupération de vie ou le déploiement d’un bouclier protecteur, il y en a pour tous les goûts et leur juste utilisation sera souvent primordiale pour se sortir des situations les plus difficiles.

Le scénario se découvre via différents chemins qui s’ouvrent à nous en fin de niveau. À la manière d’un Out Run, il nous faudra choisir entre deux chemins, les niveaux suivants n’auront pas de grandes différences, mais l’histoire qui nous sera contée abordera une section différente du scénario (nécessitant du coup de nombreuses captures d’écran…).

Mets de la couleur dans ta vie

Il est temps d’aborder la partie technique du titre de Philip Bak. Tout d’abord, Bezier : Second Edition opte pour un rendu visuel très flashy à base de jeux de lumières et d’effets de particules. Le tout donne une image très colorée, mais qui perd parfois le joueur au milieu de cette floraison de néons multicolores, notamment lors des phases d’explosion de bouclier. En effet, ceux-ci provoquent une onde de choc qui nous envoie valser au loin, il faut un petit temps d’adaptation pour retrouver notre vaisseau parmi cette débauche d’effets.

Toutefois après quelques minutes, la direction artistique éblouit la rétine. Les ennemis ont tous différentes formes, allant de celles ressemblant vaguement à des appareils volants jusqu’à des ondes lumineuses traînant derrière elles des filets électriques. À chaque partie, les ennemis se renouvellent et nous font voir à quel point son développeur a peaufiné son titre.

La musique est aussi l’un des points forts de Bezier. Entièrement composée par Mr BAK, elle varie les thèmes musicaux, à chaque niveau, tout en offrant une qualité assez impressionnante pour un titre indépendant n’ayant qu’un seul et unique développeur qui s’occupe de tout. Elle fait la part belle aux sonorités électroniques, mais la présence d’autres instruments vient parfois alourdir la tension de la situation dans laquelle nous nous trouvons. C’est une vraie réussite composée de plus de 20 titres disponibles sur les différentes plateformes d’écoute en streaming.

Le jeu propose différents modes de jeu avec à chaque fois un classement mondial. Si le mode Story nous permet d’en savoir plus sur l’histoire (en tout cas avec des captures d’écran… quoi ? quel traumatisme ?) avec une rejouabilité intéressante due à son système de parcours. Le mode Endurance nous propose lui des parties illimitées tant que notre barre de vie n’est pas vide, la difficulté augmentant avec le temps qui passe. Pour finir, le mode Daily propose un challenge court à réaliser chaque jour et donnant droit à un classement se renouvelant quotidiennement.

Le système de scoring est plutôt complet et classique, mettant en avant les éliminations en chaîne. Un système de gems a récupéré sur les ennemis détruits, augmentera notre puissance sous la forme d’une jauge à remplir qui se videra le temps passant. Trois difficultés permettront à tout un chacun de profiter de l’expérience prodiguée par Bezier à son rythme sans avoir besoin de lancer ses joy-cons à travers la télé.

Que ce soit en mode docké ou en nomade, le titre de Niine Games est un modèle de fluidité. Aucun ralentissement n’est à déplorer malgré le parfois très grand nombre d’objets et de particules affichés à l’écran. Et si des aides sont nécessaires pour encore mieux appréhender chacun des systèmes présents dans le jeu, elles sont vraiment bien réalisées à base de textes et de vidéos disponibles depuis un menu clair.

Points positifs
  • La direction artistique basée sur la lumière est vraiment magnifique
  • La bande-son se renouvelle constamment
  • Le gameplay est assez profond pour nous tenir sur le long terme
  • Toujours fluide peu importe les situations
  • La partie réflexion face aux boucliers de Domus est intéressante
  • Le classement mondial plaira aux amateurs de scoring
  • Tout comme le système d’élimination en chaîne
Points négatifs
  • Un poil cher (24€)
  • Parfois confus lors des fortes explosions en chaîne
  • Il est impossible de profiter de l’histoire PENDANT les parties
  • Pas de mode multijoueur
8.3
Génial
Graphismes - 9
Musiques - 10
Gameplay - 9
Fluidité - 9
Fun - 8
Scénario - 8
Prix - 5
znicoboc NT
Ecrit par
après 35 ans de jeux vidéos et un plaisir de jouer de plus en plus émoussé, l'arrivée de Zelda BOTW fut une révélation , le plaisir est encore plus fort qu'avant

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